Guillaume Kasbarian écarte le projet de fusion des catégories de fonctionnaires
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Au lendemain d'une réunion tendue avec les syndicats, le ministre de la Fonction publique a annoncé ce vendredi l'abandon d'un projet de fusion des catégories A, B et C.
Elément structurant des carrières des 5,7 millions d'agents publics, le système de catégories classe les fonctionnaires selon leur niveau de diplôme. Leur suppression était l'une des mesures phares d'une réforme du prédécesseur de Guillaume Kasbarian, Stanislas Guérini, qui souhaitait la présenter à l'automne. Et ce, avant que la dissolution de l'Assemblée nationale ne mette un terme à ce projet.
La catégorie C, la moins bien rémunérée, est accessible sans diplôme, avec un CAP, un BEP ou un brevet des collèges, la catégorie B avec un baccalauréat et la catégorie A avec un niveau Bac+2 ou Bac+3, selon les branches de la fonction publique. Mais de nombreux agents sont aujourd'hui trop diplômés par rapport à la catégorie dans laquelle ils exercent.
Guillaume Kasbarian a également confirmé le gel de la valeur du point d'indice en 2024, le mécanisme qui sert à calculer le salaire de base des fonctionnaires.
Deux des principaux syndicats de fonctionnaires, FO et la CGT, ont appelé jeudi à la « grève » après l'échec de la réunion avec le ministre, et une semaine de tensions consécutive aux annonces du gouvernement de réaliser de nouvelles économies pour la fonction publique, à hauteur de 1,2 milliard d'euros.
Plusieurs représentants ont quitté le ministère avant la fin de la réunion, et la moitié des organisations ont appelé à construire des « mobilisations » dont les modalités devraient figurer au menu d'une nouvelle réunion de l'intersyndicale mardi à 16h.
Les économies de 1,2 milliard d'euros font partie d'un plan d'économies additionnelles d'un total de 5 milliards d'euros dévoilées le 27 octobre par le gouvernement dans le cadre d'un budget en cours d'examen à l'Assemblée. Un premier débat est prévu mardi en commission des Finances, où les députés macronistes, de droite et du Rassemblement national (RN), ont déposé des amendements pour réduire la prise en charge des arrêts maladie des fonctionnaires.
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Elles ont été annoncées dans un contexte budgétaire tendu, alors que le déficit public de la France va déraper à 6,1% du PIB en 2024, selon le projet de loi de finances de fin de gestion présenté en Conseil des ministres mercredi. Par ailleurs, le gouvernement envisage de supprimer quelque 2.200 postes de fonctionnaires dans son projet de budget, actuellement examiné par l'Assemblée nationale, afin de réduire le déficit public à 5% en 2025.
(Avec AFP)
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