Avec 9,16 milliards d'enjeux sur les courses hippiques en 2022, le PMU renoue avec la croissance
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Nommée en juillet 2022, Emmanuelle Malecaze-Doublet, 35 ans, est la première femme à diriger le PMU.
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Nommée en juillet 2022, Emmanuelle Malecaze-Doublet, 35 ans, est la première femme à diriger le PMU.
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[Article publié le 2.02.2023 à 12:09, mis à jour à 19:14 : le montant des enjeux en ligne 2022 est de 1 milliard d'euros et non de 1,6 milliard]
L'inflation ne décourage pas les parieurs, à moins que cela soit l'inverse. Rien que sur les courses hippiques, le PMU a engrangé 9,16 milliards d'enjeux en 2022, en croissance de 10%.
Et d'ajouter :
La contribution versée à la filière hippique française l'an dernier est « d'un niveau historiquement élevé » avec 774 millions d'euros, auxquels s'ajoutent 53 millions d'euros d'une taxe affectée - une redevance sur l'activité en ligne -, soit en tout 827 millions d'euros, a précisé la jeune dirigeante de 35 ans, première femme à diriger le PMU : « On n'avait pas atteint ces niveaux depuis 2014. »
Les enjeux en ligne sont passés de 810 millions d'euros en 2019 à 1 milliard en 2022, représentant 13% des enjeux globaux l'an dernier, contre 10% trois ans plus tôt.
La croissance visée pour ce segment est de « 5% par an pour les trois ans à venir », a-t-elle encore précisé.
Au total, les enjeux affichés par le PMU l'an dernier - en intégrant les paris sportifs et le poker en ligne - s'élèvent à environ 10 milliards d'euros, dont 1,4 milliard d'euros à l'international, un montant en hausse de 10% sur un an.
En trois ans, l'entreprise a aussi réduit ses coûts d'un quart, passant de 400 à 300 millions d'euros, et mené des actions pour « renouer avec les turfistes », son cœur de cible (avec un service client gratuit, une expérience de jeu améliorée...).
En décembre dernier, l'opérateur indiquait vouloir gagner 1 million de nouveaux clients à l'horizon 2025 (le PMU revendique actuellement 3 millions de clients) et viser « une croissance de 1 milliard d'euros d'enjeux » pour atteindre 11 milliards d'euros cette année-là, en modernisant et en étoffant son offre.
« Le jeu hippique est un jeu du futur : il y a de plus en plus d'appétence pour le "live", le spectacle, on le voit avec les audiences de la Coupe du monde de foot au Qatar. Nous avons cet atout-là : nous sommes un spectacle vivant, tous les jours, plusieurs fois par jour, qui suscite une émotion sincère », s'enthousiasme Emmanuelle Malecaze-Doublet.
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« Notre stratégie est d'aller chercher une nouvelle clientèle sur tous nos canaux de vente : nos 13.500 points de vente physiques, le digital et bientôt le web 3 », dit-elle, avec le lancement cette année d'un « jeu dans l'univers des NFT » où l'on gagnera des points dans le monde virtuel, en fonction des courses gagnées par des chevaux dans des courses physiques.
En parallèle, le PMU va travailler à fidéliser son cœur de cible, les turfistes, à 70% des hommes, âgés de 50 ans en moyenne, qui se verront proposer des nouveautés comme le « Big 5 », un pari en ligne sur cinq courses « offrant des gains potentiels élevés » -, ou les « Super Samedis », avec des animations autour de rendez-vous sportifs. Ajoutons, aussi, que le PMU vend ses paris dans 58 pays.
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A titre d'exemple, sur les 30 millions d'euros d'enjeux engrangés lors du Prix d'Amérique, l'une des trois plus grandes courses hippiques au monde, qui s'est couru à l'hippodrome de Vincennes dimanche dernier, le 29 janvier 2023, quelque 20% des paris venaient ainsi de l'étranger.
(avec AFP)
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