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Bruno Le Maire mise toujours et encore sur une croissance positive en 2023

latribune.fr

Publié le 12 septembre 2022 à 09:06 - Mis à jour le 07 octobre 2022 à 17:43

France: la nationalisation d'edf est un choix strategique, dit le maire

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Dans ses dernières prévisions, publiées fin juillet, le gouvernement anticipait une croissance du PIB de 1,4% l'an prochain. Parallèlement, Bruno Le Maire a aussi confirmé l'objectif du gouvernement d'un déficit public équivalent à 5% du PIB l'an prochain alors que le gouvernement compte le ramener dans les clous européens, soit en deçà de 3%, à la fin du quinquennat, en 2027.

Bien que les nuages s'accumulent sur l'économie française, le ministre de l'Economie reste confiant pour 2023. Bruno Le Maire prévoit toujours une croissance positive l'an prochain : « Je maintiens que nous aurons une croissance positive en 2023 », a-t-il affirmé lundi matin sur LCI. Pour 2023, la dernière prévision de croissance du gouvernement français est de 1,4%.

Mais elle pourrait être revue en baisse dans les prochains jours, à l'occasion de la présentation du projet de loi de finances pour 2023 et de la trajectoire budgétaire du gouvernement jusqu'à la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron. Le Fonds monétaire international, lui, prévoit une croissance de 1% l'an prochain.

Malgré un contexte macro-économique incertain, le ministre peut se vanter de cette résistance de l'économie hexagonale en s'appuyant sur les dernière prévisions de croissance du PIB de l'Insee. En effet, la semaine dernière, l'institut national de la statistique a révisé de 0,3 point sa prévision de croissance du PIB pour 2022 à 2,6% contre 2,3% auparavant après un printemps plus favorable que prévu.

«Les fondamentaux de l'économie française sont suffisamment solides pour que nous puissions passer cette période difficile sans que cela tourne au scénario catastrophe», a estimé BrunoLe Maire.

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Cet optimisme affiché du gouvernement tranche toutefois avec les prévisions plus pessimistes de plusieurs observateurs, notamment celles du gouverneurs de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, qui n'exclut pas une récession dès l'an prochain : « Les économies européenne et française seront confrontées l'an prochain à un ralentissement significatif, et nous ne pouvons exclure une récession limitée », a-t-il affirmé vendredi. La Banque de France doit publier jeudi ses nouvelles prévisions macroéconomiques pour la période 2022-2024.

Si l'économie française devait se contracter en 2023, une éventuelle récession n'aurait toutefois « rien à voir » avec le recul historique du PIB français en 2020 à cause de la pandémie de Covid-19 (-8%), a précisé la Banque de France. La récession serait également « limitée dans le temps », souligne-t-on de même source.

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A quelques jours de la publication des projections macro-économiques de la Banque de France pour la période 2022-2024, le gouverneur a résumé le cycle économique à venir en « 3R »: « résistance en 2022, ralentissement en 2023 et rebond en 2024 », tout en rappelant que la guerre en Ukraine a fait bondir l'inflation et que les temps « sont extraordinairement incertains ».

Dans ce contexte, pour juguler l'inflation, la Banque centrale européenne a annoncé la semaine dernière un relèvement de ses taux directeurs, une mesure susceptible de freiner la croissance...

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L'objectif d'un déficit public équivalent à 5% du PIB maintenu

Parallèlement, Bruno Le Maire a aussi confirmé l'objectif du gouvernement d'un déficit public équivalent à 5% du PIB l'an prochain alors que le gouvernement compte le ramener dans les clous européens, soit en deçà de 3%, à la fin du quinquennat, en 2027, une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. « C'est plus difficile (...) mais nous tiendrons les 5% de déficit public en 2023 », a-t-il dit.

Pour respecter la trajectoire programmée de rétablissement des finances publiques, en dépit des dépenses liées à la prolongation du « bouclier tarifaire » sur les prix de l'énergie, la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), mesure annoncée par Elisabeth Borne lors de son discours de politique générale début juillet, se fera sur deux ans - 2023 et 2024 - et non d'un seul bloc l'an prochain.

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« Nous supprimerons cet impôt de production en deux fois, sur 2023 et 2024 », a expliqué Bruno Le Maire, en soulignant que cette trajectoire en deux temps serait inscrite dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2023, qui doit être présenté à la fin du mois. L'extinction en deux temps de cet impôt dû par les entreprises réalisant plus de 500.000 euros de chiffre d'affaires, quel que soit leur statut juridique, permettra de maintenir quatre milliards d'euros de recettes dans les caisses de l'Etat l'an prochain.

Pas de « quoi qu'il en coûte» énergétique

Côté dépenses, le projet de budget formalisera notamment la prolongation en 2023 du « bouclier tarifaire » sur les prix de l'énergie sous une forme adaptée et atténuée. « Nous maintiendrons un bouclier tarifaire pour tous nos compatriotes sans exception », a rappelé Bruno Le Maire, en précisant cependant que la charge de la hausse des prix énergétiques ne pouvait pas seulement reposer sur le budget de l'Etat.

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« Il faut que nos compatriotes absorbent une petite part de cette hausse », a-t-il expliqué. « Ce sera une petite part, ce sera une hausse contenue, raisonnable », a ajouté Bruno Le Maire en ajoutant que le gouvernement « continuer(a) avec le chèque énergie à soutenir les plus modestes, de manière plus ciblée ».

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(Avec Reuters)

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