Anna Cabana s’en va t’en guerre contre la bonne conscience
Par Franz-olivier Giesbert
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Astrid Di Crollalanza
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J'ai bien connu Anna Cabana au Point où je l'avais engagée en 2007 sur le conseil de mon cher et vieil ami Jean-François Kahn, son employeur d'alors à Marianne, qui m'avait dit : « Je ne peux plus la supporter, mais elle est formidable, elle te plaira ! » Une fois de plus, JFK avait raison : Anna Cabana (aujourd'hui à La Tribune Dimanche) est une journaliste sans œillères, paradoxale, pleine de panache, qui n'en fait toujours qu'à sa tête, et avec laquelle je me suis tout de suite bien entendu. Elle fait partie de cette génération de femmes qui révolutionnent l'écrit, comme Marie-Laure Delorme (Paris Match) ou Anne Rosencher (L'Express). Elle a compris que la politique est un art de combat avec une forte dimension romanesque. D'où cette façon de gratter l'écorce et d'entrer dans la vérité des personnages.
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Dans Les Comédies de la bonne conscience, Anna Cabana s'attaque à un sujet qui concerne toutes les époques, aux sommets de l'État comme dans la vie quotidienne : la tartufferie. Molière avait traité ce mauvais travers avec l'immense Tartuffe et on en rit encore. Mais, aujourd'hui, l'hypocrisie a fait de tels progrès dans le monde et notamment en France qu'on se demande s'il ne faut pas en pleurer. Cet essai enlevé et personnel arrive à un moment où nous avons de plus en plus de mal à garder la tête hors des eaux montantes et, pour reprendre le sabir du Monde, « nauséabondes » de la bonne conscience.
Par Franz-olivier Giesbert
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