Budget 2025 : les députés demandent des comptes à Bercy
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Le député (LFI) et président de la Commission des Finances Eric Coquerel.
Reuters
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Le député (LFI) et président de la Commission des Finances Eric Coquerel.
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La rentrée budgétaire s'annonce particulièrement houleuse. À quelques semaines de la présentation du projet de loi de finances 2025 (PLF 2025), la France s'enfonce toujours plus dans la crise politique. Le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, n'a toujours pas tranché pour nommer un Premier ministre à Matignon après plusieurs jours de consultations auprès des principaux responsables politiques français.
Et les pistes évoquées par le camp présidentiel pour former un gouvernement ne semble pas convaincre les dirigeants du Nouveau front populaire (NFP). En plein marasme politique, le président de la Commission des Finances, Eric Coquerel (LFI), et le rapporteur général du budget, Charles de Courson (Liot), ont accru la pression sur les ministres de Bercy.
Dans une missive envoyée au ministre délégué aux Comptes publics Thomas Cazenave ce vendredi 30 août, les deux parlementaires réclament de toute urgence les lettres de plafonds envoyées par Matignon aux différents ministères ces derniers jours. Ces documents de cadrage fixent les niveaux de dépenses des différentes missions ministérielles pour l'année prochaine. « Nous nous attendions notamment à être destinataires des « lettres-plafonds » relatives au projet de loi de finances pour 2025 dès leur envoi aux ministres le 20 août. Pourtant, ces documents ne nous ont toujours pas été transmis », regrettent les députés.
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En l'absence de décision du chef de l'Etat, le Premier ministre Gabriel Attal a finalement transmis ces documents aux différents ministères qui ne doivent divulguer ces données. Conviés à Bercy jeudi soir pour une réunion avec le ministre Thomas Cazenave, les deux députés espéraient obtenir une synthèse de ces documents mais ils n'ont pas eu gain de cause. Sans réponse de Bercy d'ici le 2 septembre, ils menacent de procéder «à des investigations sur pièces et sur place afin d'étudier ces informations dans les plus brefs délais ». Autrement dit, d'utiliser leur droit de consultation sur le site.