Bruno Le Maire : "La fusion Alstom-Siemens aurait permis d'investir massivement" - 1/5

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Le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire.
Le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire. (Crédits : TT News Agency)
ENTRETIEN. Le ministre de l'Économie et des Finances prépare avec Berlin la riposte après le rejet de la fusion Alstom-Siemens. Et veut accélérer la création d'un « Airbus des batteries ». Extrait de l'entretien avec Bruno Le Maire publié dans La Tribune Hebdo du 15 février 2019.

LA TRIBUNE - La crise des « gilets jaunes » perdure chaque samedi depuis la première manifestation du 17  novembre. Comment expliquer ce mouvement social, inédit depuis 1968 ?

BRUNO LE MAIRE - Ce qui se passe avec les « gilets jaunes » n'est que la manifestation française d'un phénomène mondial de crise de la représentation politique, qui touche toutes les démocraties occidentales. Les peuples réclament plus de pouvoir dans les prises de décision. Le Brexit en Grande-Bretagne, l'élection de Donald Trump aux États-Unis, la montée de l'extrême droite en Allemagne, l'alliance entre la Ligue du Nord et le Mouvement 5 étoiles en  Italie : la séquence est partout la même et il faut être naïf et aveugle pour ne pas comprendre que ce qui est en jeu, c'est rien moins que la survie de nos démocraties. Soit nos systèmes politiques redonnent plus régulièrement la parole au peuple, en les associant aux décisions, soit rien ne change et cela ira de mal en pis.

Avant de présenter le projet de loi Pacte [Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises, ndlr], j'ai pris quatre mois pour discuter et écouter les Français et les chefs d'entreprise. Si les choses se sont bien passées à l'Assemblée nationale, c'est pour cela. Quand un texte est en discussion au Parlement, qui nous empêche d'ouvrir un droit d'amendement aux citoyens, avec des règles de représentativité, bien sûr ? Je suis convaincu que nos démocraties doivent changer si elles ne veulent pas être balayées.

C'est la même chose pour le capitalisme, lui aussi mis en cause. Refonder le capitalisme est une urgence absolue. J'ai toujours considéré que les crises étaient des moments pour se réinventer. La mauvaise attitude, c'est de se crisper, de s'accrocher à l'ancien monde comme à des branches mortes qui seront balayées par des vents mauvais. La meilleure solution est de se projeter plus loin en avant.

Dans trois mois se tiendront les élections européennes, que les partis nationalistes pourraient remporter. De quelle manière faire à nouveau aimer l'Europe ?

En convaincant les Européens que l'Europe est le grand défi des vingt-cinq prochaines années sur le plan politique. Regardons les réalités internationales en face. D'un côté, nous avons un partenaire qui dit « America First » et veut affaiblir l'Europe avec des tarifs commerciaux. De l'autre, avec les nouvelles « routes de la soie », la Chine s'est dotée d'une stratégie mondiale de puissance économique et technologique. Elle obtient des résultats spectaculaires et rapides, de la conquête de la face cachée de la Lune en passant par des investissements massifs dans l'intelligence artificielle et la naissance de géants industriels, dans tous les secteurs.

Face à ce nouvel état de la planète, l'Europe a des atouts. Les Européens et les Français doivent en prendre conscience. Nous sommes le premier marché commercial de la planète. Nous sommes un continent prospère. Nous avons des siècles d'innovation derrière nous et devant nous. Nous avons un capital technologique considérable et des entreprises puissantes dans des secteurs qui vont de l'aéronautique à l'automobile, en passant par le spatial. Nos standards deviennent des standards mondiaux. L'Europe doit prendre conscience de sa force économique. Le Brexit démontre que l'accès au marché unique est un privilège considérable et que le quitter a un coût exorbitant.

Certaines évolutions vont dans le bon sens. L'Europe sort de l'âge de l'innocence pour gagner en maturité. Elle a été capable de réagir de manière rapide et unie aux sanctions commerciales américaines. Elle a imposé des amendes à des géants industriels qui ne respectaient pas les règles internationales, comme Google. L'Europe a adopté un règlement sur le contrôle des investissements étrangers, tirant les leçons de certains rachats de technologies très sensibles, comme le fabricant de robots allemand Kuka par la Chine. L'Europe a enfin compris qu'elle doit protéger ses technologies, qui lui ont demandé des décennies de recherche, des milliards d'euros d'investissement et beaucoup de matière grise.

