Crise sanitaire : quelles leçons tirer des couacs en série pour en finir avec les confinements ?

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Coronavirus : avec plus d'1,8 million de cas confirmés, la France est le pays le plus touché d'Europe.
Coronavirus : avec plus d'1,8 million de cas confirmés, la France est le pays le plus touché d'Europe. (Crédits : Reuters)
ENQUÊTE. Qu'est-ce qui n'a pas marché ? Avec le « Confinement Acte II », prolongé de quinze jours et probablement jusque Noël, la gestion française de la pandémie de Covid-19 a montré ses limites. Manque de courage politique, hyper-centralisation du système de santé, labyrinthe administratif, défaut d'identification des chaînes de transmission... Voici les ratages en série qui nous ont menés au reconfinement. Et dont il faudra tirer les leçons pour éviter d'y retourner.

Le verdict est tombé jeudi dernier 12 novembre de la bouche de Jean Castex : les règles du nouveau confinement « resteront inchangées pour au moins quinze jours ». Soit jusqu'au 1er décembre. Cette décision intervient alors que les critiques sur la gestion de la crise fusent de toutes parts et s'accumulent. Et ce ne sont pas les chiffres clés de l'épidémie qui les feront taire. Avec plus d'1,8 million de cas confirmés, la France est le pays le plus touché d'Europe. Plus de 3.600 clusters sont en cours d'investigation et près de 20.000 nouvelles hospitalisations sont décomptées sur les sept derniers jours. Au total, le coronavirus a provoqué 42.500 décès en France.

Auteur d'un livre sur l'épidémie vue du terrain « La Vague » (CNRS Editions), le professeur Renaud Piarroux, épidémiologiste à l'hôpital de La Pitié Salpêtrière, observe : dés le début, « il y a d'abord eu une mauvaise appréciation de ce qui se passait en Chine. Beaucoup d'experts et de scientifiques ont pensé que cela ne serait pas grave, c'est ce qu'on appelle un biais cognitif. Ensuite, l'Italie a réveillé les experts, et les politiques ont suivi. Pour la deuxième vague, la situation est vraiment différente. Cette fois, les politiques étaient relativement bien avertis, mais ils n'ont pas eu la force d'aller contre l'opinion publique ».

À cela s'ajoute une absence totale de préparation à ce type de crise, comme l'ont relevé les experts missionnés par Emmanuel Macron pour évaluer la gestion de la crise sanitaire. Cette mission conduite par un infectiologue indépendant suisse, Didier Pittet, pointe « un déclin progressif du degré de priorité accordé à la prévention des pandémies ». Dans leur premier bilan, ces...

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Commentaires
a écrit le 26/11/2020 à 15:55 :
encore et toujours de nouvelle contrainte stupide pour appauvir le france
voir interdire les chaudiere a gaz
ou taxe le gafa oui mais combien de manque a gagner avec les surtaxe impose par les usa
je pensais que ce gouvernement préparé la réindustrialisation du pays
mais on voit dans cet executif que des illusioniste
des promesses et rien il n'y a plus rien attendre de ces gens
visiblement il ne travail pas pour le meme pays
a écrit le 21/11/2020 à 9:48 :
pour le 20 decembre
des fait precis et claire
sans mensonges ni peur et chantage comme le 1er ministre
on ne veux pas plus des illusions ni de promesses mais des actes
pas plus d'embrouille voir les 150 tirez aux sort.
et manipulez par les ecolos que du concret et le pouvoir promis aux regions
exit les haut fonctionnaire qui traine la patte
a écrit le 17/11/2020 à 12:02 :
Cette crise met en évidence si c'était encore nécessaire le désastre du mille feuille français. On le voit bien sur les chiffres en comparant la situation des Bouches du Rhône et de Rhone Alpes. Quand les chiffres ont commencé à dériver le couvre-feu a été instauré en BdR en limitant les conséquences; en Rhône alpes et en particulier à Lyon et Saint-Etienne, les chiffres ont dérivé et il ne s'est rien passé jusqu'à la décision du président ( mais oui c'est le président lui-même qui décide ce qui doit se passer en R Alpes !!! ), conséquence quelques centaines de mort inutiles pour la gripette liés à dix jours de retard de décision. Les politiques locaux de droite et de gauche ,sans doute cachés sous leurs bureaux, n'ont rien dit. La question est comment réformer ce système qui semble à l'agonie et responsabiliser ceux qui souhaitent assumer des responsabilités pour lesquelles ils sont manifestement sous-dimensionnés
a écrit le 16/11/2020 à 15:07 :
On détruit toute l’économie d’un pays et donc des vies entières pour un virus dont le taux de létalité réel est d’environ 0,5 % quand celui de la grippe saisonnière oscille entre 0,2 et 0,5 %. Soit on a des fous alliés qui nous gouvernent, soit ils ont une motivation cachée. À mon sens, la version la plus plausible reste la pression des labos qui ont immiscé leur intermédiaires jusque chez les décideurs. Faites vos jeux.

