En France, l'emploi salarié ralentit à nouveau au deuxième trimestre

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Le secteur de la construction continue d'être dynamique avec 5.000 créations d'emplois (+0,4%) ce trimestre.
Le secteur de la construction continue d'être dynamique avec 5.000 créations d'emplois (+0,4%) ce trimestre. (Crédits : Reuters)
Au deuxième trimestre, l'emploi salarié en France, départements d'Outre-mer inclus, a stagné au deuxième trimestre après une hausse confirmée à 0,2% sur les trois premiers mois de 2018, selon les données publiées ce 11 septembre par l'Insee. La baisse des contrats aidés dans la fonction publique explique, en partie, cette contre performance.

Si le secteur de l'emploi salarié en France se trouve en situation de création nette d'emploi pour le treizième trimestre consécutif, le chiffre publié par l'Insee pour le deuxième trimestre 2018 est le plus faible depuis le troisième trimestre 2015. L'économie française a crée 12.500 emplois net ce trimestre - avec un solde positif de 24.300 dans le privé et négatif de 11.800 dans la fonction publique -, contre 47.500 au premier trimestre. Il s'agit donc d'une stagnation (+0%) après une hausse de 0.2%.

Sur un an, la progression est de +0,8%, soit 207.600 créations (236.000 dans le privé et -28.300 dans le public), notamment en raison du dynamisme des services. En effet, comme depuis plusieurs mois, c'est le secteur des services marchands qui tire la majorité des créations d'emplois, même s'il ralentit lui aussi : +0,2% contre +0,3% au trimestre précédent, avec 23.400 créations ce trimestre.

L'intérim en repli, une première depuis l'été 2014

A noter que l'intérim, qui progresse fortement depuis plusieurs années, est en repli pour la première fois depuis l'été 2014, avec -2.900 postes au 2e trimestre 2018, en baisse de 0,4% contre une hausse de 0,3% au trimestre précédent. Sur un an, ce secteur reste en forte hausse (+6,5%) avec 49.500 créations nettes d'emplois.

Le secteur de la construction continue d'être dynamique avec 5.000 créations d'emplois (+0,4%) ce trimestre et 25.300 sur un an (+1,9%). L'emploi industriel recule légèrement (-0,1%) mais se maintient sur un an (+0,2%).

Ces chiffres définitifs du deuxième trimestre par rapport à l'estimation provisoire publiée en août sont revus à la baisse pour l'emploi privé de 6.700 dans l'intérim et les services non marchands, a précisé l'Insee.

(avec agences)

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a écrit le 11/09/2018 à 17:07 :
120 000 sur 5.500 000 cela représente 2.2% du total, et cela en cinq ans, c'est parfaitement ridicule et carrément insultant, Macron se fout du monde.Cela revient à éteindre un incendie avec un dé à coudre d'eau.
Réponse de le 13/09/2018 à 20:17 :
Mais non ils sont capable de passer à 0 chômeur. Avec la numérisation obligatoire, il suffit de mettre le serveur sur off et d'imposer au chômeur de s'inscrire à ce moment là. Personne ne pouvant s’inscrire il n'y aura pas de chômeur. C'est simple, facile et plus besoin de payer le chômage ce mois là. Faut le faire juste avant l'élection et le tour et joué. De toute façon Macron ne sera plus président en mai 2022... Faut pas qu'il se leurre, il n'a pas été élu, ce sont les autres qui ont été éliminés. Y a que lui qui croit encore que notre pays est une démocratie et pas une monarchie voir dictature !
a écrit le 11/09/2018 à 14:19 :
Que l'emploi privé fasse plus que compenser la baisse de l'emploi public est une excellente nouvelle. 28 300 emplois publics de moins en un an, à ce rythme l'objectif des 120 000 fonctionnaires en moins sur le quinquennat pourrait bien être atteint. Et cela reste un objectif relativement modeste dans un pays qui en compte 6 millions, rappelons le...
a écrit le 11/09/2018 à 11:37 :
alors que Les Echos écrivaient en juillet que les difficultés de recrutement des PME sont à des sommets.
on pouvait lire dans Le Figaro des 21 avril et 14 septembre 2016 que les entreprises ont du mal à recruter en CDI car les demandeurs d'emploi préfèrent les contrats temporaires mieux payés. une des explications du chômage, probablement (avec aussi l'insuffisance de création de jobs non qualifiés, de "faux jobs").
une bonne moitié des gens inscrits à Pole Emploi ne sont pas indemnisés. il y a notamment l'afflux des jeunes. il y a quelques années, le magazine Challenges avait fait un article disant que les nouveaux arrivants sur le marché du travail français ne se précipitent pas sur le 1er job venu. ils prennent du temps pour essayer de trouver un emploi conforme à leurs aspirations (et restent donc un bout de temps inscrits à Pole Emploi). cela semble cohérent avec le fait que le pourcentage de jeunes diplômés français sous-employés est bien inférieur à celui du UK, des USA ou de Suède/Irlande (étude du Chartered Institute of Personnel & Development, 2015).

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