Chute du gouvernement : ces dossiers économiques à l’arrêt
Par les journalistes de La Tribune
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Antoine Boureau / Hans Lucas via Reuters Connect
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Au-delà du budget 2026 lui-même, la chute du gouvernement Bayrou risque de mettre entre parenthèses un ensemble de réformes et de projets législatifs et, par rebond, des orientations stratégiques au sein des entreprises. Tour d'horizon de ces principaux chantiers désormais incertains, voire vulnérables :
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La chute du gouvernement signe une nouvelle paralysie sur le front de l'énergie. Plus particulièrement celle de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), la feuille de route de la France pour le déploiement du nucléaire et des énergies renouvelables. Alors que la publication de ce décret accumulait déjà plus de deux ans de retard, le ministre délégué à l'Industrie et à l'Énergie, Marc Ferracci, signalait en juin dans La Tribune Dimanche son intention de le promulguer « avant la rentrée ». Il n'en est plus question. Or, « sans cette PPE, la France n'a plus de politique en la matière », souffle le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), Jules Nyssen. Si ce n'est la précédente PPE, adoptée en 2020, laquelle acte la fermeture de plusieurs réacteurs nucléaires d'ici à la fin 2025. « Dans ces conditions, difficile de négocier avec Bruxelles un cadre financier pour la relance de l'atome », note-t-on. Côtés renouvelables, le décret devait permettre le lancement d'un appel d'offres massif dans l'éolien en mer, l'« AO10 », censé soutenir la relance de cette filière. Mais pas seulement : « Sur le solaire et l'éolien terrestre, nous arriverons bientôt au bout des volumes cibles prévus dans la PPE de 2020 », alerte Jules Nyssen. Dans l'urgence, le gouvernement a publié une vingtaine de textes ce week-end, sur les certificats de production de biogaz, l'efficacité énergétique des bâtiments tertiaires, l'appel à projets pour des « réacteurs nucléaires innovants » ou encore le coût de l'électricité. Reste, donc, l'éléphant dans la pièce : pour quel mix demain ? [Marine Godelier et Juliette Raynal]
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