Excès de normes : le gouvernement pressé d’éviter la contagion de la colère à d'autres professions
Fanny Guinochet
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Le ministre de l'Économie présente, ce mercredi, les résultats de la consultation lancée, l'automne dernier, sur la plateforme en ligne make.org. Plus de 30.000 personnes ont répondu. Parmi elles, de nombreux chefs d'entreprise (31%), de TPE, PME des artisans, des autoentrepreneurs (17%) mais aussi des particuliers, notamment des salariés (14%) ou encore des professions libérales (9%). Près de 39% des répondants sont des femmes, 61% des hommes. Ils viennent de toutes les régions.
Tous ont pris un peu de leur temps pour se connecter à la plateforme et coucher leur désidérata, leurs remarques et observations. Résultat ? Plus de 5.000 propositions très concrètes pour en finir avec le mille-feuilles administratif. En parallèle, le locataire de Bercy a consulté et entendu la plupart des grandes fédérations professionnelles et organisations patronales sur le sujet.
Que faut-il retenir de cette consultation ? Premier constat : les réponses montrent la très grande fatigue. Les dirigeants, comme les particuliers, sont usés de devoir se justifier auprès des administrations. Globalement, ils les trouvent beaucoup trop méfiantes envers eux et pas assez à leur service. En clair, ils se sentent trop jugés, pas assez accompagnés. Ils décrivent, par exemple, des liens difficiles avec les Urssaf.
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Leurs vœux ? Revenir au système de confiance implicite qui se pratiquait lors de la crise du Covid. A l'époque, l'administration partait du principe qu'une demande - de chômage partiel, d'aides par exemple - était forcément de bonne foi. Quitte à faire des contrôles à postériori.
Fanny Guinochet