Après l'émotion suscitée par l'annonce du projet, il était temps de prendre la parole pour les dirigeants de Neometal. Cette société ariégeoise s'est engagée depuis le début de l'été dernier dans un processus de dépôt de permis d'exploration minière, dans l'espoir in fine d'exploiter à nouveau une mine de tungstène comme le département de l'Ariège a pu connaître dans les années 1970 à 1980.
De nombreux chiffres circulent sur la ressource disponible dans ce territoire rural du sud-ouest de la France. Pour le collectif d'opposants au projet, il est question de 3.000 tonnes de tungstène encore disponibles. Pour le Bureau de Recherches Géologiques et Minières, le chiffre de 15.000 tonnes potentielles de minerais circule. Quant aux porteurs du projet, d'autres ordres de grandeur sont à l'ordre du jour sur les 102 kilomètres carrés concernés par la demande de permis.
En plus du tungstène, les entrepreneurs espèrent par la même occasion trouver de l'or, alors que les Pyrénées présentent une forte teneur en or selon eux. « Le tungstène restera le cœur du projet, mais l'or sera un coproduit qui pourrait nous permettre d'amortir les coûts d'exploitation. Si je voulais chercher de l'or, ce n'est pas en France que j'irais », tient à éclaircir Emmanuel Henry, le président de Néometal et actionnaire à hauteur de 10% de celle-ci.