Les "Gilets Jaunes" réclament "un gel immédiat" des prix des carburants

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(Crédits : Reuters)
Le collectif des "Gilets Jaunes Citoyens" a réclamé mardi un "gel immédiat" des prix des carburants et lancé une pétition de soutien à son initiative visant à freiner les effets de la flambée des cours du pétrole.

Rappelant que "le mouvement des « Gilets Jaunes » fait suite à la hausse des prix du carburant de 2018", le collectif co-fondé par Thierry Paul Valette estime dans un communiqué que "dans un contexte social compliqué, Emmanuel Macron ne doit surtout pas laisser la situation se compliquer" alors que "la flambée des cours (...) va provoquer une forte hausse des prix à la pompe de près de 5 centimes".

"Le président se doit de réagir très rapidement", poursuit le collectif. "Nous demandons donc le gel immédiat des prix du carburant. Nous ne devons surtout pas être les otages de cette flambée des prix".

"Notre mouvement des « Gilets Jaunes » n'est pas mort, la grogne existe toujours et très peu de réponses ont été apportées", met en garde ce collectif, qui veut présenter une liste emmenée par M. Valette pour les élections municipales à Paris en 2020.

Alerte sur les prix à la pompe

La flambée des cours du pétrole à la suite de l'attaque d'installations saoudiennes risque de se traduire par une hausse rapide des prix à la pompe, estiment certains professionnels, même si beaucoup d'inconnues demeurent dans un contexte très volatil.

Les cours du pétrole ont grimpé de 10% lundi matin, deux jours après des attaques contre des infrastructures pétrolières en Arabie saoudite qui ont entraîné une réduction de moitié de sa production. Le manque à produire représente 5,7 millions de barils par jour, soit environ 6% de l'approvisionnement mondial.

"On peut s'attendre assez rapidement à une augmentation de l'ordre de 4 ou 5 centimes" parce que "les grandes sociétés répercutent au jour le jour l'évolution des prix sur le marché de Rotterdam sur l'essence et le gazole", a déclaré Francis Duseux, président de l'Union française des industries pétrolières (UFIP).

"Quand vous payez 1,50 euro sur un litre d'essence, vous avez à peu près 50 centimes de matières premières, de raffinage et de distribution", le reste étant constitué de taxes diverses, a-t-il rappelé. C'est donc cette fraction d'environ un tiers du prix à la pompe qui suit l'augmentation des cours.

"Si cette hausse se maintient, même si ça n'est que de 5%, c'est sûr qu'il va y avoir une influence sur les prix, qui va être un peu modérée en fonction des concurrences locales parce que tout le monde se regarde. Mais comme la marge de manœuvre n'est vraiment pas grand-chose, ça va se voir à la pompe", juge pour sa part Francis Pousse, du Conseil national des professions de l'automobile (CNPA).

Un "feu de paille" ?

Francis Pousse estime toutefois "impossible" de prédire la hausse que subira l'automobiliste cette semaine. D'autant que, dans un contexte très volatil, les cours peuvent modérer leur hausse très rapidement ou au contraire flamber en cas d'embrasement militaire.

"Si cette envolée est un feu de paille et que ce soir on a déjà largement réduit le +10% (de hausse des cours) qu'on avait ce matin, la conséquence va être mesurée sur les prix à la pompe", relativise M. Pousse.

Le sujet est d'autant plus sensible que c'est le prix des carburants qui avait déclenché à l'automne 2018 le mouvement des "gilets jaunes", qui s'est ensuite étendu à d'autres revendications.

"Cinq centimes (de hausse), à supposer que ça reste à ce niveau, c'est tout à fait considérable. C'est peut-être ce qu'il y a de plus inquiétant pour les Français", a souligné Francis Duseux.

Les prix à la pompe sont toutefois actuellement plus modérés qu'ils ne l'étaient à l'époque. Le gazole valait autour de 1,41 euro le litre début septembre, contre 1,53 euro en octobre dernier.

Le pays est toutefois à l'abri d'une rupture d'approvisionnement, selon M. Duseux:

"On a en France trois mois de stocks de réserve, c'est la loi qui nous oblige à posséder dans des stockages trois mois de la consommation de l'année précédente".

