Pépite ou quand les universités encouragent l’entrepreneuriat étudiant
Maëva Gardet-Pizzo
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... utres se muent en sociétés créatrices d’emploi et d’activité.
Elle ne peut pas trop en dire pour le moment. Laurianne Courbet est étudiante et entrepreneuse. Son projet s'appelle Sage Night et vise à combattre un fléau face auquel bien des citoyens concernés se sentent démunis : les punaises de lit. « J'ai récupéré le prototype hier. On est en phase de test ». La jeune femme se sent plutôt confiante, d'autant qu'elle a reçu un avis très positif d'une pointure en la matière : Jean-Michel Bérenger, entomologiste à l'IHU Méditerranée Infection. « Il m'a dit que ce produit marchera » Mais pour les détails techniques, il faudra repasser. « On n'a pas encore déposé de brevet ».
Comme elles, de plus en plus d'étudiants se lancent dans l'aventure entrepreneuriale. Pas de famille à nourrir. Pas de crédit maison à rembourser. Et surtout du temps libre. Le moment semble opportun. A cela près que quand on n'a que peu d'expérience, on manque autant d'argent que de réseau. C'est là qu'intervient Pepite (Pôles étudiants pour l'innovation, le transfert et l'entrepreneuriat).
En 2014, le statut d'étudiant entrepreneur est instauré dans le cadre du plan d'action en faveur du développement de la culture entrepreneuriale et de formation à l'innovation. L'idée est d'inculquer aux étudiants la culture de l'entrepreneuriat, la persévérance qu'exige la poursuite de ce type de projets, et de les confronter par la pratique aux réalités du marché. Une manière de favoriser leur insertion professionnelle, soit par l'acquisition de compétences et de savoir-faire, soit par la création de leur propre emploi si l'entreprise perdure.
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Pour les universités, c'est aussi un moyen de renforcer les liens avec le monde de l'entreprise. Et ainsi d'ouvrir la porte à de potentielles collaborations génératrices de revenus qui sauront compenser, au moins en partie, la baisse des dotations publiques.
La délivrance du statut d'étudiant entrepreneur revient à Pepite. Il est attribué en fonction des qualités du projet et de son porteur. Prioritairement à ceux qui ont moins de 28 ans.
Maëva Gardet-Pizzo