L'Europe a aussi été capable, à la suite des sanctions extraterritoriales américaines sur l'Iran, de mettre en place un SPV, une institution financière dédiée qui lui permettra de garantir des transactions avec ce pays en dehors des circuits financiers américains. C'est une pierre symbolique mais le symbole est fort et marque l'ébauche d'une vraie souveraineté financière européenne. C'est une fierté pour nous que ce véhicule spécial soit localisé à Bercy.

Mais nous devons faire plus. Nous devons rassembler davantage nos forces pour investir, innover, créer des champions industriels en mesure de tenir tête à la Chine et aux États-Unis. Si nous nous livrons à une compétition mortelle entre Européens, nous échouerons. Nous sommes aussi encore trop divisés entre États européens sur l'attitude à adopter face à la Chine. Nous voulons que la Chine soit un grand partenaire commercial de l'Europe mais la Chine doit respecter les mêmes règles d'accès aux marchés publics que nous. Ce sera un des sujets que nous mettrons en avant pendant la présidence française du G7 Finances.

La Commission européenne vient de rejeter la fusion entre Alstom et Siemens. C'est un symbole d'une Europe qui ne sait pas ce qu'elle veut ?

Cette décision est une erreur économique et une faute politique. La fusion entre Alstom et Siemens aurait permis de dégager les moyens financiers nécessaires pour investir massivement dans la signalisation. C'est ce qui fera la différence dans la compétition ferroviaire, et cela demande des milliards d'euros d'investissements. Cette décision est un cadeau à la Chine. Je préférerais que les décisions européennes soient des cadeaux à l'Europe.

En termes de droit de la concurrence, nous appliquons des règles obsolètes. Prendre encore comme marché pertinent l'Europe, alors que nous savons tous que la concurrence se joue désormais à l'échelle du monde, n'est plus acceptable. Je comprends que la Commission européenne puisse être bloquée par les règles juridiques mais c'est bien la preuve qu'il faut les modifier. Il faut les refonder pour les adapter à la nouvelle réalité mondiale, à l'émergence de champions industriels et de révolutions technologiques qui transforment les réalités économiques de la planète. La France fera avec l'Allemagne des propositions très concrètes en ce sens dans les prochains mois.

La politique industrielle européenne doit être aussi ambitieuse que sa politique de la concurrence. Nous porterons ces sujets pendant la campagne européenne, pour dire qu'il est temps de changer l'Europe.

Sur la politique industrielle, l'usine Ford près de Bordeaux est en danger. Qu'allez-vous faire ? Nationaliser le site ?

On ne laisse pas tomber une usine sans avoir tout essayé pour la sauver, car quand une usine ferme, c'est beaucoup plus difficile de la faire rouvrir. Je crois que l'innovation et l'investissement sont les clés stratégiques du succès français. Mais je considère que l'État a un rôle à jouer dans l'économie. Ce rôle n'est pas de diriger à la place du chef d'entreprise, qui sait le faire beaucoup mieux. Le rôle de l'État est de protéger les plus faibles, de défendre l'ordre public économique et de dire que, lorsqu'il y a un outil de production neuf qui a demandé beaucoup d'investissements, il ne faut pas le gâcher en mettant la clé sous la porte. Ce ne serait pas responsable.

Ford veut partir de France et d'Europe. Pour le site de Blanquefort, il y a un repreneur qui s'appelle Punch. À lui de nous montrer qu'il a un carnet de commandes suffisamment rempli pour faire fonctionner l'usine. Si Punch prouve que son offre est solide, l'État pourra si nécessaire racheter momentanément le site pour faire la jonction et assurer la transition. Il ne s'agit pas de nationaliser : l'État n'a pas vocation à fabriquer des boîtes de vitesses.

En ce qui concerne les transformations du secteur automobile, comment organiser l'« Airbus des batteries » que vous appelez de vos vœux ?

Nous avons commencé avec mon homologue allemand Peter Altmaier à travailler sur une filière de batterie électrique franco-allemande. Nous voulons également coopérer sur l'in­telligence artificielle. Cela est prévu dans le traité d'Aix-la-Chapelle. Sur tous les sujets d'innovation de rupture, il est temps de rassembler les forces européennes.

