En France, les défaillances d'entreprises pourraient décoller en 2022
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'activité a déjà commencé à rebondir dans les tribunaux de commerce.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'activité a déjà commencé à rebondir dans les tribunaux de commerce.
Reuters
Les tensions sur l'économie française se multiplient. Après la croissance atone du premier trimestre, beaucoup d'entreprises pourraient mettre la clé sous la porte. D'après les dernières prévisions dévoilées par Allianz Trade ce mercredi 18 mai, le nombre de défaillances devrait bondir de 15% en 2022 et 33% en 2023 en France. Ces projections demeurent néanmoins plus optimistes que celles de l'automne dernier. A l'époque, le géant de l'assurance-crédit tablait sur une envolée des faillites de 40% en 2022. Le prolongement des mesures du "quoi qu'il en coûte" et le plan de résilience au printemps dernier avec une rallonge de 7 milliards d'euros peuvent expliquer en partie ces révisions plus favorables.
Il faut dire que les dispositifs de PGE, chômage partiel, le fonds de solidarité et la mise en sommeil des tribunaux de commerce ont fait baisser artificiellement le nombre de procédures ces deux dernières années. Le déclenchement de la guerre en Ukraine et les difficultés d'approvisionnement mettent sous tension la trésorerie des entreprises. "Le pire est devant nous", a averti récemment le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.
Bien que le gouvernement planche déjà sur budget rectificatif pour l'été afin d'amortir le choc engendré par le conflit, l'enlisement de la guerre en Ukraine a considérablement assombri l'horizon économique pour les entreprises et les ménages. L'inflation a atteint 4,8% en avril et pourrait dépasser les 5% d'ici le mois de juin selon le dernier point de conjoncture de l'Insee.
Lire aussi 6 mnUne inflation à 6,8%, une croissance au ralenti : le scénario noir de Bruxelles pour l'économie européenne
À lire également
Entre janvier et mars, le nombre de défaillances d'entreprises s'est envolé de 35% par rapport au premier trimestre 2021. "Au premier trimestre 2022, la remontée des défaillances a été assez vive. Il faut néanmoins rappeler qu'il y a un effet de base par rapport aux niveaux très bas des années 2020 et 2021. Le rattrapage avait commencé à la fin de l'année 2021", a expliqué Maxime Lemerle, directeur de la recherche sectorielle interrogé par La Tribune.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
