Économies : François Villeroy de Galhau invite à ne pas rechigner
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Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.
SARAH MEYSSONNIER
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Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.
SARAH MEYSSONNIER
François Villeroy de Galhau appelle tous ceux qui refusent les efforts qu'on pourrait leur demander dans le projet de budget 2025 à « éviter de jouer au chamboule-tout » avec les économies proposées, sous peine d'aggraver la dette.
A quelques jours de la présentation du budget en Conseil des ministres, les idées ont fusé. Des élus du camp présidentiel, comme Gérald Darmanin ou Gabriel Attal, s'insurgent contre les hausses d'impôts de 20 milliards d'euros annoncées. De son côté, le RN dénonce la non-indexation des retraites sur l'inflation, envisagée au premier semestre. Quant aux collectivités locales, elles sont vent debout contre les mesures qui les attendent. Pour le gouverneur de la Banque de France, l'effort doit être « partagé ».
Interrogé sur les informations des Echos mercredi, dévoilant un creusement de 100 milliards d'euros du déficit depuis janvier, François Villeroy de Galhau a jugé ce dérapage « spectaculaire et mal venu ». Il a évoqué un possible « laisser-aller collectif » : « Il est temps que nous nous reprenions collectivement ».
Pour rappel, fin septembre, François Villeroy de Galhau avait suggéré un « cocktail bien proportionné » de diminution des dépenses et de « certaines hausses d'impôts ciblées, justes », pour faire face au déficit vertigineux du pays.
Depuis la nomination du nouveau gouvernement, « le débat politique fait rage, (...) on a tendance à s'enflammer, à se disputer sur un des remèdes, qui est certaines hausses d'impôts », avait-il ajouté.
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Selon François Villeroy de Galhau, « il faut se poser la question de façon plus simple : quand une famille vit au-dessus de ses moyens et qu'elle n'arrive pas à boucler son budget, et c'est le cas de la France, on peut diminuer ses dépenses ou on peut augmenter ses recettes ».
« Le bon sens, c'est qu'aujourd'hui il faut faire les deux, il faut un cocktail bien proportionné des deux mesures. Ce n'est pas à la Banque de France d'en décider, c'est le débat démocratique avec le gouvernement et le Parlement. Je crois que la bonne proportion c'est une majorité d'économies de dépenses pour environ trois quarts, et un recours à certaines hausses d'impôts ciblées, justes, pour un quart », avait-il estimé.
Le gouverneur de la Banque centrale avait également suggéré de « regarder ce qui marche chez nos voisins », car « nous allons bientôt être le seul pays européen qui n'arrive pas à ramener sa dette sous 3% » et « nous ne sommes pas plus bêtes que nos voisins européens ».
Le 17 septembre, François Villeroy de Galhau avait suggéré « un effort exceptionnel et raisonnable sur certaines grandes entreprises et gros contribuables » afin de réduire les déficits.
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Nouvelle baisse de taux de la BCE la semaine prochaine
François Villeroy de Galhau a par ailleurs estimé ce mercredi « très probable » une nouvelle baisse de taux de la BCE la semaine prochaine, ajoutant que ce ne serait « pas la dernière ». « Une baisse est très probable » lors de la réunion de l'institution monétaire le 17 octobre, après une première baisse en juin, « et ça ne sera d'ailleurs pas la dernière », a indiqué le gouverneur de la Banque de France, ajoutant que « le rythme (de la baisse, NDLR) dépendra(it) de l'évolution du combat contre l'inflation ».
(Avec AFP)
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