Le Parlement poursuit l'examen du projet de loi de finances, « comportant des mesures très pénalisantes pour l'économie sociale et solidaire », alertent les acteurs du secteur. Selon eux, « l'impact cumulé des coupes budgétaires pour l'ESS est estimé à 8,26 milliards d'euros, ce qui aura des répercussions directes sur l'emploi et les services de proximité ». Soit 186.000 emplois en France qui seraient menacés dans les entreprises de l'aide et du soin à domicile, de l'animation périscolaire ou des éducateurs spécialisés.
En Occitanie, 16.500 emplois seraient en danger. Pascale Weiss, la déléguée régionale Occitanie de l'Union des Employeurs de l'Économie Sociale (UDES, 100.000 salariés en Occitanie), seule organisation patronale représentative du secteur, s'inquiète.
François Moreaux est le directeur des CEMEA Occitanie, associations d'éducation populaire qui accompagnent, forment et portent des actions dans le champ social, éducatif et culturel (travailleurs sociaux, éducateurs, animateurs, accompagnants des élèves en situation de handicap, accompagnants des personnes au RSA, écoles de la 2e chance...) Soit 117 salariés, 500 vacataires et 300 bénévoles en Occitanie, pour 5.000 personnes accompagnées ou formées par an. Rappelant que « ces emplois du champ social sont un amortisseur de crise et que paradoxalement, on n'a jamais autant été sollicités », il s'interroge sur la pérennité des CEMEA.