"Au cas où l'approvisionnement en brut deviendrait un peu plus tendu, je pense qu'il n'y aurait pas de problème pour continuer à approvisionner les Français dans les stations-service ou pour remplir leur cuve de fioul domestique", a-t-il assuré.

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a écrit le 18/09/2019 à 14:41 :
C’est un rapport qui tombe mal. Alors que la crise en Arabie saoudite fait craindre une envolée du cours du pétrole dont les effets sur le prix à la pompe pourraient rapidement se faire sentir - on parle d’une augmentation de 5 centimes d'euros par litre - dans l’Hexagone, le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) préconise de “reprendre une trajectoire d’augmentation de la fiscalité carbone”, dans un rapport paru ce mercredi 18 septembre. Un vrai pavé dans la mare du gouvernement qui s’était résolu à supprimer la hausse de la taxe carbone prévue en 2019 - en raison de la violente crise sociale des Gilets jaunes à l’automne dernier. Aujourd’hui, le niveau de la taxe est de 44,6 euros par tonne de CO2. Mais le CPO juge ce chiffre insuffisant pour “parvenir à la réduction de 40% des émissions (de gaz à effet de serre, ndlr) en 2030 par rapport à 1990.”

Pour cela, l’organisme public, qui dépend de la Cour des comptes, a imaginé deux scénarii : le premier, “modéré”, suivrait à la lettre la loi de transition énergétique pour la croissance verte votée en 2015 qui prévoit d’atteindre le montant de 100 euros par tonne de CO2 en 2030. La reprise de la trajectoire carbone se traduirait alors en pratique par une hausse annuelle de 1,1 à 1,3 centimes d’euros par litre de carburant. Une hausse qui s’ajouterait à une éventuelle autre augmentation liée à une évolution du prix du baril de pétrole. Si ce premier scénario peut inquiéter les automobilistes, la seconde simulation du CPO a clairement de quoi les affoler. L’organisme imagine que la taxe carbone atteindrait le montant de 250 euros par tonne de CO2 à l’horizon 2030. Ce qui signifierait une hausse annuelle comprise entre 5,6 et 6,5 centimes d’euros par litre d’essence !
a écrit le 18/09/2019 à 12:57 :
En parlant d'augmentation :


Les tarifs de dépannage sur l’autoroute vont augmenter. C’est la conséquence d’un arrêté du ministère de l’économie et des finances, publié mercredi 18 septembre au Journal officiel. Pour une voiture, dont le poids total autorisé en charge (PTAC) ne dépasse pas 1,8 tonne, le prix du remorquage va passer de 126,93 euros à 130,06 euros. Pour les véhicules supérieurs à 1,8 tonne, il faudra désormais s’acquitter de 160,82 euros, contre 156,95 euros auparavant. Ces nouveaux tarifs entreront en vigueur dès jeudi 19 septembre.

