Face aux députés, Jean Castex détaille le casse-tête de la relance

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(Crédits : Gonzalo Fuentes)
40 milliards pour l'industrie, 20 milliards pour la transition écologique... Jean Castex a égréné les priorités du gouvernement dans son discours de politique générale à l'Assemblée nationale. Le nouveau bras droit d'Emmanuel Macron tient deux fronts simultanés: celui de la relance obligatoire en pleine crise sanitaire, et celui qui garantit l'image de réformateur voulue par l'Elysée. Et de rappeler que sa mission tenait sur "600 jours".

Comme ses prédécesseurs avant lui, Jean Castex s'est livré ce mercredi 15 juillet à l'exercice du discours de politique générale que prononce le Premier ministre devant les députés. Pendant une heure au perchoir du Palais-Bourbon, le nouveau locataire de Matignon est monté au front pour énumérer les priorités de son gouvernement dans la France mise à l'arrêt pendant trois mois face à la pandémie de coronavirus. Décentralisation, emploi, haut commissariat au Plan, rôle de l'État... Jean Castex va employer ses "600 jours" avant la fin quinquennat pour résoudre le casse-tête de la relance, tout en affichant l'image du rénovateur voulue par l'Élysée.

Choisi par Emmanuel Macron pour mener cette bataille économique et sanitaire, son allocution intervient au lendemain de l'interview télévisée du président de la République; un exercice traditionnel du 14 juillet finalement reendossé, moins de deux ans avant les prochaines élections de 2022. Mais c'est Jean Castex qui tient les avant-postes : « Ce plan de relance aura bien sûr un coût pour les finances publiques. Mais l'austérité budgétaire ne saurait être la réponse », a assumé le Premier ministre face à des élus portant tous un masque rendu obligatoire dans les lieux publics clos.

Un plan de 100 milliards supplémentaires: la flambée de la dette

Et de vouloir aussi rassurer sur les 100 milliards d'euros à nouveau débloqués (en plus de 460 milliards déjà décidés) : « C'est une grande innovation par rapport à la crise 2008 ; (car) ce plan bénéfice d'un soutien exceptionnel de l'Union européenne ».

Aussi, à la question de savoir qui financera les nombreuses dépenses de l'Etat visant à éteindre la flambée dangereuse de la dette publique, Jean Castex l'a assuré : "Il n'est pas envisageable, dans le contexte que nous traversons, de demander aux Français un effort fiscal supplémentaire".

Selon le gouvernement, la dette publique devrait avoisiner les 121% du PIB cette année, contre 98,1% fin 2019.

La dette due à la crise "fera l'objet d'un cantonnement", a rappelé le Premier ministre, c'est-à-dire d'un traitement à part avec un remboursement étalé sur le long terme via une ressource dédiée.

A lui seul, le déficit de la sécurité sociale devrait dépasser les 50 milliards d'euros cette année, notamment du fait des mesures de chômage partiel prises pour préserver l'emploi.

"C'est évidemment considérable mais nous devons faire la part des choses : ce qui relève d'une dégradation conjoncturelle liée aux circonstances exceptionnelles de la crise n'a pas vocation à peser sur nos niveaux de couverture sociale et sera donc financé dans le cadre de la dette Covid", a assuré Jean Castex.

En revanche, "ce qui révèlerait une dégradation plus structurelle de nos comptes sociaux exigera des mesures de retour vers l'équilibre", a-t-il prévenu, renvoyant à la rencontre de vendredi avec les partenaires sociaux pour "définir une méthode et un calendrier".

40 milliards pour l'industrie

Premier volet des 100 milliards, Jean Castex a annoncé que le gouvernement consacrera 40 milliards d'euros à la reconstruction de l'industrie. "Notre industrie s'est affaiblie. (...) Nous sommes aujourd'hui trop dépendants de nos partenaires extérieurs, et insuffisamment présents sur certains secteurs stratégiques. Nous consacrerons, dans le cadre du plan de relance, 40 milliards d'euros pour que cela change", a-t-il dit dans sa déclaration de politique générale.

