JO Paris 2024 : la campagne internationale peut commencer

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A partir de vendredi, le comité d'organisation de Paris 2024 coprésidé par Tony Estanguet peut lancer sa campagne de promotion à l'international.
A partir de vendredi, le comité d'organisation de Paris 2024 coprésidé par Tony Estanguet peut lancer sa campagne de promotion à l'international. (Crédits : DR)
Ce vendredi, les villes candidates à l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ont présenté la troisième et dernière partie de leur projet. Il est consacré à l'héritage, à la trace que peuvent et doivent laisser les Jeux. Paris, qui a présenté son nouveau slogan aujourd'hui, Los Angeles et Budapest peuvent commencer leur campagne de promotion à l'international.

Ce vendredi a été une date importante pour le comité d'organisation de Paris 2024. À triple titre. Comme ses concurrents de Los Angeles et de Budapest, il a remis au Comité international olympique (CIO) la troisième partie de son projet consacré à la trace et à l'héritage des Jeux, intitulé officiellement " Candidature File - Part III » / Games delivery, experience and venue legacy stage ".

Cette dernière partie est très importante. Elle doit faire la preuve que l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques ne se solde pas par des échecs financiers retentissants, échecs subis par la plupart des villes ayant organisé les précédentes éditions.

 " En 2005, alors que Paris faisait figure de favorite face à Londres pour les JO de 2012, la capitale britannique avait fait la différence sur cette question de l'héritage pour la jeunesse ", explique à La Tribune Guy Drut, membre du CIO et du comité paris 2024.

Pour convaincre les autres membres du CIO de choisir Paris le 13 septembre à Lima, le comité a donc peaufiné ses arguments, mettant l'accent sur les actions dans les écoles pour porter les valeurs de l'olympisme. Il devrait également insister sur le fait que l'organisation des Jeux permettra d'accélérer la transformation et la modernisation d'une partie de la banlieue nord de Paris avec la construction du village olympique sur l'Ile de Saint-Denis, qui sera ensuite transformé en logements, et celle de de nouveaux équipements. Il s'agit principalement d'un complexe de natation, qui sera situé à Saint-Denis et qui sera relié par une future passerelle au Stade de France, et d'une salle des sports de taille moyenne prévue à proximité de Bercy.

Un slogan en français et en anglais pour lancer la campagne de promotion à l'international

Une fois cette troisième partie du dossier remise au CIO, le comité Paris 2024 fera-t-il une pause. " Jusqu'au bout, et peut-être, ce que n'avions pas fait en 2012, nous continuerons à nous battre. Jusqu'à la dernière minute ", assure Guy Drut.

Le bleu de chauffe ne sera donc pas remisé, d'autant plus que les villes candidates ont été autorisées dès ce vendredi, à lancer leur campagne de promotion à l'international. Concrètement, elles pourront envoyer leurs ambassadeurs aux quatre coins du monde pour vanter les mérites de la candidature parisienne, utiliser les événements sportifs d'audience internationale pour s'exposer médiatiquement et surtout entrer dans le détail de leur dossier avec la centaine d'Olympiens appelés à voter au Pérou. Bref, il s'agira de faire du lobbying.

Avec quel slogan ? Après avoir opté pour " La force d'un rêve " pour la première partie de sa campagne, le comité d'organisation a choisi un slogan en anglais pour capter l'attention du plus grand nombre à travers le monde : " Made for sharing ". C'est plutôt bien vu. Il se décline bien évidemment en français  " Faits pour être partagés - pour ne pas froisser la fibre patriotique de ceux qui se jettent sur la moindre occasion pour tenter de gagner des voix dans les urnes. Sans surprise, le Front national a réagi par la voix de Florian Philippot, le vice-président du mouvement d'extrême-droite, qui s'est dit "choqué" par cette décision lors d'un entretien sur l'antenne de RTL ce vendredi. " Avec ce choix, on renonce au statut international du français ", a-t-il déclaré. Pitoyable. Peut-être faudrait-il que le marketing soit enseigné à l'Ecole nationale d'administration (ENA), où Florian Philippot a été formé.