Cette augmentation, d’environ 2,4%, est largement supérieure à la précédente. En 2018, les pouvoirs publics s’étaient contentés d’une hausse de 1,8%, les tarifs passant de 124,83 euros à 126,93 euros. Ce forfait inclut le remorquage jusqu’à un garage ou une aire de repos, mais également le dépannage sur place, si la situation le permet. Sur l’autoroute, seuls les professionnels agrémentés sont autorisés à intervenir pour dépanner les automobilistes. A la suite d’un appel d’urgence, un dépanneur doit en principe intervenir en moins de 30 minutes.
Réponse de le 20/09/2019 à 7:49 :
Veuillez restez sérieux, prenez l'option dépannage 0km et vous ne paierez rien ce sera l'assurance... Là on parle du prix a la pompe !!!
a écrit le 18/09/2019 à 7:32 :
Il faut d'urgence qu'ils aillent en Arabie négocier les prix
a écrit le 18/09/2019 à 7:20 :
Je souscris ......
des hausses repercutées immédiatement , des baisses qui trainent et pendant ce temps là les compagnies et le gouvernement s'en mettent plein les poches !
On se fout de nous .......
a écrit le 18/09/2019 à 1:35 :
Les GJ ont une courte vue, mais on peut comprendre que leurs problémes quotidiens ne leur permettent pas de penser à long terme.
S'ils voulaient VRAIMENT que ça change, ils devraient se satisfaire d'un pétrole cher, inabordable qui ferait s'effondrer le capitalisme, ou plutôt le système financier qui a dévoyé le capitalisme.
Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel, la croissance non plus et les réserves de pétrole sont finies. Notre "vieux" Monde ne peut que s'effondrer. A chacun d'en prendre conscience et d'agir en conséquence, de s'adapter, anticiper, sinon le réveil risque d'être brutal.
Réponse de le 18/09/2019 à 7:21 :
....merci de nous apporter la lumière Saint valbel .!
Réponse de le 18/09/2019 à 9:50 :
L'utopisme mène à la dictature et à l'asservissement de l'homme.
a écrit le 17/09/2019 à 23:36 :
bloquer les prix, c'est reculer pour mieux sauter, regarder les autoroutes avec SRoyal : gèle des prix, rattrapage 2 ans après, négocié par un certain EM. bloquer les prix, c'est pour mieux vous extorquer par la suite. Il vaut mieux sortir de cette dépendance énergétique liée aux hydrocarbures.
Réponse de le 18/09/2019 à 7:21 :
Pas faux ......
a écrit le 17/09/2019 à 20:10 :
J'ai entendu y a une heure que le baril avait redescendu, y aura donc +5cts pendant une journée à la pompe puis +0 ?
Réponse de le 18/09/2019 à 7:23 :
Vous révez : une hausse est immédiate , une baisse peut prendre des semaines : c'est un principe physique......comme les orages .......!
a écrit le 17/09/2019 à 19:13 :
Vraiment n'auriez -vous plus rien à dire? Ces gens n'ont rien à voir avec les gilets jaunes, ce sont des extrémistes politisés depuis longtemps, le problème c'est la tolérance de la République pour cette pollution. Est-ce qu'ils servnet au pouvoir?
a écrit le 17/09/2019 à 19:09 :
Et l’apéro pour tout le monde et un chèque vacances?😂😂😂
a écrit le 17/09/2019 à 17:50 :
La hausse des carburants ressentie est consécutive à la vie chère mais a été mise en vedette, et reprise. Le véritable problème qui touche tout le monde sans exception, c'est la vie chère dans tous les domaines et principalement dans l'alimentaire. Les fruits à partir de 2.2 LE kg (et fruits sans goût) huile à partir de 1.50, comment voulez-vous qu'une famille modeste de 4 à 5 personnes n'ayant comme revenu que 1200 euros puisse vivre convenablement ? il faut enlever la TVA, remettre les promotions, faire des prix cassés sur l'alimentation et peut être que tout rentrera dans l'ordre. Les grandes surfaces retrouveront peut être leur client et tout ira un peu mieux pour les couches pauvres et moyennes
a écrit le 17/09/2019 à 17:27 :
Quelques centimes….. Au moins + 5 ou 6 minimum ; Manquerai plus que nos écolos de salon rajoute en plus de la taxe carbone et nous voilà encore mal barrés. En fait cette action de pure spéculation pétrolière, va ramener à zéro les quelques euros lâchés gracieusement par le gouvernement ces derniers mois. Et, oh divine TVA, cela va rapporter au gouvernement, sur le produit une augmentation automatique de revenu.
a écrit le 17/09/2019 à 17:17 :
Les GJ nous sur-polluent déjà suffisamment la planète depuis près d'une année : feux, embouteillages, dépenses sécuritaires, dégradations, etc. On en vas pas baisser les taxes pour que ces nombrils puissent établir de records de vitesse entre deux pompes à essence.
En manque d'idées, leur grande prêtresse Marine, opportuniste, fait dans la communication comme d'habitude.
a écrit le 17/09/2019 à 16:08 :
Les GJ s'agitent et s'alarment en surfant sur les hausses de PA obtenus en début d'année.