Lire aussi : Mondialisation: la dépendance industrielle de la France à la Chine a explosé en 20 ans

 "Dépenser sans transformer, c'est de la dépense courante. Dépenser en transformant c'est de l'investissement pour l'avenir", a soutenu Jean Castex.

"Une réorganisation de l'État"

Figure de la France locale, l'ancien maire de Prades (Pyrénées-Orientales) a aussi promis "une nouvelle étape de la décentralisation". Cette étape devra passer, comme l'a ébauché le Premier ministre, par "une réorganisation de l'État". Nouveauté par rapport à son prédécesseur Edouard Philippe, Jean Castex donne dans son discours la couleur des "territoires" à de nombreuses mesures. La nouvelle ère ouverte par Emmanuel Macron entend ainsi instaurer "une organisation territoriale de l'État, au niveau des départements".

Aussi, Jean Castex a indiqué que toutes les créations d'emploi de fonctionnaires qui seront autorisées par le projet de budget pour 2021 seront affectées dans les services départementaux de l'Etat et non les administrations centrales. "Une révolution", a prononcé, toujours impassible, Jean Castex depuis le perchoir face aux 577 élus de la Chambre.

"Toutes les créations d'emploi qui seront autorisées par le projet de loi de finances pour 2021 seront affectées, sauf exception justifiée, dans les services départementaux de l'Etat et aucun dans les administrations centrales", a affirmé le chef du gouvernement.

6 milliards pour les hôpitaux

Ensuite, Jean Castex a annoncé un plan d'investissement de six milliards d'euros dans le système de santé, venant s'ajouter aux 13 milliards d'euros de reprise de la dette hospitalière d'ores et déjà prévu par le gouvernement.

"L'objectif est de donner davantage de souplesse aux établissements, d'intégrer la qualité des soins dans les règles de financement des hôpitaux et des médecins de ville" et "de mettre l'accent sur la prévention", a-t-il précisé.

Lire aussi : Ségur de la santé : le gouvernement promet 6 milliards d'euros pour les salaires à l'hôpital et en Ehpad

Des repas à 1 euro pour les étudiants

Rappelant que 700.000 jeunes allaient arriver sur le marché de l'emploi au mois de septembre prochain, Jean Castex a détaillé plusieurs mesures pour ces nouveaux actifs en première ligne de la crise. Afin de "soutenir les étudiants, notamment les plus modestes, qui se retrouvent en difficulté avec moins d'accès aux petits boulots", le chef du gouvernement a annoncé que "dès la rentrée, les repas dans les restaurants universitaires seront à 1 euro pour les étudiants boursiers", contre 3,30 euros actuellement.

"Aménagement" de l'assurance-chômage

Au vue du contexte, le gouvernement préfère parler d'"aménagement" de la réforme de l'assurance-chômage prévue avant la crise du Covid-19, plutôt que de sa suppression. Ces points seront abordés vendredi dans le cadre de la conférence sociale, a indiqué Jean Castex.

Lire aussi : Assurance-chômage : une réforme floue pour 46% des Français

La réforme des retraites par point, "nécessaire"

Le nouveaux bras droit d'Emmanuel Macron, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, l'a aussi rappelé, il est "nécessaire" de mettre en œuvre la réforme des retraites universelle par points voulue par Emmanuel Macron, mais en la distinguant "très clairement de toute mesure financière, appelée parfois paramétrique".

"En matière de retraites, la crise nous invite plus que jamais à poursuivre nos objectifs vers un système plus juste et plus équitable (...) Cela implique clairement la disparition à terme des régimes spéciaux", a précisé le chef du gouvernement dans son discours de politique générale.

