« La dette est certes beaucoup plus élevée mais elle coûte beaucoup moins cher »
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Anthony Requin, dans la salle des marchés de l'Agence france trésor.
AFP, Eric Piermont
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Anthony Requin, dans la salle des marchés de l'Agence france trésor.
AFP, Eric Piermont
LA TRIBUNE - Vingt ans après la création de l'Agence France Trésor, comment ses missions ont-elles évolué ?
ANTHONY REQUIN - Elles sont intactes. Le cœur de mission de l'agence n'a pas évolué. La gestion de la dette et de la trésorerie de l'État sont restées les principales missions de l'AFT. En 2017, il y a un eu un rapprochement avec la CADES, la caisse d'amortissement de la dette sociale, en charge de financer et d'amortir la dette sociale en France, l'AFT étant désormais chargée de conduire les opérations de marché pour le compte de la CADES. Ce qui a plus évolué en revanche est la taille des encours de dette sous gestion, la taille et celle des montants à financer chaque année.
Comment les effectifs de l'AFT ont-ils évolué depuis une vingtaine d'années ?
Nous sommes actuellement 47, en comptant les effectifs de la CADES mis à disposition de l'AFT. Sur le périmètre pré-rapprochement CADES, l'Agence France Trésor en tant que telle emploie environ 40 personnes, soit 5 de plus qu'il y a 10 ans du fait du renforcement de certaines fonctions support (dans le juridique, l'informatique, le contrôle interne ou la stratégie).
Justement, vous manipulez des milliards avec une relative petite équipe ?
L'Agence France Trésor améliore et modernise continuellement sa structure, ses outils de travail, notamment informatiques, et ses procédures aux évolutions des pratiques de marché, ce qui lui a permis de faire des économies d'échelle considérables.
Comment les besoins de financement de l'Etat ont-ils évolué sur les deux dernières décennies ?
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Avant la grande crise financière de 2008, les programmes de financement de l'État étaient - autour de - mais légèrement inférieurs à 100 milliards d'euros par an. Il y a eu un changement de palier par la suite, avec une fourchette d'émission de titres à moyen long terme comprise entre 170 et 190 milliards d'euros au cours de la période 2009-2017. En 2019, on atteignait les 200 milliards d'euros et avec la crise Covid, on a atteint les 260 milliards d'euros.
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