Qui peut leur reprocher de se battre pour leur porte monnaie qd ttes les corporations s'y mettent pour défendre et maintenir leur privilèges de futurs retraités.
D'autant que les outils existent et se nomment taxe flottante sur les PP. utilisée avec succès ds les années 2000 par le gouvt Jospin.
a écrit le 17/09/2019 à 16:04 :
Les gilets jaunes ne sont plus assez nombreux pour exiger quoi que ce soit.Une hausse de 5 centimes est encore supportable pour une population qui s'équipe exclusivement en SUV!La priorité de Macron ,c'est de continuer a désendetter le pays,alors pas de cadeaux fiscaux absurdes.D'ailleurs les cours du pétrole redescendent déja,personne n'a intéret a les voir monter dans un contexte de fragilité économique
a écrit le 17/09/2019 à 15:57 :
Pas d'autres informations plus intéressantes que celles concernant les GJ ?
a écrit le 17/09/2019 à 15:30 :
Quand les cours du pétrole baisse on nous dit qu'il faut 3 à 6 mois pour que cela se répercute sur le prix à la pompe en raison des stocks de carburant déjà acheter à un cours plus élevé. Par contre quand le pétrole augmente il augmente dans les 2 à 3 jours à la pompe... Que fait le ministre des transports face à ce foutage de g... !!! Après on s'étonne que les gens sont en colère! De plus il serait très intéssant de voir l'évolution du prix à la pompe chez nos voisins européen. Vous aurez une sacré surprise. Voici un article qui ferait le buzz!
a écrit le 17/09/2019 à 15:19 :
faire partie d un pays le plus taxé dans la zone euro laisse perplexe. TIPP nos routiers observent
a écrit le 17/09/2019 à 14:18 :
Pour qui voyage en Europe , tout le monde peut constater que l'essence est plus cher dans les pays à forts prélèvements. Cet été, le diesel était à 115.9 cents en Autriche du côté de reutte / Innsbruck et moins de 110 cents au Luxembourg. Chez nous, c'était déjà du 135.9 voire plus. Le problème ne vient pas des hausses ou rares baisses mais de la fiscalité. Point barre. Aux USA, Australie et autres pays développés, le prix du carburant va de moins de 90 cents à rarement plus de 1€.... problème français sur seul une baisse de la fiscalité peut remédier.mais, shhh, faut pas dire que le problème vient des taxes....
a écrit le 17/09/2019 à 13:59 :
La sur le sujet du coût du carburant à la pompe je suis d'accord avec le collectif GJ, il faut une vraie prise de conscience que l'essence, le diesel ne peuvent pas augmenter indéfiniment ! non, non et renon ! Oui à un gel ou un moratoire sur le prix de l'essence et du diesel pour trois mois ! On ne doit pas relancer une baisse de la croissance et un retour de l'inflation en France ! NON,NON et encore NON!
a écrit le 17/09/2019 à 13:58 :
Non monsieur :
5 centimes ce sont des cacahuètes ; pour une voiture qui consomme 1000 litres par an soit fait dans les 12 0000 kms annuels : ça représente 50 euros sur l'année soit meme pas 3 litres de RICARD ( jaune itou ) .
Alors apprenez à gérer : face à une hausse , trouvez une baisse équivalente de vos dépenses par exemple sur votre forfait téléphone et internet !
Réponse de le 17/09/2019 à 14:20 :
Chez Total Access de Dinard. Le diesel a déjà pris 3 cents depuis hier...a ce rythme ce sera plus 20 cents fin octobre et non pas 5 cents.
a écrit le 17/09/2019 à 13:29 :
Àbelkader ben Salam est l'allié du gilet jaune !
a écrit le 17/09/2019 à 13:06 :
Le problème c'est que le lobby pétrolier attendait ces hausses et ne va pas se priver à les préserver le plus longtemps possible, c'est comme cela qu'il faut regarder l'économie avec le recul indispensable englobant tous les acteurs et leurs intérêts pour le phénomène.
a écrit le 17/09/2019 à 12:30 :
Baisser les taxes sur les carburants, pour augmenter le déficit (la France a le record dans la zone euro) ou d'autres impôts?
Pour faire payer encore aux autres? Belle mentalité.
a écrit le 17/09/2019 à 12:23 :
Ils n'ont qu'à revendre leurs SUV pour des voitures plus en rapport avec leurs moyens….. |o(
a écrit le 17/09/2019 à 11:54 :
ce qui aurait du sens serait de revenir sur les hausses de TICPE infligées, sous prétexte de taxe carbone et d'alignement (évidemment par le haut) des fiscalités de l'essence et du gazole, par Macron début 2018 (donc avant les GJ) et par Hollande début 2017. Ca ferait -4ct/litre d'essence (-5ct avec la TVA) et -10ct/litre de gazole (-12 ct avec la TVA).
Réponse de le 17/09/2019 à 13:12 :
Etant donné que 100% de notre consommation est importée et que le prix du brut est mondial, ce qui aurait du sens c'est le retour au prix unique des carburants. L'Etat déciderait mensuellement du prix qui serait alors le même dans toutes les stations de France. Voilà qui serait un gage d'égalité territoriale et de simplicité.