Une batterie représente aujourd'hui le tiers du prix d'une voiture électrique et demain cela sera peut-être la moitié. Qui va laisser tomber la moitié de la valeur d'un produit européen aux fournisseurs asiatiques, qui sont actuellement dominants ? Comment garantir l'avenir de l'industrie automobile en Europe sans cela ? Derrière il y a des usines et des milliers d'emplois en jeu. Chacun des acteurs de la filière en a pris conscience.

Cela suppose des investissements. Qui va les porter ?

En matière de batteries, nous avons pris du retard, mais ce retard peut être rattrapé si les industriels de l'automobile et de l'énergie allemands et français associent leurs forces, comme Total avec Saft. Je rencontrerai à nouveau Peter Altmaier dans quelques jours à Berlin, pour avancer : avec un soutien financier de l'Union européenne, nous pouvons créer une filière européenne souveraine et indépendante de la batterie du futur en quelques mois.

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RESERVE AUX ABONNES  : retrouvez ci-dessous la suite de l'entretien avec Bruno Le Maire

2/5 - "Nous mettrons à jour en avril nos prévisions de croissance pour 2019"

3/5 - "Sur ADP, ne pas renouveler les erreurs commises lors de la cession des autoroutes"

4/5 - "Taxe Gafa : on ne pourra pas financer les services publics avec la fiscalité du XXe siècle"

5/5 - "Mon ambition est que la France soit leader dans les Fintech"

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Une version intégrale est disponible dans La Tribune hebdo disponible à partir du vendredi 15 février

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Commentaires
a écrit le 18/02/2019 à 12:13 :
ils pourraient fusionner a l'extérieur de l'Europe !
a écrit le 16/02/2019 à 16:44 :
Il faut interdire l' ÉNA plus que le glyphosate .... de suite !
a écrit le 16/02/2019 à 15:50 :
Je ne comprends pas cette formule.
Merci
a écrit le 16/02/2019 à 12:35 :
Le Maire vit de voeux pieux, voilà quelqu' un qui aurait du renter dans les ordres car il n' y a pas une journée ou Le Maire ne claironne pas quelque chose!
a écrit le 16/02/2019 à 12:21 :
Chacun son métier: l'ENA forme des fonctionnaires (hélas!); un capitaliste est un gars qui lance l'épargne dans des aventures pour rendre un service à un client avec plus ou moins de succès. Je ne vois pas de raison pour que ça change. Encore une élucubration d'un énarque connu pour ses brillants faits d'armes!
a écrit le 16/02/2019 à 10:21 :
Mr Taxe est de retour..🤣
comment reconnaître un Ministre Français..? c est simple ils n ont que le mot Taxe à l esprit...
lui est un specimen et en l archétype ou la quinteseence.
totalement dépourvu de vision et de bon sens (au secours pour le dossier Alstom qu il veut brader aux Allemands...on s étrangle)
on applaudit
a écrit le 16/02/2019 à 9:43 :
comment écouter et faire confiance à ce monsieur? lui qui change sans arrêt SES prévisions, qui se trompe en permanence dernière en date Alstom,qui plus est a trahi ses amis, son idéologie, se vendant au plus offrant, donc triste personnage inaudible. Comment est-il arrivé là?
a écrit le 16/02/2019 à 9:14 :
Cher Bruno, vous êtes plutôt convaincant, mais entre la parole et les actes, quel est le plus important ? Avez vous les moyens de votre discours ?
a écrit le 16/02/2019 à 7:57 :
.....la crédibilité de ce personnage est quand mème sujette a caution !
Réponse de le 16/02/2019 à 10:40 :
Comme presque tous les faucons du libéralisme qui grenouillent au gouvernement, Le Maire n'a jamais créé une seule activité économique.

Je ne suis même pas sûr qu'il ait jamais tenu un stand de boisson dans une kermesse avec la responsabilité de la comptabilité de la caisse.

Et ensuite ce genre d'individu vient donner des leçons d'économie à la terre entière. Mais si les ménages français tenaient leur budget comme lui tiens le budget de l'état, on serait tous surendettés.
a écrit le 16/02/2019 à 6:40 :
"Je crois que l'etat, etc.."
A ce stade j'ai stoppe la lecture.
Ce type est irrecuperable. Enarque quoi.
a écrit le 15/02/2019 à 19:16 :
Faire un "capital" de connivence n'est pas une refondation!
a écrit le 15/02/2019 à 19:06 :
Il y a pas si longtemps Macron annonçait son souhait de créer une armée européenne... 2 jours après la Belgique a annoncé renouveler ses avions de combat par des F35 américains au lieu du Rafale et/ou Eurofighter.

