Les cinq phrases à retenir du discours de François Hollande

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Le rituel est désormais bien rodé. Pour la sixième fois depuis le début de son mandat en 2012, François Hollande s'est exprimé ce lundi 7 septembre, de 11 heures à 13 heures, devant un parterre de plus de 200 journalistes réunis à l'Élysée. L'occasion pour le chef de l'État de préciser les positions de la France sur un ensemble de brûlantes questions de politique internationale. Mais aussi, sur le plan intérieur, de tenter de redorer son image aux yeux des Français, et d'améliorer une cote de popularité oscillant entre 18% et 27% selon les derniers sondages.
"Aujourd'hui en Syrie, ce que nous voulons, c'est connaître, savoir ce qui se prépare contre nous et ce qui se fait contre la population syrienne", a-t-il observé.
"Il serait inconséquent et irréaliste d'envoyer les troupes françaises au sol en Syrie", a en revanche estimé le président de la République: "la France serait seule et ce serait transformer une opération en force d'occupation", a-t-il expliqué.
L'issue de la crise est néanmoins politique et, "à terme, Bachar el-Assad doit partir", a estimé François Hollande.
Dans le cadre du mécanisme "permanent et obligatoire", que François Hollande espère que les ministres de l'Intérieur des Etats membres de l'Union européenne adopteront afin de soulager les trois pays européens en première ligne (Italie, Grèce et Hongrie) face à l'accélération de la crise migratoire, la France "fera sa part". Elle accueillera notamment 24.000 réfugiés -sur un total de 120.000- pendant les deux prochaines années. Un débat sera par ailleurs organisé "dans les jours qui viennent" au Parlement à ce sujet.
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François Hollande a également proposé l'organisation d'une conférence internationale sur la question des réfugiés, qu'il s'est dit prêt à accueillir à Paris.
Les baisses d'impôts concerneront notamment "plus de 8 millions" de foyers pour un montant total de "plus de 2 milliards d'euros", a-t-il ajouté. François Hollande a ainsi entériné que les baisses passeraient par l'impôt sur le revenu, comme c'était déjà le cas lors des deux précédentes mesures: en 2014 pour environ 1 milliard d'euros et en 2015 pour 3,2 milliards.
Cette réduction "sera financée par des économies. Il ne peut pas être question d'augmenter des taxes pour faire baisser les impots", et "il ne peut pas être question d'augmenter le déficit", a précisé le président. Le gouvernement a fixé la réduction du déficit public à 3,3% du produit intérieur brut (PIB) en 2016. "Ma responsabilité", c'est "qu'en 2017, on soit au dessous de 3%", a souligné François Hollande.
Le président de la République s'est par ailleurs dit "pas favorable" à un élargissement de la redevance aux objets connectés (smartphones ou tablettes), estimant qu'il "faut maîtriser l'appel à la contribution".
"Nous donnerons toute la place nécessaire à la négociation collective et aux accords d'entreprise pour permettre justement qu'il y ait une meilleure adaptation du droit du travail à la réalité des entreprises", a-t-il néanmoins promis. Il a également assuré que la durée légale du travail, fixée à 35 heures hebdomadaires, "ne changera pas" d'ici la fin du quinquennat.
Le président a néanmoins reconnu que la croissance de l'économie française, qui atteindra "sûrement un peu plus de 1%" en 2015 et "1,5% en 2016", ne sera "pas suffisante pour faire baisser le chômage" dès cette année.
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Et c'est justement sur ce terrain que la France va mener désormais son offensive et montrer l'exemple, a-t-il promis. Il s'agit notamment de préciser comment mettre en oeuvre la promesse formulée en 2009 au sommet de Copenhague: celle d'un transfert de 100 milliards de dollars par an des pays riches aux pays émergents à partir de 2020.
(Avec AFP)
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