« Pour l’Institut Pasteur, le taux de létalité réel (IFR) est de 0,5 %, avec de grandes variations selon l’âge des personnes (de 0,001 % chez les moins de 20 ans à 8,3 % chez les 80 ans et plus). En Angleterre, l’université d’Oxford estime l’IFR entre 0,3 % et 0,49 %.

Check news, Libération.fr, 13 octobre 2020
« Il est compliqué d’estimer précisément la létalité liée à la grippe saisonnière en France du fait d’une incertitude assez élevée sur le nombre total de personnes touchées par la grippe chaque année et sur le « vrai » nombre de décès attribuables à la grippe. De plus, elle varie sensiblement d’une année à l’autre, en fonction notamment des souches virales qui circulent. Le taux de mortalité de la grippe saisonnière en France se situe très probablement en dessous de 0,5 %. L’intervalle 0,2 % – 0,5 % paraît raisonnable. »
Santé Publique France, cité par Libération.fr

Taux de létalité : nombre de morts d'une pathologie divisé par le nombre de malades de cette pathologie.
Taux de mortalité : nombre de morts d'une pathologie divisé par la population totale concernée.
a écrit le 16/11/2020 à 13:29 :
le boulet francais est toujours identique
connu et reconnu mais jamais remis en cause et encore moins nettoyez
ce qui a ete realise par bon nombre d'entreprise
jamais par l'etat oui je parle des haut fonctionnaires
ceux qui traine des pieds
Réponse de le 17/11/2020 à 1:01 :
le boulet français c'est le ponctionnaire de quelque niveau qu'il soit
a écrit le 16/11/2020 à 13:02 :
Hyper-centralisation, labyrinthe administratif, main-mise politique, incompétence,...ça ressemble tellement à la france,.... quelque soit le sujet d'ailleurs.
a écrit le 16/11/2020 à 12:35 :
sue le charlatanisme
il est evident que cette affirmation correspond a m veran et m salomon
qui pour eux les masques et les test ne serve a rien
avec un comportement autre combien de vie eut ete sauvé
et le pire dans tout cela est qu'ils sont toujours en fonction
et aucune lecon de tiré
Réponse de le 16/11/2020 à 14:09 :
Beaucoup ici ont l'air de préférer le pragmatisme décentralisé anglo saxon et ses plus de 50000 morts . PAS MOI
a écrit le 16/11/2020 à 11:04 :
Une bonne minorité de gens pensent que dans 18 mois, le "Président" remettra son mandat en jeu, que la crédibilité et le financement d'une campagne seront indispensable...et de ce fait la Covid aura disparue!
a écrit le 16/11/2020 à 8:42 :
C'est pourtant simple à comprendre, avec les LREM les marchés financiers ont cherché à se passer de l'intermédiaire politicien, trop coûteux certainement pour eux, afin de mettre au pouvoir des serviteurs directs n'ayant de comptes à rendre qu'à eux en plus, de sorte que ça aille plus vite les partis politique ayant la fâcheuse habitude de penser aussi à leurs survies.

De ce fait ils étaient paramétrés pour mettre en place la feuille de route élaborée par des cabinets comptables et autres afin que les riches soient toujours plus riches au détriment de tous. De ce fait ils ne savaient que faire ça et certainement pas gérer un phénomène aussi imprévisible que le covid.

Alors comme ils ne savent que parler ben ils parlent mais malgré ce voile sur la vérité qu'apportent leurs médias de masse les problèmes s'accumulent, les crises s’intensifient et ne sachant toujours pas s'adapter à quoi que ce soit, dans la finance on est rigide et non flexible, ben c'est 65 millions de français qui sont les victimes de cette profonde méconnaissance de l'économie réelle.

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