Craignant de nouveaux blocages, l'exécutif prend toutefois ses précautions : "je proposerai aux partenaires sociaux comme aux parlementaires que la concertation reprenne afin d'améliorer le contenu comme la lisibilité de cette réforme nécessaire, en la distinguant très clairement de toute mesure financière", a expliqué Jean Castex mercredi.

Selon les estimations dévoilées mi-juin par le Conseil d'orientation des retraites, le déficit du système de retraites devrait approcher cette année le niveau record de 30 milliards d'euros.

Accélérer la mise en place la participation et de l'intéressement dans l'entreprise

Emmanuel Macron l'avait déjà évoqué. Son Premier ministre devra plancher sur la mise en place de nouveaux dispositifs permettant de généraliser la participation et l'intéressement des salariés d'une entreprise. "Je souhaite que le dialogue social s'empare sans délai des questions du partage de la valeur dans les entreprises et prévoit les conditions d'une relance de la participation et de l'intéressement", a-t-il déclaré.

Écologisme plutôt que décroissance

Autre mesure phare annoncée, le déblocage de 20 milliards d'euros pour "faire de l'économie française la plus décarbonée d'Europe". La formule s'est voulue slogan. Devant l'Assemblée nationale, le nouveau chef du gouvernement a proposé de mobiliser "plus de 20 milliards d'euros pour la rénovation thermique des bâtiments, pour réduire les émissions des transports et de nos industries, pour produire une alimentation plus locale et durable, pour soutenir les technologies vertes de demain comme les batteries, pour mieux recycler et moins gaspiller".

Dans le détail, le Premier ministre a affirmé qu'il prévoira "un plan vélo très ambitieux" et "contractualisé" avec les collectivités, ajoutant que d'ici à la fin 2021, tous les territoires devront être dotés de "contrats de développement écologiques".

"En matière de logement, en finançant leur projet de rénovation thermique ; en matière de transport, grâce à la prime à la conversion, mais aussi en structurant mieux le marché de l'occasion et en s'appuyant sur la location longue durée", a ajouté le chef du gouvernement, qui a également mis l'accent sur le développement d'une alimentation "de qualité, locale, accessible dans toutes les villes et villages de France".

M. Castex a par ailleurs promis la mise en place d'un moratoire pour l'installation de nouveaux projets de centres commerciaux dans les zones périurbaines "pour lutter contre l'artificialisation des sols", neuf mois après l'abandon par le chef de l'État du méga-projet contesté d'EuropaCity au Nord-Est de Paris.

"Nos entreprises doivent évoluer, et les investissements massifs du pacte productif vont les y aider", a encore lancé le Premier ministre. "A nous de concilier transition écologique et pouvoir d'achat", a-t-il ajouté, rappelant que les travaux allaient commencer pour mettre en œuvre les propositions de la Convention citoyenne pour le climat.

"L'écologie n'est pas l'apanage d'une génération, d'une classe sociale, des quartiers de certaines villes ou d'un parti. L'écologie, c'est notre affaire à tous. Elle doit être créatrice de richesses", a exhorté M. Castex, qui a dit "croire en la croissance écologique, pas à la décroissance verte".

Lire aussi : Convention climat: "La philosophie n'a jamais été celle d'une décroissance radicale"

Éviter un nouveau confinement coûteux

Tandis que, sans traitement disponible du Covid-19, le spectre d'une deuxième vague plane toujours sur la France, le Premier ministre a rappelé l'annonce d'Emmanuel Macron rendant le port du masque "dans les lieux publics clos" obligatoire. Il a également promis "une intensification de notre politique de dépistage".

"Ce que nous devons par-dessus tout éviter, c'est un retour à des formes strictes et larges de confinement, dont nous connaissons désormais le coût", a aussi glissé le locataire de Matignon dont la tâche s'annonce complexe pour concilier relance et réforme, reprise et sérieux budgétaire.

Lire aussi : Le Macron nouveau est-il arrivé ?

