Le FMI valide la trajectoire budgétaire du gouvernement
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La priorité, selon le FMI : « la rationalisation des dépenses courantes », en particulier celles de l'administration publique et de la Sécurité sociale.
Yuri Gripas
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La priorité, selon le FMI : « la rationalisation des dépenses courantes », en particulier celles de l'administration publique et de la Sécurité sociale.
Yuri Gripas
Dans son rapport annuel sur la France, l'institution de Washington juge le projet de redressement des finances publiques « adéquat », alors que le déficit a dérapé à 5,8 % du PIB en 2024. « Malgré les efforts pour contrôler les dépenses, l'orientation budgétaire a de nouveau été expansionniste en 2024 », rappelle le FMI. Loin des 4,4 % initialement prévus, le déficit s'est établi à 5,8 % du PIB, alimenté par la hausse des dépenses courantes.
Le gouvernement s'est engagé à ramener ce chiffre sous la barre des 3 % d'ici 2029. Mais les pistes concrètes d'économies pour 2026 n'ont pas encore été présentées. Elles devraient l'être ce mardi par le Premier ministre François Bayrou.
« L'ajustement budgétaire à moyen terme envisagé par les autorités est adéquat pour renforcer les finances publiques et doit être soutenu par (...) un ensemble de mesures crédibles et bien conçues », souligne le rapport.
La priorité, selon le FMI : « la rationalisation des dépenses courantes », en particulier celles de l'administration publique et de la Sécurité sociale. L'institution reconnaît néanmoins que les compromis s'annoncent délicats, en raison du contexte politique intérieur et international. Le gouvernement Bayrou ne dispose pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale. Parmi les options à l'étude figure notamment celle d'une « année blanche » en 2026, avec le gel des pensions et de certaines dépenses au niveau de 2025, sans revalorisation liée à l'inflation.
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Malgré les tensions budgétaires, « l'économie française a fait preuve de résilience » en 2024, estime le FMI. Il salue aussi « la désinflation qui progresse bien », avec une inflation ramenée à 1 % en juin (contre 2,5 % un an plus tôt), et un « marché du travail qui reste robuste », marqué par une baisse du nombre de demandeurs d'emploi au premier trimestre 2025.
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