Selon les projections du Shift Project, l’électricité, dans la mobilité quotidienne, dans le fret ou encore dans les logements, doit devenir le premier levier de décarbonation en Bretagne. Les évaluations quantitatives tablent sur 32.000 emplois supplémentaires en 2030 et une réduction de 99% des émissions de gaz à effet de serre dans ces secteurs à l’horizon 2050.Plus d'électricité, plus de véhicules intermédiaires ou de microvoitures, moins de résidences secondaires et, à la clé 32.000 emplois supplémentaires, en 2030. En s'appuyant sur l'échelle de la Bretagne, The Shift Project, le think tank présidé par Jean-Marc Jancovici a présenté jeudi soir au Forum économique breton sa méthode pour orienter les économies régionales vers la transition bas carbone aux horizons 2030 et 2050.
Intitulé « Vers des économies régionales bas carbone - Une expérimentation en Bretagne », ce projet soutenu par la Région Bretagne, la Région Grand Est, l'Ademe et l'Afpa avait été lancé au forum l'année passée. Cinq secteurs ont été passés au crible : le logement, la mobilité quotidienne et les industries liées, le transport de marchandises, l'agro-industrie et la culture (festivals). Ils représentent 17% de l'emploi et près de deux tiers des émissions directes et de la consommation énergétique régionale.
Il ressort de cette synthèse que l'électricité devient le premier levier de décarbonation en Bretagne. En raison de la faiblesse du réseau électrique et d'une hausse de 35% de la demande en électricité en 2050 à 12,5 TWh, les investissements devront être massifs.
Des « Vélis » pour circuler et moins de bio-carburants
Plus concrètement, The Shift préconise une électrification rapide du parc automobile, concentrée sur des véhicules légers, les bus et les autocars, ainsi que le développement de véhicules intermédiaires : les Velis, entre vélos et voitures.