La fin du régime de Laurent Gbagbo

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Complètement isolé, le président sortant continuait à bloquer les négociations en refusant de reconnaître la victoire électorale de son rival Alassane Ouattara.

En donnant mercredi dans l'après-midi l'ordre à ses troupes de donner l'assaut à la résidence du président sortant Laurent Gbagbo, Allasane Ouattara, le président de la Cote d'Ivoire reconnu par la communauté internationale, cherchait à mettre un terme à une situation dans laquelle le temps joue contre lui. Sous protection de l'Onu, Laurent Gbagbo, malgré un isolement croissant, refusait toujours de reconnaître sa défaite électorale.

En attendant un dénouement en soirée, l'intervention de soldats français, sous mandat de l'Onu, a commencé à diviser les pays africains. « Je ne me rappelle pas avoir donné un mandat à quiconque pour un bombardement aérien sur la Côte d'Ivoire », déclarait mercredi la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Maite Nkoana-Mashabane, tandis que le président en exercice de l'Union africaine (UA), l'Équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, soulignait que le soutien à Ouattara ne devait pas « impliquer une guerre, une intervention d'une armée étrangère ». Au Cameroun et au Sénégal, la France faisait aussi l'objet de critiques.

Soupçons de massacres

« Ni l'Onuci ni la force Licorne ne participent (aux) combats qui se déroulent en dehors du champ de la résolution 1975 de l'ONU, réclamant la neutralisation des armes lourdes », répondait Alain Juppé, le ministre français des Affaires étrangères.

À cela s'ajoutent les soupçons de massacres perpétrés par les troupes d'Allassane Ouattara dans l'ouest du pays. Selon l'ONU et plusieurs organisations internationales, la prise de Duékoué - important carrefour de l'Ouest ivoirien- par les combattants des forces d'Alassane Ouattara s'est accompagnée de massacres de grande ampleur, les bilans allant de 330 tués à un millier de « morts ou disparus ».

 

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