Occupé à 94% par des femmes, le métier de secrétaire de mairie ne fait plus rêver. Sur quelque 23.000 secrétaires que compte le territoire national, plus de 1.900 postes sont vacants et près d'un tiers des agents partira à la retraite en 2030. La région Occitanie n'échappe pas à la règle : dans les deux ans à venir, les projections font état de 287 postes vacants sur 3.924 communes concernées.
Face à ce constat inquiétant et suite à la proposition de loi du sénateur François Patriat (Côte d'Or), une loi a été promulguée en décembre dernier, visant à revaloriser le métier.
Qualifié de couteau suisse, le métier nécessite en effet de multiples compétences dans un spectre d'activités large englobant vie quotidienne, volet administratif, droit public et réglementations. Dans les communes de moins de 2.000 habitants, la secrétaire de mairie joue d'ailleurs un rôle essentiel, à la fois auprès des habitants et des maires dont elle est souvent l'unique collaboratrice. Pourtant, le métier reste déconsidéré et mal rémunéré, 60,4% des postes appartenant à la catégorie C, la moins rémunérée de la fonction publique.
A compter de janvier 2028, les maires de communes de moins de 2 .000 habitants devront nommer un agent classé au moins en catégorie B, soit une rémunération indiciaire médiane plus élevée (1.920 euros bruts). Les fonctionnaires de catégorie C seront éligibles à ce dispositif de promotion dérogatoire. Autres nouvelles dispositions : le métier prend désormais l'appellation de Secrétaire Général de Mairie (SGM) et les recrutements sont ouverts aux contractuels dans les communes jusqu'à 2.000 habitants (contre 1.000 auparavant).