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 17/07/2020 à 20:44 :
Depuis déjà plusieurs jours on nous martèle qu'il vous reste moins de 600 jours de travail pour votre gouvernement, cela signifie t'il que vous démissionnerez mi janvier 2022? Que faites vous jusqu'à mi mai date des élections?
a écrit le 17/07/2020 à 10:33 :
La mission que s'assigne le nouveau chef du gouvernement n'est pas facile dans le contexte de poursuite de crise sanitaire liée à la COVID 19. Et il faut avoir un certain courage pour aller au front des résolutions d'une crise devenue sociale, économique au lendemain des autres manifestations notoires, telles celles des gilets jaunes. Cependant, en tant que contribuable sensée être non impactée, je m'inquiète tout de même de l'équation consistant à accompagner l'arrivée de notre nouveau ministre d'une enveloppe de 100 milliards d'euros supplémentaires à accorder au plan de relance de notre économie. En gros, l'attribution lisible est la suivantes : 40 milliards pour reconstruire l'industrie ( à rendre moins dépendante de la Chine et inciter à relocaliser, ou du moins à ne pas poursuivre le mouvement de délocalisation engagé depuis plus de 20 ans) : 40%, 6 milliards pour l'hôpital et renforcer la qualité des soins : 6%, 20 milliards pour "l'écologisme plutôt que la décroissance " : soit 20%. J'obtiens un total de 66 milliards d'euros d'attributions à peu près lisibles et on déduira que les autres mesures vont accaparer les 34 milliards restant de cette enveloppe. A ce stade, le discours déclamé sur un ton volontariste s'inscrit dans une certaine continuité des politiques publiques menées pour fonder l'espoir d'une écologie mieux intégrée, plus présente à l'amont d'une redéfinition de l'économie. Il en va de la survie de notre société, et l'enjeu de la transition écologique est de faire émerger un nouveau pacte social, pour plus de solidarité et n'oublier personne...Mais, voilà, je regrette surtout que l'on accable les français de l'annonce d'un déficit public encore en accroissement prévisionnel. Et c'est ce dernier point qui mériterait d'être approfondi car au regard des retraites, nombreuses d'entre elles ne sont plus versées, si on en juge le nombre de décès important dans les EPHAD qu'il va falloir maintenir en exercice, par exemple... Le plan de relance ne devrait-il pas s'effectuer en parallèle d' une mise au point des gaspillages inutiles ... A débattre donc, dans la conciliation et l'échange... Je rêve et j'en ai conscience, qu'un jour un discours de politique générale puisse être plus éclairé, et donc plus clair, pour inspirer la confiance en l'avenir ! Et ce dernier sentiment n'est malheureusement pas au rendez-vous aujourd'hui...alors que la pandémie continue à sévir.
a écrit le 16/07/2020 à 19:33 :
Imposer le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics fermés, donc par "contagion" (!) bientôt dans les entreprises, ne peut que relancer la panique et gêner un peu plus la reprise... On aura donc la covid ET encore moins de financement pour lui résister. Très judicieux...
a écrit le 16/07/2020 à 19:17 :
Toutes mes félicitations LaTribune... Le casse tete de Castex ... 😁 perso j'aime beaucoup
a écrit le 16/07/2020 à 14:44 :
Moi, je rassure notre premier Ministre. Pour moi ce n'est pas un casse-tête cette relance. C'est tout simplement pour le CAPITALISME qui revient en force.
a écrit le 16/07/2020 à 14:41 :
c'est sur que faire de la relance lorsque la priorité est la laïcité et de lutter contre l'islam, c'est pas facile.
a écrit le 16/07/2020 à 9:25 :
Tous ces milliards distribués, sont des jeux à somme nulle. Cela ne fait qu'entretenir l'illusion, que l'état peut faire quelque chose pour éviter la décroissance. Mais rien ne se perd, rien ne se crée, c'est un principe fondamental de la physique. Comme je dis toujours, l'argent ne se mange pas.
a écrit le 16/07/2020 à 9:15 :
Lagarde avait le concept de rilance rigueur relance, juju et jeannot vont nous faire de la ruinance ou ruilance. L'emploi des jeunes se fera sur le dos de celui des vieux,et des comptes sociaux, comme d'hab, le repas a un euro dégagera des moyens pour que les étudiants puissent payer des loyers exorbitants pour des studettes, , la rénovation énergétique va continuer a enrichir des margoulins. Faire et défaire est le travail des gouvernements, en même temps
a écrit le 15/07/2020 à 21:29 :
Il a oublié d'annoncer des aides aux agriculteurs retraités pour financer l'achat de couronnes dentaires. Ce sont leurs enfants qui doivent les payer et ils en ont marre.
Réponse de le 16/07/2020 à 10:51 :
Ben non il a surtout oublié de préciser que les retraites vont baisser pour tout financer !
a écrit le 15/07/2020 à 21:28 :
Il a oublié d'annoncer des aides aux agriculteurs retraités pour financer l'achat de couronnes dentaires. Ce sont leurs enfants qui doivent les payer et ils ont marre.
a écrit le 15/07/2020 à 19:02 :
Ce sont de bonnes nouvelles pour les pays migratoires.
Réponse de le 17/07/2020 à 19:01 :
Mais si, mais si, puisqu'on vous dit et qu'on le vous répète "on a en besoin".

