LGV Toulouse - Bordeaux : la justice conforte le début des travaux

Pierrick Merlet

Réalisés dans le cadre de la future LGV Toulouse Bordeaux, les AFNT ont été confortés par la justice.
RFF / Christophe Recoura

Pierrick Merlet

Réalisés dans le cadre de la future LGV Toulouse Bordeaux, les AFNT ont été confortés par la justice.
RFF / Christophe Recoura
C'est une bonne nouvelle pour les collectivités locales, favorables au projet de Ligne à Grande Vitesse (LGV) entre Toulouse et Bordeaux. Le tribunal administratif de Toulouse a rejeté, mercredi 18 septembre, une requête en référé-suspension portée par l'association les Amis de la Terre Midi-Pyrénées. Ces derniers avaient tenté de contester l'arrêté du préfet de Haute-Garonne qui délivre l'autorisation environnementale pour les Aménagements ferroviaires du nord toulousain (AFNT), ultime étape administrative avant le lancement des travaux. Dans son ordonnance, le tribunal a estimé que les demandeurs n'établissaient pas, « en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de l'autorisation environnementale » et a donc rejeté la demande de suspension des travaux.
Pour mémoire, GPSO et ses 14 milliards d'euros d'investissement comprennent la ligne nouvelle entre Toulouse et Bordeaux pour mettre la Ville rose à trois heures de Paris par voie ferroviaire, ainsi qu'une ligne nouvelle entre Bordeaux et Dax. Enfin, le projet comprend des aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux (AFSB) et au nord de Toulouse.
Depuis le mois de mai dernier, ces travaux au nord de Toulouse ont débuté et ce coup d'envoi a été célébré en grande pompe par SNCF Réseau, qui pilote le chantier. Seulement, ces AFNT, qui reposent sur un dédoublement des voies de 19 kilomètres au départ de la gare de Toulouse Matabiau, vont générer l'abattage de quelques arbres et la suppression de certains espaces verts.
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Afin de les contester, plusieurs membres de l'association contestataire et du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA) occupent, depuis la fin du mois d'août, plusieurs arbres concernés au niveau de la commune de Saint-Jory (Haute-Garonne). Cette méthode de contestation a fait beaucoup d'elle sur un autre chantier, qui concerne la région Occitanie, à savoir l'autoroute A69 entre Toulouse et Castres. Les opposants à ce projet routier long de 54 kilomètres l'utilisent encore actuellement sur une ZAD non loin de Verfeil.
Selon l'AFP, l'association les Amis de la Terre Midi-Pyrénées réfléchit à faire appel de cette décision du tribunal administratif de Toulouse auprès du Conseil d'État.
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