JO Paris 2024 : Budapest se retire de la course !

N'ayant pas le soutien de la population, la capitale hongroise a décidé de retirer sa candidature pour l'organisation des Jeux olympiques en 2024. Paris et Los Angeles ne sont plus que les deux villes en lice.
Fabien Piliu
Budapest se désiste. Elle n'est plus en lice dans la course à l'organisation des Jeux olympiques en 2024.
Budapest se désiste. Elle n'est plus en lice dans la course à l'organisation des Jeux olympiques en 2024. (Crédits : Alexander Russy)

Ce seront donc Paris et Los Angeles qui s'affronteront en finale le 13 septembre à Lima, jour de la désignation de la ville-hôte des Jeux olympiques et paralympiques de 2024.

Cette semaine, Budapest a en effet jeté le gant. Outsider face aux deux poids lourds, la capitale hongroise a préféré retirer sa candidature, sous la pression populaire et en particulier de Momentum, un tout jeune mouvement politique qui incarne la jeunesse hongroise désenchantée.

"Cette candidature cristallise les préoccupations des Hongrois sur la corruption, le sentiment que l'argent des contribuables est dépensé dans la construction de stades plutôt que d'hôpitaux et d'écoles", avait expliqué en décembre Andras Fekete-Gyor, le jeune meneur, âgé de 27 ans, de la campagne "Nolimpia" lors du lancement d'une pétition anti-JO qui a recueilli 266.000 signatures la semaine dernière. Soit le double du total nécessaire pour organiser en Hongrie un référendum populaire.

Pourtant, le comité de candidature hongrois vantait pourtant le budget « modeste » de cette candidature : 2,4 milliards d'euros.

Budapest, après Boston, Hambourg et Rome

Face à cette grogne populaire, Budapest a préféré jeter l'éponge sans attendre, après une réunion organisée mercredi Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, Istvan Tarlos, le maire de Budapest et le comité olympique hongrois.

Budapest n'est pas la seule ville à se retirer de la course. En juillet 2015, Boston avait été la première à se désister. En novembre 2015, c'est Hambourg faisait marche arrière après un référendum hostile à l'événement. Enfin, en octobre 2016, Rome quittait le bal des prétendants, après la décision de Virginia Raggi, la nouvelle maire de la cité élue quatre mois plus tôt, de ne pas « hypothéquer l'avenir de sa ville ».

Fabien Piliu