Par ailleurs, il serait intéressant de savoir si les membres du Front national qui parcourent le monde pour tenter de récolter des fonds permettant de financer la campagne de sa présidente se contentent de la langue de Molière pour convaincre leurs investisseurs. Espérons qu'ils en profitent pour défendre la francophonie. Pour mémoire, selon l'Organisation de la Francophonie, 274 millions de personnes parlent le français à travers le monde. Soit trois moins que le nombre d'anglophones.

Un projet porté par tous

Plus sérieusement, quelles sont les chances de Paris, qui a déjà essuyé des revers en 2008 et 2012 ?

" Par rapport aux précédents projets de candidature, l'organisation a radicalement changé. La candidature de Paris 2024 est avant tout sportive, et elle est soutenue par le monde politique. Un monde politique qui, une fois n'est pas coutume, a déclaré l'union sacrée. Les principales personnalités de droite et de gauche, tous les groupes au Parlement soutiennent ce projet.

C'est également le cas des principales syndicales. Le sport démontre une fois de plus qu'il porte des valeurs universelles, non clivantes. C'est un atout formidable. Par ailleurs, notre dossier est de qualité, car il respecte tous les critères économiques, sociaux, environnementaux et sociétaux. Paris 2024 porte des valeurs olympiques qui laisseront des traces dans notre société ", poursuit Guy Drut.

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Commentaires
a écrit le 10/02/2017 à 14:07 :
j aime bien dans l article le "projet porte par tous": les commentaires sont a 90 % hostiles aux JO. Pas une specificite de paris, les suisses ont aussi refusé les JO : chez eux il y a eut un referendum et les electeurs/payeurs ont dit NON
En france, je suis sur que ca serait pareil, mais heureusement, en republique bananiere de France, on demande pas son avis au quidam, on se contente de le faire payer !
a écrit le 04/02/2017 à 19:09 :
pour les parisiens c'est circulation alternée et vignette au nom de la pollution , mais les jo ça va aussi polluer et couter cher mais on n'en parle pas tout ce qui compte c'est la gloriole des élus qui vont porter l'affaire
a écrit le 04/02/2017 à 14:28 :
Le sport , c'est que du business.
Definitely.
a écrit le 04/02/2017 à 11:09 :
Laissez l'organisation Olympique financier leur propre evenement.
a écrit le 04/02/2017 à 10:45 :
Pour bien réaliser à quel point ces soit-disant jeux ne sont plus que le support d'une politique de connivence et de distorsion des législations existantes, permettant de satisfaire les "besoins" des uns et les rêves de constructivisme des autres en revendiquant l'exceptionnalité du dossier; on pourra noter que dorénavant les grands travaux, ou en tout cas les décisions les justifiant sont mis en oeuvre avant toute décision.
Ainsi, si vous ne pouvez emporter l'adhésion des parisiens pour des mesures encore plus attentistes à la majorité des citoyens que les précédentes, et ne trouves plus les marges de manoeuvre budgétaires pour camoufler la réalité de votre lamentable gestion budgétaire, lancer une candidature aux jeux et tout redevient possible...
C'est si vrai que l'organisation explique maintenant que plusieurs villes peuvent "gagner" en même temps... eh oui, l'important n'est plus de gagner mais de participer, non?
Grotesque.
a écrit le 04/02/2017 à 9:17 :
C'est l ambition des politiciens et des betoneurs
Dépenser des milliards alors que le pays est en faillite que Paris n'est pas sur dutout ??
a écrit le 04/02/2017 à 6:12 :
La grosse différence avec 2005, et on peut le percevoir en discutant avec les gens dans la rue, aux commentaires sur les divers forums, est qu'il n'y a presque pas de soutiens populaire aux JO.
Pour la simple et bonne raison du coût astronomique et également du contexte, je rappelle tout de même les incertitudes politiques énormes (on peut très bien avoir un président et une majorité ingouvernable type LR FN PS EN MARCHE, une vrai pétaudière à l'Espagnole...restée un an sans gouvernement...)