Si vous pensez pas cela, c'est le RXT qui s'applique (Racisme, Xénophobie, Stigmatisation)
a écrit le 15/07/2020 à 18:32 :
"Dépenser sans transformer, c'est de la dépense courante. Dépenser en transformant c'est de l'investissement pour l'avenir",... Soit! Combien avons-nous à ce jour dépensé sans transformer? Je crois que je ne saurais citer à ce jour, et depuis le début de cette crise sanitaire, une seule dépense de "transformation". Là est le gros, gros, très gros problème! On peut se réfugier derrière l'image de l'incendie et des seaux d'eau, mais les français ont plutôt bien vécu ce confinement, et apparemment ont fait quelques économies sur le dos de l'état en faillite! Les hésitations du gouvernement et l'impuissance publique sont les causes de notre déclassement.
Réponse de le 15/07/2020 à 19:07 :
Les prêts garantis peuvent être considérés comme des investissements ainsi que le chômage partiel qui permettent de faire repartir l'activité et l'emploi.
a écrit le 15/07/2020 à 18:28 :
"Par ailleurs, le coût des repas pour les boursiers dans les restaurants universitaires sera d'un euro".

Bon, par contre à ce prix la ce sera pas du Bio déjà qu'avec 3,30€ ...
a écrit le 15/07/2020 à 18:16 :
"En matière de logement, en finançant leur projet de rénovation thermique"

Oui, mais :

Augmenter les aides à la rénovation énergétique permet certes de massifier les travaux, notamment chez les ménages les plus modestes. Mais cela occasionne aussi des effets d’aubaines et les cas de fraudes de la part d’entreprises véreuses s'envolent. A la fin 2019, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) enregistrait une augmentation de 20% des plaintes de consommateurs escroqués, sur le seul secteur de la rénovation énergétique. Selon Bercy, cette triste statistique découlait en partie de l’augmentation des Coups de pouce chauffage et isolation, ces aides privées reposant sur les certificats d’économies d’énergie (CEE), largement plébiscités par les ménages. Certaines primes Coup de pouce ont d’ailleurs depuis été rabotées, pour décourager les entreprises fraudeuses. A compter de ce mercredi 15 juillet, les forfaits de MaPrimeRénov’ pour les travaux d’isolation thermique par l’extérieur vont passer de 100 euros par mètre carré de surface isolée à 75 euros pour les ménages très modestes. Et de 75 euros à 60 euros par mètre carré pour les ménages modestes. Par ailleurs, la surface de murs isolés éligible à l’aide sera plafonnée à 100 mètres carrés, “afin d’éviter les surfacturation”, précise l’Anah.

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