Bixente Lizarazu : « Vieillir est un mot qui m’est insupportable »
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel
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Bixente Lizarazu, mardi à Paris
© LTD / CYRILLE GEORGE JERUSALMI POUR LA TRIBUNE DIMANCHE
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Bixente Lizarazu, mardi à Paris
© LTD / CYRILLE GEORGE JERUSALMI POUR LA TRIBUNE DIMANCHE
Liza... la lala lala la la! Liza, tu peux nous raconter n'importe quoi, tu as porté la Coupe du monde 1998, la coupe d'Europe en 2000. Bixente, difficile de ne pas le tutoyer, le Basque nous a transmis tellement d'émotions que l'on a juste envie de lui dire « merci champion ». En pleine promo de son livre Vivre de sport - Pour rester en forme, aux éditions Flammarion, il nous reçoit dans la bourrasque du climat parisien, loin de l'air marin des Luziens, les habitants de Saint-Jean-de-Luz. « Ça reste entre nous », et ça aurait dû rester secret : ses potes de l'équipe de France le surnomment « petit bison ». Mais à La Tribune Dimanche, on s'en tiendra à Bixente.
LA TRIBUNE DIMANCHE - J'ai des courbatures rien qu'à la lecture de votre livre... Ça vous arrive de buller sur votre canapé ?
BIXENTE LIZARAZU - Seulement si je me suis blessé. Mais attention, je me transforme en ours. Je vous conseille de ne surtout pas me parler. J'étais exactement dans le même état de rage après une défaite au foot. J'ai toujours été mauvais perdant. Déjà petit, au club Mickey, je voulais gagner tous les concours. Sans cet esprit de compétition, on ne devient pas athlète de haut niveau.
Depuis votre retraite le 30 avril 2006, vous avez encore besoin d'être le meilleur ?
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Je n'ai plus cette volonté. Quand tu es footballeur professionnel, tu dois être prêt le jour J, peu importe ton état, peu importe ton mental. Tu dois jouer pour gagner. Aujourd'hui, je suis beaucoup moins dans l'exigence de la performance, même si je reste un grand perfectionniste. Dans tous les sports que je pratique, j'ai ce besoin de progresser. Voilà pourquoi je ne touche plus un ballon, parce que quand tu deviens champion du monde,
champion d'Europe, tu as atteint l'Everest. Et puis on peut ressentir une certaine forme d'usure à pratiquer toujours le même sport.
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel