"Choose France" : 9 entreprises qui vont bénéficier des 8 milliards d'investissements annoncés

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L'armateur suisse MSC Croisières a signé un contrat de 2 milliards d'euros avec les Chantiers navals de Saint-Nazaire pour construire deux paquebots de croisière propulsés au gaz naturel liquéfié (GNL). Photo d'illustration: le 31 mai 2017, le président français Emmanuel Macron (2e g.) et le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire (g.) posent devant le bateau de croisière MSC Meraviglia lors d'une visite au chantier naval STX Les Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire.
L'armateur suisse MSC Croisières a signé un contrat de 2 milliards d'euros avec les Chantiers navals de Saint-Nazaire pour construire deux paquebots de croisière propulsés au gaz naturel liquéfié (GNL). Photo d'illustration: le 31 mai 2017, le président français Emmanuel Macron (2e g.) et le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire (g.) posent devant le bateau de croisière MSC Meraviglia lors d'une visite au chantier naval STX Les Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire. (Crédits : Reuters)
Ce lundi, Emmanuel Macron reçoit à Versailles, pour la 3e édition du sommet "Choose France", quelque 200 patrons venus du monde entier pour vanter une France accueillant les entreprises à bras ouverts. La veille, dimanche soir, l’Élysée a détaillé de nouveaux investissements, le plus important provenant de l'armateur italo-suisse MSC qui a passé une commande d'un montant de 2 milliards d'euros aux Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire pour deux nouveaux paquebots livrables en 2025 et 2027.

Les 200 chefs d'entreprise venus du monde entier réunis lundi à Versailles par Emmanuel Macron pour le 3e sommet "Choose France" égrèneront leurs annonces d'investissements tout au long de cette journée, pour un montant total de, non pas 4 comme annoncé plus tôt, mais 8 milliards d'euros d'investissements au total, a précisé Bruno Le Maire ce lundi matin sur LCI. En attendant, voici les principales annonces faites depuis dimanche soir :

MSC Croisières

L'armateur suisse MSC Croisières a signé un contrat de 2 milliards d'euros avec les Chantiers navals de Saint-Nazaire pour construire deux paquebots de croisière propulsés au gaz naturel liquéfié (GNL), le "début d'une nouvelle vague d'efforts visant à réduire l'empreinte environnementale de l'industrie de la croisière".

Deux protocoles d'accord ont aussi été signés pour développer une nouvelle classe de navires de croisière modernes à propulsion GNL, un potentiel investissement de plus de 4 milliards d'euros, ainsi qu'un prototype de paquebot explorant l'introduction de l'énergie vélique (à vent) combinée à d'autres technologies.

Coca-Cola

Le groupe américain Coca-Cola et son embouteilleur en France Coca-Cola European Partners (CCEP) comptent investir ensemble jusqu'à 1 milliard d'euros sur cinq ans.

CCEP prévoit 500 millions d'euros pour renforcer son réseau de production, qui compte 5 usines en France, et de distribution, pour introduire "une plus grande quantité de matériaux recyclés dans les bouteilles ou les canettes" et "remplacer le plastique par le carton pour les emballages secondaires".

En parallèle, Coca-Cola Company, maison-mère américaine, va pour 500 millions d'euros soutenir le développement de ses marques et introduire en France de nouveaux produits.

Lire aussi : "Choose France" : Coca-Cola et CCEP vont investir jusqu'à 1 milliard d'euros en France

Adecco

Le groupe suisse Adecco, numéro un mondial du travail temporaire, va investir 100 millions d'euros pour former 45.000 personnes en France en 2020.

Les personnes formées seront pour 27.000 des intérimaires, pour 10.000 des salariés en CDI intérimaire (payés même en l'absence de mission), pour 2.000 des intérimaires bénéficiant de dispositifs d'insertion et pour 6.000 de collaborateurs permanents d'Adecco.

En France, "en 3 ans, le Groupe Adecco a multiplié par 3 ses investissements formation" et a ouvert l'an dernier deux centres de formation d'apprentis (CFA) sur les métiers du recrutement et de la cuisine.

Ericsson

L'équipementier télécoms suédois Ericsson va ouvrir un nouveau centre de recherche et de développement près de Paris, à Massy, qui comptera jusqu'à 300 salariés et sera centré sur le développement de logiciels 5G et la sécurité de cette nouvelle norme de téléphonie mobile. Le montant de l'investissement n'a pas été communiqué.

"La richesse de l'écosystème technologique et les compétences clés présentes en France sont propices à la mise en place d'une forte présence R&D 5G dans le pays. Cette initiative permettra de renforcer le portefeuille logiciel 5G d'Ericsson, notamment dans le domaine de la sécurité, en particulier pour les marchés français et européen", selon le vice-président exécutif d'Ericsson, Fredrik Jejdking.

AstraZeneca

Le géant pharmaceutique va investir plus de 450 millions d'euros sur cinq ans en France, dont plus de 200 millions pour son site de Dunkerque, spécialisé dans les aérosols pour traiter l'asthme et la bronchopneumopathie chronique obstructive.

207 millions d'euros seront investis sur 5 ans pour créer une chaîne de montage autonome et moderniser des équipements et des infrastructures existantes, et une centaine d'emplois seront créés.

AstraZeneca va aussi consacrer 248 millions d'euros additionnels sur cinq ans à des partenariats de recherche en France, avec des organismes publics et privés. Et il implantera à Paris son centre européen de l'innovation pour un investissement de 13 millions d'euros (15 millions de dollars).

Lire aussi : "Choose France" : AstraZeneca investit 500 millions de dollars en France

Becton Dickinson

Cette société américaine de technologies médicales va investir 176 millions d'euros additionnels sur quatre ans sur son site de Pont-de-Claix (Isère), avec 50 recrutements supplémentaires en 2020. Becton Dickinson emploie déjà près de 1.900 collaborateurs en France, dont 1.650 au Pont-de-Claix.

Ecolab

L'entreprise américaine spécialisée dans les technologies et les services dans les domaines de l'eau et de l'hygiène va ouvrir son nouveau centre européen de recherche et développement à Sainghin (Hauts-de-France), consacré à la santé, pour un investissement de 25 millions d'euros, avec à la clef 40 emplois.

Biogen

En 2020, le laboratoire américain va investir 22 millions d'euros en France et recruter 45 salariés supplémentaires (fonctions commerciales, médicales, ingénieurs, développeurs). Il compte accroître les capacités de son centre d'innovation mondial basé à Paris.

Granado

La marque brésilienne de cosmétiques, qui a fait de Paris le siège de sa filiale internationale, va investir 25 millions d'euros en 5 ans sur le marché français.

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Commentaires
a écrit le 24/01/2020 à 14:44 :
comment faire croire aux électeurs que je suis un bon président en donnant de l'argent aux entreprises extérieures pour s'installer en France bouffer la grenouille et aprés les élections repartir tout ça sur le dos des francais.
a écrit le 20/01/2020 à 13:54 :
A quand le retour des VRAIS emplois exilés à l' est de l' UE contre 400 euros mensuels et rendu possible par l' article 63 du TFUE ..? Dans le seul secteur automobile, la perte due aux délocalisations se situe en 2020 entre 450 et 500 000 véhicules de moins.

Ce désastre résulte : des délocalisations à l’étranger, rendues possibles et totalement incontrôlées par l’article 63 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) ;

ces délocalisations sont principalement motivées par le différentiel des coûts salariaux et sociaux (Turquie, Slovénie, Maroc, Espagne) et par la cherté de l’euro (Turquie, Maroc) ; l’une d’elles est motivée par la nécessité de préserver des emplois en Allemagne, imposée par le gouvernement allemand suite à la cession d’Opel-GM à PSA. de la mauvaise tenue du marché automobile européen, qui résulte des politiques récessives imposées par la Banque centrale européenne, notamment dans le but de tenter de préserver la viabilité de l’euro.

Alors que compte une poignée d' emplois créés dans des secteurs controversés au plan santé en regard des dizaines de milliers perdus par la faute des délocalisations intra-UE ou entre UE et pays tiers et rendues possible par l' article 63 du TFUE, libre circulation! des hommes et des capitaux ?

UPR, Frexit, vite ..
Réponse de le 20/01/2020 à 17:27 :
Avec ou sans l'UE, le maroc et la turquie seront toujours moins cher, Arretez de blamer l'UE.
Réponse de le 20/01/2020 à 19:51 :
@Gina Le Maroc et la Turquie sert tjrs moins chers j' en conviens mais l' article 63 et l' UE interdisent dans le même temps toute politique de protection intra UE et avec les pays tiers, l' UE est une passoire, tout en sort et tout y entre, comme dans du beurre. Demandez aux chinois et aux américains, vous comprenez, mieux, pourquoi l' UE est la seule zone en récession du monde sur 10 ans, source Michel Santi, La Tribune. Parce qu' elle se phagocyte de l' intérieur en même temps qu' elle procède de protections asymétriques..
CQFD-

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