« L'union » du Medef accueilli prudemment par les organisations patronales
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Patrick Martin, président du Medef (à gauche) et Michel Picon, dirigeant de l'U2P (à droite) (photo d'illustration)
Stephanie Lecocq
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Patrick Martin, président du Medef (à gauche) et Michel Picon, dirigeant de l'U2P (à droite) (photo d'illustration)
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Un engouement en demi-teinte. La CPME et l'U2P, deux des trois organisations patronales représentatives, ont accueilli prudemment cette semaine la proposition du président du Medef, Patrick Martin, de les associer au « collectif » qu'il veut construire pour promouvoir l'intérêt des entreprises dans le débat public.
De son côté, le Syndicat des indépendants (SDI), qui n'est pas une organisation représentative, a même osé dans un communiqué ce jeudi: « le Medef rejoint enfin le SDI », en « s'engageant également face aux dangers qui menacent les entreprises dans le contexte actuel de crise institutionnelle ».
« Pour autant », a noté le secrétaire général du SDI Marc Sanchez, « chacun devra conserver ses spécificités (...) et se garder de plaider pour les siens sans en mesurer les impacts sur les autres ».
Ces réponses font suite à un appel donné par Patrick Martin, à l'occasion de la Rencontre des entreprises de France (REF), organisée par son mouvement en début de semaine.
Dans son discours lundi, Patrick Martin a associé à ce « collectif » « toutes les organisations et associations patronales », estimant que « la période impose plus que jamais l'union ».
Pour mémoire, il y a eu quelques différends récemment, la CPME et le Medef jugeant ainsi « déloyale » la manière dont, une semaine après l'échec de la négociation sur l'emploi des seniors, en avril, l'U2P (entreprises de proximité) avait fait cavalier seul pour s'entendre avec quatre organisations syndicales sur le compte épargne temps universel (CETU). L'U2P, troisième organisation en nombre d'adhérents, souhaite aussi revoir les règles de représentativité, trop favorables au Medef, selon elle.
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Interrogé par l'AFP, son président Michel Picon a regretté d'avoir appris les intentions de Patrick Martin « par les médias », disant « ne fermer la porte à rien, ne pas refuser la main tendue », tout en se méfiant « des effets d'annonces de la REF ».
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Alors que Patrick Martin souhaite désormais rouvrir la négociation sur les seniors, Michel Picon a jugé que « c'est très bien, on verra sous quelle forme les choses se font ». François Asselin, président de la CPME, a dit « rejoindre Patrick Martin sur le fond », notant « qu'en dehors de nos sensibilités respectives, il n'y avait pas de sujets d'antagonismes ». Il a toutefois relevé que le travail d'influence pro-entreprises que prône le Medef, « c'est ce qu'on fait tous les jours ».
(Avec AFP)
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