Outre le coût astronomique, dans un contexte où en plus ces incertitudes politiques et économiques font flamber le coût de notre dette de 2 200 milliards (l'oat est passé en moins de six mois de 0.10 à 1.10 %, faites le calcul en pourcentage), je viens de tomber sur un reportage d'ITELE sur les travaux engagés : à part un centre aquatique dans le 93, un centre nautique dans le 77 et l'arena club de rugby à la défense, pour le citoyen lambda j'ai envie de dire , rien !

Chers amis, vu comme nous n'avons plus de sous , il ne faut pas s'attendre, comme je le croyais en 2005, à des investissements massifs pour améliorer, par exemple, notre réseau de transport !

Oh que non !

Je rappelle les gouffres financiers des jeux d'Athènes, Barcelone, Sidney et même Londres pas si rentables que ça au final.

Et cerise sur le gâteau : l'insécurité . Manque de bol un dingue islamiste a fait un attentat à la machette au musée du Louvre.

Dévastateur en terme d'image, tout ça pour dire qu'il ne faut pas se leurrer, et malgré TRUMP , les JOa Paris, c'est finit, mort de chez mort, on ne les aura jamais et j'ai envie de dire, tant mieux !
Réponse de le 04/02/2017 à 8:13 :
Paris, ville sale, pas sûre et remplie de malfrats, aux transports saturés et vétustes, pollution, circulation impossible, alors non à des JO qui comme toujours laisseront une ardoise bien trop élevée pour 15 jours de pseudo-fête totalement dévoyée par le fric roi
a écrit le 04/02/2017 à 2:04 :
La France n'a pas une classe politique digne des JO
Il faut surtout pas qu'on organise les JO Car ce sera encore des pots de vins et des magouilles à tous les niveaux
On a plein de problèmes à régler avant
a écrit le 03/02/2017 à 22:49 :
Vu les décisions de Trump en matière d'entrée sur le territoire américain, j'espère que les villes américaines candidates sont d'office EXCLUES de l'universalité olympique !!!
a écrit le 03/02/2017 à 22:49 :
Vu les décissions de Trump en matière d'entrée sur le territoire américain, j'espère que les villes américaines candidates sont d'office EXCLUES de l'universalité olympique !!!
a écrit le 03/02/2017 à 21:29 :
Et à la fin des fins qui passera à la caisse pour boucher le déficit une fois que les requins se seront gavés ? Eh bien toujours les mêmes......c'est une certitude! Pour l'instant tout est merveilleux, des quartiers seront rénovés, les moyens de transport modernisés, Paris centre du monde pour 15 jours.....le reveil sera plus douloureux. Mais les promoteurs de ce magnifique projet ne seront plus là pour rendre des comptes....comme d'hab quoi!
Réponse de le 04/02/2017 à 6:17 :
Vous vous fourrez le doigt dans l'oeuil, comme dit plus haut, non seulement ça va coûter cher, mais on ne rénovera rien du tout !
Les gens s'attendent à quoi, à des rues propres et un Paris moderne, avec la population qu'on a, et avec l'état calamiteux de nos finances publiques .?!

Vous rêvez cher ami !

Cerise sur le gâteau : Made for Sharing, fait pour partage lol .

Encore un slogan anglais bisounours débile style je suis Charlie tiens.

Tout est nul dans ce projet du début à la fin, next !
a écrit le 03/02/2017 à 20:17 :
Quelles valeurs valeurs sont défendues par les J.O? La magouille fiscale? Les bénéfices pour le comité olympique? Les pertes pour le contribuable? Des déficits chroniques pour des installations inutiles après?
Les "sportifs" sont comme les politiques, ils ne comprennent pas que nous avons changé de siècle voir de millénaire. Ce n'est plus aux contribuables de payer le train de vie fastueux de certains, les châteaux ou les Stades ou autre Pour les J.O, c'est aux fédérations de payer et entretenir les installations avant et après, le personnel par les seules cotisations des adhérants et des entrées sans argent public.

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