Et plutôt que le prix de vente, ce seraient les taxes qui s'ajusteraient, avec un taux de 80% , il y a de la marge.

Les plus anciens se souviennent que ce système de prix unique a fonctionné en France jusque dans les années 70 et qu'on trouvait alors des pompes à essence partout.
a écrit le 17/09/2019 à 11:41 :
Il parait que ça fait retrouver les prix de mai et juillet pour le gazole et l'essence, c'est donc pas énorme, 10cts ou 20 serait plus ennuyeux.
Les GJ devraient demander aux pays du Golfe se s'entendre, pour modérer les excès de volatilité des cours du pétrole, faire la paix, la bise pour apaiser le climat. Y a eu une légère baisse de production, l'Opep ayant analysé en 2018 une baisse de demande en 2019. Les USA sont autonomes ça fait un consommateur de moins sur le marché (un jour ce sont les USA qui vont nous approvisionner ? Gaz, pétrole, en voilà !). Co-voiturons ?
Réponse de le 17/09/2019 à 12:47 :
Cette nuit Trump avale sont troisième cheeseburger de travers. Elizabeth Warren est élue première présidente des USA.
Elle décide de reprendre a son compte l'accord signé par Obama et les USA prennent leurs distances avec un certain nombre de malfaisants de la planète (Bolsonaro, Erdogan, Salvini, MBS).
MBS rentre à la niche, sans les armées US il n'est rien.

On vote aujourd'hui en Israel pour le parlement (véridique). Les israéliens virent Netanyahu et c'est Benny Gantz, qui l'emporte (possible, les sondages sont partagés). Il décide d'arréter la politique colonialiste et hystérique de son prédécesseur et de travailler pour la paix plutôt que la guerre.

Rien qu'avec ça, le moyen orient aurait une toute autre gueule, plus sympa, plus apaisée, plus stable.

Et c'est à peine de la politique fiction. Tout est possible, plausible et vraisemblable. Je ne crois pas que l'histoire doit tout aux hommes providentiels mais je dois reconnaître que certains personnages sont des plaiesmajeures pour le reste de l'humanité.
a écrit le 17/09/2019 à 11:13 :
Quelle bande d'utopistes ces GJ!
Comme si le monde tournait autour d'eux.
Réponse de le 17/09/2019 à 16:29 :
Oh pas si fous les artistes !!
Souvenez-vous, le gouvt a débloqué 10 milliards pour tenter de les calmer...
a écrit le 17/09/2019 à 11:12 :
Les élections européennes ont montré qu'ils ne représentent rien. Arrêtez de leur donner de l'importance. Au demeurant, bloquer les prix en France alors que c'est le prix mondial qui augmente est une demande d'une stupidité particulièrement remarquable.
a écrit le 17/09/2019 à 11:05 :
Il y a en général 3 semaines entre la remontée des cours sur le marché du brut et celle constatée aux pompes. C'est le temps d'acheminement, de raffinage et de distribution.

D'autre part 10% de hausse du brut (6 USD/bbl, soit 4 cent/litre) ne se traduit pas par 10% de hausse du produit raffiné, mais 6 à 7 centimes à la pompe.

On a connu cette année des variations du brut plus importantes qui sont passées inaperçues parce que graduelles.

Ce qui compte c'est de savoir si cette hausse du brut va perdurer et si elle va s'amplifier, auquel cas on dépassera de nouveau les 1.50€/l de diesel et 1.65 €/l d'essence.

