Biodiversité : Barbara Belvisi sème la vie sur Mars
Bruno Askenazi
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Barbara Belvisi devant le « BioPod »
© Thomas Chéné / Antonin Roy / Interstellar Lab
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Barbara Belvisi devant le « BioPod »
© Thomas Chéné / Antonin Roy / Interstellar Lab
L'analogie fait sourire Barbara Belvisi. Le « BioPod » qu'a développé la fondatrice d'Interstellar Lab avec son équipe ressemble à un vaisseau extraterrestre sorti d'un film de science-fiction. Cette structure gonflable de 55 mètres carrés, de forme ovoïdale, en composite et en plastique souple, abrite plusieurs rangées de plantes aromatiques en aéroponie. La prouesse, ici, c'est de faire pousser hors sol des végétaux de manière accélérée, en consommant le moins d'énergie et d'eau possible. « L'installation permet de faire pousser du patchouli, du vétiver, de l'edelweiss, de la vanille, de la pervenche de Madagascar et bien d'autres espèces », énumère la jeune entrepreneuse, fière de son premier contrat, signé le mois dernier avec Robertet.
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Fondée en 1875, cette grande entreprise familiale installée à Grasse (Alpes-Maritimes), devenue un géant des arômes et parfums, investit dans des centres de recherche de pointe. Ce qui l'a séduite dans l'invention de Barbara, c'est la possibilité, grâce à « l'environnement totalement contrôlé » de la serre futuriste, équipée de capteurs et de sa propre intelligence artificielle, d'agir sur la composition moléculaire des plantes. « En maîtrisant le climat à l'intérieur de cette bulle, ajoute Barbara Belvisi, on peut faire pousser des plantes uniques qu'on ne retrouve pas dans la nature et qui ne sont pas réplicables par le reste de l'industrie. » Pour Robertet, il s'agit, comme l'affirme son directeur général délégué, Jérôme Bruhat, « d'ouvrir un nouveau chapitre de l'agronomie et de la recherche sur le vivant », rien de moins.
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