Bercy exhorte les PME à "passer à l'action" face au Brexit

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Selon l'enquête de la direction générale des entreprises (DGE), seules 6% des PME françaises commerçant avec le Royaume-Uni disent avoir mesuré avec précision l'impact du Brexit.
Selon l'enquête de la direction générale des entreprises (DGE), seules 6% des PME françaises commerçant avec le Royaume-Uni disent avoir mesuré avec précision l'impact du Brexit. (Crédits : Hannibal Hanschke)
Une étude montre que 54% des PME françaises n'ont pas étudié l'impact de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Pour Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, il y a urgence à agir, afin de minimiser l'impact du Brexit sur ces entreprises, leurs clients et leurs fournisseurs.

La secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, Agnès Pannier-Runacher, appelle les PME françaises à "passer à l'action" face à la perspective du Brexit après la publication d'une étude montrant que 54% d'entre elles n'ont pas étudié l'impact de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Urgence de passer à l'action

"Je ne peux me satisfaire de ce que 54% des entreprises interrogées déclarent ne pas avoir examiné les conséquences d'un Brexit pour elles, leurs clients et leurs fournisseurs", déclare la secrétaire d'État dans les colonnes du Journal du Dimanche. "Il faut qu'elles se dépêchent de passer à l'action".

Lire aussi : Brexit : Bercy veut préparer les entreprises "au pire"

Selon l'enquête de la direction générale des entreprises (DGE) - qui dépend de Bercy - dévoilée par le JDD, 54% des 3.000 PME françaises commerçant avec le Royaume-Uni déclarent ne pas connaître les effets du Brexit, 40% s'en soucier sans en chiffrer l'impact potentiel et 6% l'avoir mesuré avec précision.

53% d'entre elles disent être mal préparées contre 47% qui s'estiment à l'inverse être bien préparées.

Les conséquences économiques d'un Brexit "dur"

Initialement prévu pour le 29 mars, le Brexit - conséquence du référendum de juin 2016 qui a vu les Britanniques voter à 52% en faveur d'une sortie de l'UE - est désormais prévu pour le 31 octobre. Après un énième rebondissement samedi à la Chambre des communes, le Premier ministre britannique Boris Johnson a réaffirmé son intention de réaliser le Brexit à cette date, avec ou sans accord, mais l'incertitude demeure concernant un potentiel nouveau report.

Lire aussi : Brexit: le plan de Boris Johnson pour éviter un nouveau report

Selon le Medef, l'organisation patronale française, un Brexit dur, c'est-à-dire sans accord, pourrait coûter à l'économie française 0,2 point de PIB dès l'an prochain et une perte de 3 milliards d'euros pour les 30.000 entreprises françaises qui exportent vers le Royaume-Uni.

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a écrit le 21/10/2019 à 15:27 :
Étant donné que les conditions de sortie ne sont pas encore définies, les PME n'ont rien à étudier. Sans oublier que de toute façon l'état Français n'est pas prêt non plus à réinstaurer les douanes (entre autres choses).
a écrit le 21/10/2019 à 15:02 :
Combien d'entreprises concernées?
a écrit le 21/10/2019 à 14:45 :
si les entreprises francaises etaient proactives, ca se saurait
par contre si ca derouille, les demandes d'aides en tout genre ca va pleuvoir
a écrit le 21/10/2019 à 14:13 :
Bercy exhorte, sauf qu'être chef d'entreprise, c'est pas la même chose que d'être fonctionnaire. Quand on se plante, ce n'est pas le contribuable qui s'appuie la note.
a écrit le 21/10/2019 à 10:45 :
Les gouvernements créent l'incertitude économique totalement imprévisible et s'étonnent que les intérêts privés soient dans l'attente : il bien sûr urgent d'attendre que ces Messieurs tirent les premiers. Encore et toujours de l'arrogance gouvernementale.
a écrit le 21/10/2019 à 10:34 :
L'UE étant incapable de gérer quoi que ce soit et encore moins de protéger qui que ce soit il vaut mieux se débrouiller par soi même en effet, maintenant on serait mieux préparés si on était informés de cette vérité au lieu de nous faire croire que nous serions puissants même un peu.

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