Absence de vaccin français: « le moment de se remettre en cause », selon le Medef
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Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a estimé jeudi que c'était "le moment de se remettre en cause" pour le "pays de Pasteur", face à l'absence d'un vaccin français contre le Covid-19.
Dans le cadre d'un colloque dédié au progrès, l'organisation patronale a publié un sondage réalisé avec Odoxa mettant en avant les doutes -voire la défiance- des Français concernant les nouvelles technologies, l'innovation ou encore la science, un sentiment plus élevé que dans d'autres pays européens.
Citant "deux citoyens français, l'un Stéphane Bancel qui a créé Moderna, l'autre qui est le patron d'AstraZeneca" Pascal Soriot, il a estimé que "le génie français n'a pas disparu, simplement il est allé s'exprimer dans un autre contexte. Ca peut être une bonne nouvelle, ce qui est un peu inquiétant c'est qu'il n'y ait pas les mêmes à la maison, c'est qu'on n'ait pas aussi des Français qui soient restés en France dans des grandes entreprises pharmaceutiques ou des biotechs".
"C'est quand même le moment de se remettre en cause là-dessus", a poursuivi Geoffroy Roux de Bézieux.
Trois vaccins - BioNTech/Pfizer, Moderna et AstraZeneca - ont à ce jour reçu un agrément des autorités européennes.
Du côté des laboratoires français, fin janvier l'institut Pasteur avait annoncé l'abandon de son principal projet, tandis que Sanofi a indiqué que son vaccin ne serait prêt que fin 2021.
Selon l'enquête réalisée par le Medef avec Odoxa, pour les Français le progrès ne permet pas l'augmentation du niveau de vie (57%) ni des libertés (56%), une opinion n'étant "en moyenne partagée que par 30% des Européens", résume l'organisation patronale.
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"En France, seules 3 technologies (surtout celles de la santé) sont plébiscitées par les Français sur les 10 proposées dans le sondage, contre 6 environ dans les autres pays européens", est-il précisé.
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