L'état ne peut pas faire grand chose, il a été obligé de renoncer aux hausses prévues de TICPE de 12 centimes cette année et je pense s'en félicite aujourd'hui, car ce serait la révolte dans le pays.
Réponse de le 17/09/2019 à 12:01 :
"L'état ne peut pas faire grand chose, il a été obligé de renoncer aux hausses prévues de TICPE de 12 centimes cette année"
Si, il peut revenir sur les hausses déjà lourdes de taxes infligées aux 1er janvier 2017 & 2018 sous prétextes environnementaux et d'alignement (évidemment par le haut) des fiscalités des essences et du gazole... alors qu'il ne s'agissait que de rendement fiscal.
Il peut aussi encourager la conversion du parc automobile à essence au E85, peu taxé et dont le prix à la pompe est peu dépendant du cours du pétrole, en contenant très peu.
Réponse de le 17/09/2019 à 13:50 :
Et il pourrait aussi renoncer à toute taxe... ce qui ferait un trou dans le budget d'une soixantaine de milliards et un énorme poil de consommation de pétrole en plus.
Principe de réalisme budgétaire oblige, l'Etat n'est plus en mesure de baisser la TICPE et ce serait un très mauvais signe envoyé à la lutte contre le réchauffement climatique.

Pour ce qui est est de la conversion au E85, il pourrait effectivement détaxer l'achat et le montage des kit de conversion. Vous voyez que je ne suis pas si méchant... :-)

Plus haut j'ai même proposé le retour du prix unique, les taxes faisant office de variable d'ajustement..
Réponse de le 17/09/2019 à 14:06 :
Entre "pas de taxes" et être sur la seconde marche du podium européen juste derrière l'Italie (lorque le brexit aura eu lieu... mais les autres iimpôts en Italie sont plus faibles que chez nous, le taux de prélèvements obligatoires en Italie est 2,5 points plus bas qu'en France) il y a de la marge. Revenir sur les coups de pouce déjà immodérés de 2017 et 2018 nous ramènerait au niveau de taxes sur les carburants allemand. Et ce serait déjà largement suffisant.
Réponse de le 17/09/2019 à 17:40 :
@brun bd
Ne pas oublier que si le prix de la matière première augmente, le rapport de la TVA suit. L’essence et le gazole sont indirectement taxés au titre de la TVA. Son taux de 20% s’applique sur les produits hors taxes, et sur le montant de la TICPE. Le taux de la TVA est fixe au cours de l’année.
Donc l’état est toujours gagnant quand les cours du brut augmente.
a écrit le 17/09/2019 à 11:01 :
"Les GJ réclament"...mais dans quel monde de bisounours croient-ils vivre, ces gens là ?! Déjà, quand on est quelques centaines, on n'est pas en position de réclamer quoi que ce soit. Ensuite, même s'ils étaient des millions, je doute que leurs jérémiades aient la moindre influence sur les relations entre Iran et Arabie saoudite, sur le niveau de production décidé par l'OPEP, ou sur les volontés de représailles (ou pas) des USA.
Tout "le peuple" qu'ils croient être, ils ne peuvent pas influencer le prix du baril. Baisser les taxes ? Ils seront les premiers à hurler pour 5 euros d'APL en moins. Qu'ils mettent la même assiduité au travail que dans leur "collectif", et ils n'auront aucun problème à remplir leur réservoir !
Réponse de le 17/09/2019 à 12:33 :
L'augmentation des taxes sur l'essence de 2018, c'était pour financer la suppression partielle de l'ISF .L 'entourage d'EM le dit dans des documents révélés par Assange. On peut parfaitement revenir sur cette augmentation si on annule la suppression de l'ISF, ça n'a rien à voir avec les APL.
Réponse de le 17/09/2019 à 13:59 :
En ces temps, qui ne réclame rien, n'a rien.

Si les gilets jaunes n'avaient rien réclamé , votre carburant vous couterait (avant effet Houthi) 17 centimes de plus, vous paieriez des taxes sur vos heures sup, votre SMIC serait moindre et la croissance française en 2019 serait quasi nulle.

Les GJ savent évidemment qu'il n'ont aucune prise sur le prix du barril, par contre, sur le niveau des taxes...
Réponse de le 17/09/2019 à 17:51 :
le problème en France est que l'état de cède que face à la violence même si les revendications sont justifiées (comme l'abandon de la hausse délirante de la fiscalité sur les carburants). Il a ouvert cette boîte de Pandore en cédant sur NDDL alors que les recours étaient épuisés et qu'il y avait eu le référendum avec les résultats que l'on sait.

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