Donc les "effets d'annonce" du binôme Le Maire Macron, on connait désormais.
Réponse de le 15/02/2019 à 20:50 :
Je ne vois pas en quoi Macron serait responsable de l'achat par la Belgique d'avions F35. C'est dommage que les belges n'ont pas joué la carte européenne.
Réponse de le 16/02/2019 à 8:34 :
@marc On parle là d' effet d' annonce Monsieur de deux communicants qui se gargarisent tous les jours d' intentions et qu' on attend sur des résultats alors qu' ils ne produisent rien sinon du vent.
Réponse de le 16/02/2019 à 8:49 :
ah si macron est responsable, lui maître des horloges, dieu vivant ne s'est-il pas nommé JUPITER, nouveau monde avec lui, chômage explosif, dette record depuis 5 ans il la creuse, déficit record européen 3.5% en 2019, bref la France n'est plus rien depuis son arrivée avec hollande, seuls les résultats catastrophiques, on devait voir ce que on allait voir avce super macron, même il aurait vendu la tour Eiffel, en fait pshiiiiit BEREZINA. illui reste qq domestiques, c'est tout.
a écrit le 15/02/2019 à 17:40 :
Ce qui est rejeté partout c'est le neo-libéralisme économique, cette doctrine qu'il a lui même encensé jusqu'à la semaine dernière et dont il est l'un des symboles.

Ce que le Che de Bercy propose ressemble beaucoup à une manœuvre du type "tout changer pour que rien ne change....".

