Guyane : des centaines de personnes interpellent le gouvernement

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Santé, éducation, justice, sécurité, immigration: le collectif Pou Lagwiyann Dekole (Pour que la Guyane décolle) a répété les revendications qu'il portait lors du mouvement social en mars et avril dernier.
Santé, éducation, justice, sécurité, immigration: le collectif Pou Lagwiyann Dekole (Pour que la Guyane décolle) a répété les revendications qu'il portait lors du mouvement social en mars et avril dernier. (Crédits : Charles Platiau)
Six mois après le mouvement social qui avait paralysé le territoire, les Guyanais appellent le président Macron a tenir les engagements pris par son prédécesseur. Le collectif Pou Lagwiyann Dekole (Pour que la Guyane décolle) regrette l'absence d'un temps de rencontre avec le gouvernement.

Président différent mais revendications identiques pour les Guyanais. Près de 300 personnes se sont rassemblées mercredi soir à Cayenne à l'appel du collectif Pou Lagwiyann Dekole (Pour que la Guyane décolle) pour réclamer au président Macron qui arrive jeudi le respect des accords de Guyane signés après le mouvement social qui a paralysé le territoire au printemps, a constaté l'AFP.

> Lire aussi : Crise en Guyane : cinq graphiques pour comprendre la colère

Les différents mouvements qui composent le collectif se sont succédé en tribune, place des Palmistes, pour appeler la population à se mobiliser jeudi lors d'une marche dans Cayenne, au moment où le président sera à Maripasoula, une commune défavorisée du sud-ouest guyanais.

Santé, éducation, justice, sécurité, immigration: le collectif a répété les revendications qu'il portait lors du mouvement social en mars et avril dernier. "Le social se meurt, la délinquance demeure", pouvait-on lire sur une banderole.

Le spectre du mouvement social d'avril

Le mouvement s'est conclu le 21 avril par l'Accord de Guyane, par lequel l'ancien gouvernement a acté un plan d'urgence de 1,08 milliard d'euros, signé des accords sectoriels et "pris acte" d'une demande de 2,1 milliards d'euros de mesures supplémentaires.

"On attend qu'il respecte ses propres paroles", a déclaré Davy Rimane, membre du collectif, rappelant que lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait déclaré: "Je respecterai les accords de Guyane et j'irai même plus loin".

Le chef de l'Etat vient dire "qu'il tiendra ces engagements", a assuré l'Elysée, avec un objectif: "prendre les problèmes à la racine".

Le collectif Pou Laguiyann Dékolé a aussi réclamé que le chef de l'Etat les reçoive lors de son séjour guyanais. Mercredi soir, ils n'avaient aucune réponse.

"[Emmanuel Macron] va regarder les Guyanais de haut"

Les participants ont également déploré qu'Emmanuel Macron ne fasse selon eux "que survoler la Guyane", puisqu'il se rendra à Maripasoula puis à Kourou en hélicoptère, sans jamais utiliser les routes particulièrement détériorées du territoire. "Il va regarder les Guyanais de haut", a déploré M. Rimane.

Il a aussi ironisé sur les travaux en cours pour la venue du président. "On bouche les trous, on repeint, on répare. On sait le faire en une semaine mais on ne sait pas le faire le reste de l'année ?". Le média Guyane 1ère a révélé qu'à Maripasoula, pour soustraire aux regards du chef de l'Etat une maison plutôt vétuste, des panneaux de contreplaqué ont été installés devant l'habitation.

Dans un communiqué, les maires de Guyane ont annoncé, de leur côté, qu'ils n'iraient pas accueillir le chef de l'Etat et ne participeraient pas au dîner républicain prévu, pour dénoncer "l'absence d'un temps de rencontre" entre eux et Emmanuel Macron.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 27/10/2017 à 12:09 :
Comme le PRESIDENT hollande l'a toujours prétendu, ses engagements n'engageaient que les personnes qui les croyaient.....
a écrit le 27/10/2017 à 12:09 :
Comme le PRESIDENT hollande l'a toujours prétendu, ses engagements n'engageaient que les personnes qui les croyaient.....
a écrit le 27/10/2017 à 5:12 :
Les gyuannais vont bientot realiser que les promesse. c'est du vent.
a écrit le 26/10/2017 à 12:18 :
4,8 milliards en 2016
25 sur 5 années.
50 sur 10 années.
Nos grandes fortunes vont faire un bond dans le palmarès mondial !
L'Outre-mer, quoi c'est ?

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