En France, les salaires continuent de progresser plus vite que l'inflation
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Les salaires de base ont progressé plus vite que l'inflation au 2ème trimestre en France.
© Magali Cohen/Hans Lucas via reuters
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Les salaires de base ont progressé plus vite que l'inflation au 2ème trimestre en France.
© Magali Cohen/Hans Lucas via reuters
La tendance se poursuit. Au deuxième trimestre, les salaires de base ont, de nouveau, progressé plus vite que l'inflation en France, avec une hausse moyenne de 0,8% sur un an à fin juin en euros constants, a rapporté ce vendredi le ministère du Travail.
Dans le détail, avant déduction de la hausse des prix, l'indice du salaire mensuel de base a augmenté sur la même période de 2,9%, et de 0,6% sur le seul deuxième trimestre, précise le communiqué du département des statistiques du ministère (Dares). Par secteurs, la hausse sur un an atteint 3,4% dans l'industrie, contre 2,8% dans la construction comme dans le tertiaire. Le salaire horaire de base des ouvriers et employés (SHBOE), qui sert avec la hausse des prix pour le calcul de l'augmentation du Smic, a, lui, progressé de 0,9% en euros constants sur un an, toujours au deuxième trimestre.
Une tendance également observée par le cabinet Deloitte dans une étude publiée fin août. Selon ce dernier, le niveau moyen de ces augmentations est de 3,5% pour les ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise (OETAM), contre 4,6% l'an passé. Les salaires des cadres progressent presque autant, de 3,4%. Deloitte, qui a analysé plus d'un million de données individuelles issues de plus de 300 entreprises, relève « un fort recours à l'individualisation » des hausses de salaire en 2024. Les augmentations 100% individuelles concernent désormais une majorité de cadres (51%, contre 39% en 2023), et deviennent plus courantes chez les autres salariés (34% contre 25% en 2023).
Les salaires ont ainsi progressé plus vite que l'inflation pour le troisième trimestre consécutif, alors que la hausse des prix à la consommation a ralenti à 1,8% en août, passant pour la première fois depuis trois ans à moins de 2%. En effet, après avoir atteint 2,3% sur un an en juillet, la progression de l'indice des prix à la consommation s'est donc modérée en août du fait d'un « très net ralentissement des prix de l'énergie », selon l'Institut national de la statistique et des études économiques. Sur un mois cependant, l'inflation s'est établie à 0,5%, marquant une accélération par rapport au mois de juillet (+0,2%).
À la sortie de la crise du Covid-19, sur les dix-huit mois allant du troisième trimestre 2021 au premier trimestre 2023, les salariés avaient à l'inverse vu leur pouvoir d'achat rogné par une inflation qui était montée jusqu'à 6%, rappelle l'Insee. Un contexte qui avait obligé la Banque centrale européenne à augmenter ses taux d'intérêts, de quoi freiner davantage le pouvoir d'achat des ménages. Néanmoins, la BCE a de nouveau procédé a à une baisse de 25 points de son taux de dépôt la veille, qui atteint désormais 3,5%. Tandis que le taux de refinancement et le taux de facilité de prêt marginal s'établissent respectivement à 3,65% et 3,90%. Ce qui offre un léger bol d'air pour apaiser les tensions sur le crédit immobilier des ménages et les prêts aux entreprises. Elle avait déjà amorcé un assouplissement de sa politique monétaire lors de sa précédente réunion de juin.
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Cependant, même si les salaires ont pu progresser dans la plupart des pays de l'OCDE comme en France et reprendre même leur niveau d'avant covid, certains pays sont encore à la traîne. Ainsi, au premier trimestre 2024, « la croissance annuelle des salaires réels était positive dans 29 des 35 pays pour lesquels des données sont disponibles », d'après une étude de l'OCDE publié en juillet. Mais, dans 16 d'entre eux, les salaires demeurent inférieurs à leur niveau du quatrième trimestre 2019, avant la pandémie de Covid.
En Europe, ils ont notamment diminué en Belgique (-1%), en Allemagne (-2%), en Espagne (-2,5%) et en Italie (-6,9%), entre autres.
(Avec AFP)
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