Après le service du midi, Mory Sacko, 31 ans, révélé par Top Chef, reçoit au MoSuke, son restaurant situé dans le 14e arrondissement parisien. Au menu : Lens-PSG (20 h 45, Prime Video). Soit le club de ses premiers émois contre celui qui a pris le relais dans son cœur. Il ne le ratera pas. Et ce d'autant que cet habitué du Parc, qui a fait la une de Time comme Kylian Mbappé avant lui, ferme désormais le week-end.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Comment est venue votre passion pour l'équipe de Lens ?
MORY SAHKO - C'est une grosse coïncidence. J'ai commencé à suivre vraiment le football en 1998, l'année où Lens est champion. J'avais 6 ans. Comme tout gamin, tu supportes l'équipe qui gagne. Ça a commencé comme ça. J'adorais cette équipe, les couleurs, l'ambiance dans le stade... Je sentais qu'il y avait un truc autour du club. En plus, il y avait beaucoup d'internationaux africains. Avec mes origines maliennes, Seydou Keita, ça m'a parlé. Ça a duré quelques années. Après, je suis revenu dans le droit chemin familial et je me suis mis à supporter le PSG.
À la maison, vous vous faisiez chambrer ?
Carrément, j'étais seul face à mes frères. Heureusement, le PSG n'était pas très bon à cette époque. Il y a juste mon père, supporter marseillais, qui pouvait faire le malin : il a connu l'OM de Tapie, donc, de toute façon, c'est impossible de débattre avec lui. Mais Lens jouait le haut du classement et c'était plaisant à voir.