On n'en veut pas. On veut un changement radical de politique qui ne peut pas passer par des équipes du vieux monde.
Le mouvement ne s'arrètera pas tant que Le maire et consorts n'auront pas été renvoyés dans leurs foyers et que macron n'aura pas soit changé de politique, soit démissionné.
a écrit le 15/02/2019 à 17:08 :
Comme si la France avait son mot à dire au sujet du capitalisme lorsqu'elle pratique un étatisme envahissant et étouffant dans ce pays. On parle souvent de la France comme d'un pays socialiste voir communiste.
a écrit le 15/02/2019 à 16:25 :
Le capitalisme n'a pas a être refondé mais libéré, à moins, de vouloir le transformer en capitalisme de connivence!
a écrit le 15/02/2019 à 15:55 :
tres spirituel ce type!!!
la france c'est le seul pays sovietique qui n'a pas encore fait faillite ( grace a la couverture europeenne, mais les allemands commencent a en avoir ras le bol des menteurs), et lui il dit ce qu'il faut reformer ( chez les autres)
bien, on peut parler de tout, mais la france est extremement mal placee ( encore une fois!) pour baver sa morale concupiscente
si c'est pour expliquer pourquoi la france a l'intention de faire 0 efforts en refilant sa dette aux autres via eurobonds ( ah, pardon, on dit ' projets de financements europeens'), il peut passer son chemin
a écrit le 15/02/2019 à 15:33 :
Où l'on voit que le modèle plébiscité par les énarques et celui de la concentration et de la centralisation mortifère, l'inverse de l'Allemagne qui a des lander et des PMI familiales!
A l'heure même où l'A380 est enterré, triomphe de l'échec de la pensée centralisatrice qui ne voyait que quelques hub pharaoniques à la place de la multitude bien réelle d'aéroports pour faire des vols directs, et alors même que la planète va être déficitaire en infrastructure aéroportuaire, Bruno le Maire l'énarque, nous propose la centralisation des batteries gonflées aux subventions de nos impôts et alimentées en nucléaire, énergie étatique centralisée, elle aussi subventionnée!
Ce qui avait un sens avec la création d'Airbus, tout le monde ne peut pas créer un concurrent à Boeing en claquant des doigts, n'en a strictement aucun pour des batteries au lithium importé qui va voir son cours exploser, et pour des voitures aux éléments qui seront massivement importés de Chine, dont les terres rares!
Le tandem Merkel/macron n'est pas en train de faire du bien à l'Europe, il est en train préparer le triomphe du PC chinois et de sa garde prétorienne russe!
D'où la colère de Donald Trump qui menace à nouveau l'automobile allemande!
Tous les industriels de l'automobile devraient s'élever massivement contre la voiture électrique, et préparer activement l'avènement de la voiture au gaz, biogaz et syngas!
Pour le moment, seul le patron de Peugeot crie au feu!
a écrit le 15/02/2019 à 15:26 :
On peut être d'accord sur certaines des positions de M.Lemaire, notamment la nécessaire fusion des sociétés Alstom @ Siemens (nous sommes dans un monde ouvert où the winners take all).. dès lors, il importe d'avoir des sociétés en position de gagner et la problématique de la concurrence est secondaire sur certain dossier (mais notons que les décideurs à Bruxelles ont rempli leur mission selon le cahier des charges imposé). Mais sur d'autres aspects, je crains qu'il n'est pas compris que ce n'est nullement le capitalisme qui pose problème mais l'état omniprésent sur tous les sujets et consommant tous les moyens de la Nation, bridant le secteur privé avec de la "régulation" exacerbée -il en faut mais il faut bien placé le curseur-, sans parler de l'impôt..Le politique est loin d'avoir la martingale à nos problèmes. Sur le sujet des batteries, par exemple, on a envie de lui demander: mais de quoi je me mêle! Est-ce un sujet qui doit être administré par l'état?
a écrit le 15/02/2019 à 15:15 :
avec ce blocage Bruxelles montre qu'il est deconnecté de la realite comme avec l'immigration Economique LE PEN n'est que le resultat la faute est bien a ceux qui nous gouvernent depuis 40 . SEUL GISCArd le reconnait avec ses erreurs de regroupement familiale ,,,,,???
a écrit le 15/02/2019 à 15:08 :
Avant de réformer le Capitalisme, qu’il fasse déjà un toilettage des missions qui doivent revenir à l’Etat dans notre Pays ainsi que des dépenses publiques : la Cour des Comptes lui a déjà en partie mâché le travail !!!
a écrit le 15/02/2019 à 14:00 :
Je crois que cet homme intelligent feint de tout mélanger pour arriver à ne rien changer .
a écrit le 15/02/2019 à 12:22 :
L' UE ou le stratagème des chaines, il fallait y penser avant B LM et mesurer votre impuissance dans ce contexte où la France pèse 3.70 % de l' UE et quand les intérêts divergent, surtout celui des 28 commissaires non élus qui détruisent les intérêts de l' Europe.
https://www.youtube.com/watch?v=Bb8dB7d3BdE
Une conférence de François Asselineau enregistrée le 27 Avril 2012, pour y voir clair ..
Réponse de le 15/02/2019 à 15:24 :
Vu sa fiche technique sur Wikipédia, les interventions de ce monsieur tiennent plus du canular délirant, limite surréaliste tellement c'est gros que d'une contribution à l'émergence d'une conscience.
Vous êtes vous au moins intéressé au processus de constitution du groupe des commissaires Européens autrement que par le filtre d'un autre ?
Réponse de le 15/02/2019 à 15:36 :
Nous n'avons pas besoin de gourou pour réfléchir. Les gourous, c'est pour les esprits faibles.
Réponse de le 15/02/2019 à 18:14 :
@pas Gédéon Le complotisme est concept développé par l' oligarchie pour éviter tout débat, pour exclure systématiquement tout argument différent de la pensée unique ou doxa et pour étouffer les différents scandales de la vie publique. Massivement employé pour discréditer ceux qui dénoncent ces nombreux mensonges, le terme "complotiste" est systématiquement repris par ceux qui n' ont aucune connaissance pour défendre des propagandes dont ils sont victimes ou complices.
Destiné à éviter tout débat de fond, le terme "complotante" est employé pour censurer la pensée et interdire le raisonnement. Il créé une barrière mentale, un blocage pour empêcher l' émergence d'une pensée structurée et rationnelle parce qu' il permettrait aux sujets de comprendre les chaines dans lesquelles ils sont englués.
Ce terme inventé par la CIA contre ceux qui s'interrogeaient à propos de l' assassinat de Kennedy a été repris pour étouffer toutes les "affaires" et les scandales d' Etat.
Arme de propagande, ce terme rend impossible tout échange d' idées et connaissances en pratiquant l' évitement, ridiculisant, taxant de complots, connivences et autres associations mal intentionnées ..
CQFD.
Réponse de le 15/02/2019 à 18:24 :
@totiti Vous le trouvez comment cet ex juge à la cour européenne des droits de l' homme où il était responsable de la cellule n° 5, qui vient de rejoindre l' UPR et se porte sur sa liste aux européennes ?
Né à Ljubljana (Slovénie) en 1947, Boštjan Zupančič est docteur en droit de l’université de Harvard.
Il a été juge à la Cour constitutionnelle de Slovénie (équivalent de notre Conseil constitutionnel) avant d’être juge à la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg pendant 18 ans. Il a été l’un des présidents de section de cette cour au cours des 6 dernières années de son activité professionnelle.
Ayant obtenu la nationalité française il y a 5 ans, Boštjan Zupančič a découvert l’UPR lors de l’élection présidentielle de 2017 et a voté pour François Asselineau a cette occasion. Il a adhéré à l’UPR en janvier 2019 et nous explique pourquoi !
https://www.upr.fr/actualite/bostjan-m-zupancic-francois-asselineau-lentretien-diffuse-le-14-fevrier-2019-a-20h-sur-upr-tv/
Réponse de le 15/02/2019 à 19:40 :
Excellente vidéo qui montre bien l'intrication us avec la politique européenne et Française, le retour du bouquin "le dernier Mitterrand" concédant cette sujétion est un must.
a écrit le 15/02/2019 à 11:59 :
les chefs d'entreprise français prévoient une forte progression (+10%) de leurs investissements en 2019 :
L'étonnant optimisme des industriels français, Usine Nouvelle, 15/02/2019.
Réponse de le 16/02/2019 à 20:48 :
contrôleur de gestion voit l'approximation des prévisions.......
a écrit le 15/02/2019 à 11:54 :
Contrairement à la France qui ne soutient plus son industrie car son président ne croit pas à l'avenir du secteur industriel, l'Allemagne a toujours soutenu "bec et ongles" ses industries...
Les conditions de la session des activités d'Alstom énergie à l'américain GE sur fond de pressions politico-judiciaires est par ailleurs emblématique du peu de soutien que peuvent espérer les industriels français du pouvoir politique actuel...
Réponse de le 15/02/2019 à 15:14 :
Pourquoi toujours tout attendre de l'Etat ? A l'ère des disruptions de rupture (sic)
Le capitalisme Etatique à la papa ne fonctionne plus.
a écrit le 15/02/2019 à 10:51 :
Mr le Ministre pouvez-vous peut me donner un seul exemple de réussite de fusion qui a favorisé l'investissement à très long terme et surtout créé de l'emploi...en France?
pechiney-alcan
alcatel-lucent
arcelor-mittal
ge-alstom....
cela vous parle?
franchement les champions européens, mondiaux,...c'est de la foutaise . Privilégiez les sociétés existantes et bloquez les chinois et consorts.
Arrêter de comparer à Airbus, il ne s'agit pas d'une fusion mais d'un projet à participation de plusieurs pays et de production dans ces mêmes pays. Pas de sociétés qui s'engagent à ne virer personne 2 ou 3 ans puis qui cassent tout.
Réponse de le 15/02/2019 à 18:43 :
"Privilégiez les sociétés existantes et bloquez les chinois et consorts."

