Fonction publique : les syndicats réfléchissent (eux aussi) à une grève
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La CGT fonction publique et l'UIAFP-FO ont appelé à des mouvements de « grèves » (photo d'archive).
Reuters
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La CGT fonction publique et l'UIAFP-FO ont appelé à des mouvements de « grèves » (photo d'archive).
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Rendez-vous est donné à 16 heures ce mardi, par visioconférence. Les huit organisations syndicales représentatives de la fonction publique vont échanger sur les modalités de « mobilisation » à mettre en place. Celle-ci pourrait prendre la forme de grève.
À l'issue d'une rencontre tendue avec le ministre de la Fonction publique jeudi dernier, la CGT fonction publique et l'UIAFP-FO ont appelé à des mouvements de « grèves ». Les deux premiers syndicats du secteur ont même évoqué l'hypothèse de mobilisations début décembre. Christian Grolier, secrétaire général de l'UIAFP-FO, avait exprimé son désir de « travailler avec l'intersyndicale la plus large possible ».
Plusieurs autres organisations ont d'ailleurs déjà fait part de leur volonté de se joindre à ces initiatives. Interrogée vendredi sur France Info sur son soutien à la grève, la secrétaire générale de la CFDT, ne s'est pas positionnée dans l'immédiat. Marylise Léon a toutefois indiqué que « rien n'(était) exclu ».
Si les syndicats sont autant remontés, c'est à cause de récentes mesures annoncées relatives aux fonctionnaires. Et plus particulièrement deux d'entre elles, qui figurent dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). D'une part, la réduction de 100% à 90% de l'indemnisation des congés maladie des fonctionnaires. Et, d'autre part, l'instauration de trois jours de carence non payés, au lieu d'un actuellement, lors de ces absences - hors pathologies lourdes.
Plusieurs organisations ont réclamé l'abandon de ces mesures jeudi dernier lors de la réunion avec le ministre de la Fonction publique. Mais Guillaume Kasbarian n'a pas cédé. Ce sont, à ses yeux, « deux mesures de responsabilité », justifiées par une situation budgétaire « critique pour les finances publiques ».
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Ces mesures permettraient à l'exécutif de réaliser 1,2 milliard d'euros d'économies, sur les 60 milliards visés au total. L'objectif derrière est de réduire le déficit public, qui devrait atteindre 6,1% du produit intérieur brut (PIB) en 2024, contre 4,4% initialement attendus. Le gouvernement entend le ramener à 5% dès 2025.
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Le ministre de la Fonction publique a toutefois lâché du lest. À la suite de la réunion avec l'intersyndicale, il a reculé sur le projet de fusion des catégories historiques de fonctionnaires (A, B et C). « Ce projet-là (...) a été mis de côté », a confirmé Guillaume Kasbarian. Ce qui s'est révélé comme l'une des seules notes positives de la rencontre, selon plusieurs représentants syndicaux.
(Avec AFP)
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