Epargne : mauvaise nouvelle pour les PEL souscrits en 2025
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La rémunération du plan d'épargne logement va baisser au 1er janvier 2025.
Serge Tenani / Hans Lucas via Reuters Connect
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La rémunération du plan d'épargne logement va baisser au 1er janvier 2025.
Serge Tenani / Hans Lucas via Reuters Connect
[Article publié mercredi 18 décembre 2024 à 09h45, mis à jour à 13h15] En 2025, ouvrir un plan d'épargne logement (PEL) sera moins intéressant. À compter du 1er janvier, le taux d'intérêt nominal annuel de rémunération des PEL baisse d'un demi-point à 1,75%, selon un avis publié dans le Journal officiel, publié ce mercredi 18 décembre. Ce taux est ainsi dévalorisé pour les nouveaux souscripteurs après deux hausses successives : les PEL ouverts depuis le 1er janvier 2024 profitent d'un taux d'intérêt de 2,25%, contre 2% pour ceux ouverts en 2023, et 1% entre août 2016 et fin 2022.
Pour rappel, le taux de ce produit d'épargne réglementée, pensé pour permettre un projet immobilier, est déterminé au moment de l'ouverture du compte et reste le même pour toute sa durée de vie. Les ménages souhaitant ouvrir un PEL doivent effectuer un versement initial de 225 euros, puis d'au moins 540 euros par an avec un maximum de 61.200 euros.
Dans le détail, le contrat est de 4 ans minimum, prolongeable jusqu'à 10 ans, puis le souscripteur peut obtenir un prêt immobilier à un taux fixé d'avance, et dont le montant dépendra des sommes versées et de la durée. En cas de retrait anticipé avant les échéances convenues, le compte est immédiatement clôturé. En octobre, les encours sur PEL atteignaient 224 milliards d'euros, au plus bas depuis avril 2015, selon les données de la Banque de France. C'est bien en deçà du pic à 291 milliards d'euros atteint en janvier 2022.
Selon Philippe Crevel, directeur du groupe de réflexion Cercle de l'Epargne, le PEL « restera moins attractif que d'autres produits d'épargne réglementée », comme le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS).
« Ce produit censé faciliter l'acquisition de la résidence principale ne joue plus réellement son rôle », regrette aussi Philippe Clavel. « Au moment où le secteur de l'immobilier traverse une crise majeure, une reconfiguration de ce produit d'épargne qui a près de 60 ans s'impose ».
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Et l'expert d'ajouter que le Livret A et le LDDS « devraient connaître une baisse de leur rémunération le 1er février prochain mais celle-ci restera supérieure à celle du PEL », anticipe l'expert. En effet, le Livret A, l'un des placements préférés des Français, devrait également être moins intéressant en 2025. Si le taux du Livret A a été figé cet été à 3% jusqu'en février 2025, il devrait diminuer l'année prochaine. Et ce, en raison du reflux de l'inflation en 2024.
Cet automne, sur Radio Classique, le directeur général de la Caisse des dépôts (CDC), Eric Lombard, prédisait une baisse du taux de rémunération « autour de 2,5% » en début d'année 2025. Même si la Banque de France va proposer un nouveau taux au gouvernement courant janvier, ce sera au ministre de l'Economie de trancher. Ministre dont on ne connaît aujourd'hui toujours pas le nom, après la censure du gouvernement de Michel Barnier et la nomination de François Bayrou à Matignon.
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L'encours moyen d'un épargnant s'élève à 7.077 euros, bien loin de celui des détenteurs d'assurance vie qui s'établit, en moyenne, à plus de 100.000 euros. Mais pour rappel, il n'est pas possible de déposer plus de 22.950 euros sur son Livret A. En 2024, la collecte nette (solde des retraits et des dépenses) du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) atteint 19,5 milliards d'euros. Une manne financière qui est notamment utilisée par la Caisse des dépôts pour financer la construction de logements sociaux.
(Avec AFP)
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