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ÉconomieFrance

Le prochain gouvernement ne devra "n'augmenter ni les impôts ni la dette"

latribune.fr

Publié le 26 juin 2022 à 17:08 - Mis à jour le 27 juin 2022 à 00:00

Borne Macron

Elisabeth Borne et Emmanuel Macron.

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Ayant pris acte de sa défaite, le président a renouvelé sa confiance à la Première ministre Elisabeth Borne pour "mener l'action du gouvernement dans la durée". Elle devra lui présenter en fin de semaine prochaine des propositions en vue de former un nouveau gouvernement, qui devra porter la réforme des retraites et celle du plein emploi. Elle va consulter les groupes de l'assemblée nationale à l'exception du RN et de LFI qui "ne s'inscrivent pas comme des partis de gouvernement", a précisé le président dans un entretien à l'AFP.

Opération clarification avant de nouvelles consultations pour pallier l'absence de majorité absolue: Emmanuel Macron, qui a "confirmé" samedi sa confiance à Elisabeth Borne, a chargé la Première ministre de sonder les groupes parlementaires afin de former un "gouvernement d'action" début juillet.

Le président de la République cherche à reprendre la main depuis le revers des législatives qui le place dans une situation politique compliquée. Il a opéré une série de mises au point, sur la base des résultats des premières consultations avec les responsables politiques menées par l'exécutif cette semaine.

Fin des spéculations

La première est celle du choix du chef du gouvernement qui va conduire la politique. "Voyant à la fois les refus et les disponibilités" qui se sont exprimés lors des premiers échanges avec les forces politiques, "j'ai décidé aujourd'hui de confirmer ma confiance à Elisabeth Borne", a expliqué le chef de l'Etat dans un entretien samedi à l'AFP.

Cela met fin aux spéculations sur son éventuel remplacement nées notamment du silence sur son sort lors de l'allocution du président mercredi: Elisabeth Borne, avec qui Emmanuel Macron s'est entretenu samedi, sera bien, sinon l'architecte, du moins le maître d'oeuvre du nouvel édifice politique.

La semaine prochaine, elle va sonder les groupes politiques à l'Assemblée nationale sur un "accord de gouvernement", leur éventuelle participation à un tel gouvernement, leur position sur le vote de confiance à son gouvernement, fixé a priori au 5 juillet, ainsi que sur leur vote du budget de l'Etat à l'automne prochain.

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Un "gouvernement d'action"

"A mon retour du G7 et de l'Otan (qui se tient jusqu'à jeudi, ndlr), la Première ministre me soumettra des propositions pour une feuille de route pour le gouvernement de la France sur les prochains mois et les prochaines années, et également pour la composition d'un nouveau gouvernement d'action au service de la France que nous mettrons en place dans les premiers jours du mois de juillet", a précisé le chef de l'Etat. Ce gouvernement pourra être rejoint par des représentants de forces politiques prêtes à coopérer avec la majorité.

Le "chemin" tracé "répond à ce que nous demandent les Français: du dialogue, du respect et de l'écoute pour répondre ensemble à leurs attentes et aux urgences", a aussitôt salué la Première ministre sur Twitter.

Autre rappel important: le chef de l'Etat a bien précisé que la base des discussions avec la Première ministre sera le "cadre du projet présidentiel et celui de la majorité présidentielle, qui pourra être amendé ou enrichi". Et ce, avec pour ligne rouge de "n'augmenter ni les impôts ni la dette".

"Sans totem ni tabou"

Ce qui devrait remettre sur la table l'épineux dossier de la réforme des retraites. Emmanuel Macron n'a pas renoncé à sa réforme visant à "faire travailler plus longtemps" les Français, "comme le font tous nos voisins, en tenant compte des conditions de travail et donc des règles de pénibilité, en prenant en compte les carrières longues". C'est, avec la réforme vers le plein emploi, "les deux grandes réformes que nous devons conduire dans la concertation, sans totem ni tabou, mais en gardant un cap d'ambition", estime-t-il.

Dernière clarification d'importance, sur le spectre des partenaires politiques envisagés. Le chef de l'Etat a écarté le RN et LFI du champ des partis de gouvernement : "Ce sera des communistes aux LR. Les Français ont accordé une légitimité aux députés RN et LFI et ces partis ont une formation politique. Je ne confonds pas les extrêmes mais par leur expression, leur positionnement - j'ai toujours été clair sur ce sujet -, ces formations ne s'inscrivent pas comme des partis de gouvernement".

La patronne des députés LFI Mathilde Panot a réagi dans la soirée: "Nous ne sommes pas un parti de SON gouvernement de la maltraitance sociale et de l'inaction écologique qui veut faire la retraite à 65 ans", a-t-elle répondu sur Twitter.

latribune.fr

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