Bloquer est impossible dans l' UE passoire !
a écrit le 15/02/2019 à 9:21 :
"Soit nos systèmes politiques redonnent plus régulièrement la parole au peuple, en les associant aux décisions, soit rien ne change et cela ira de mal en pis"

Or en France alors que le peuple français a rejeté massivement le traité constitutionnel européen en 2005, en 2007 il revenait par la fenête sous l'appellation de traité de Lisbonne vaidé sans l'ombre d'un doute par TOUS nos politiciens français et européens contre l'avis du peuple.

Surtout les gars ne faites jamais votre méa culpa pour ce putsch avéré hein !

"En convaincant les Européens que l'Europe est le grand défi des vingt-cinq prochaines années sur le plan politique."

C'est sûr que d'attendre encore 25 ans qu'il se passe un truc en UE ça donne envie ! :D

"Nous avons des siècles d'innovation derrière nous et devant nous."

Derrière surtout et c'est bien là le problème aussi.

"La France fera avec l'Allemagne des propositions très concrètes en ce sens dans les prochains mois."

ON attend ces énièmes propositions avec impatience... L'UE ou l'usine à propositions.

"mais ce retard peut être rattrapé si les industriels de l'automobile et de l'énergie allemands et français associent leurs forces, comme Total avec Saft. "

"Allez les gars s'il vous plait, on vous autorise à ne pas payer d'impôts vous pourriez faire un minimum d'efforts au moins ?"

Et non, même pas dans ce secteur, vite un frexit.

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