Les services postaux dans les territoires finalement pas rabotés
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Grâce à ce maillage, plus de 97% de la population se trouve à moins de 5 kilomètres ou à moins de 20 minutes d'un « point de contact » postal.
Charles Platiau
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Grâce à ce maillage, plus de 97% de la population se trouve à moins de 5 kilomètres ou à moins de 20 minutes d'un « point de contact » postal.
Charles Platiau
Le contrat de présence postale territoriale ne sera finalement pas amputé de 50 millions d'euros cette année. L'État maintiendra sa part pour l'année 2024 et les deux suivantes, a indiqué vendredi le journal Le Monde, citant une source au sein de Matignon. Pour rappel, le PDG du groupe La Poste, Philippe Wahl, avait affirmé fin septembre que ce contrat serait amputé de 50 millions sur 160 millions cette année, laissant présager une coupe similaire en 2025.
Interrogée par l'AFP, une porte-parole de La Poste a indiqué que le groupe avait été « informé du dépôt d'un amendement » en ce sens dans le projet de budget pour 2025.
Signé par La Poste, l'Association des maires de France (AMF) et l'Etat pour la période 2023-2025, ce contrat de présence postale territoriale vient compenser les pertes financières liées à la présence de 17.000 « points de contact » postaux (bureaux de poste, agences communales et intercommunales, France Services, etc.) sur la totalité du territoire. Grâce à ce maillage, plus de 97% de la population se trouve à moins de 5 kilomètres ou à moins de 20 minutes d'un « point de contact » postal.
Mais le coût de la mission d'aménagement du territoire de La Poste progresse plus vite que les ressources qui lui sont allouées pour la financer. « Dans les communes rurales, il y a énormément d'agences postales communales où La Poste paye une partie du salaire de l'employé communal, donc c'est un vrai drame pour l'avenir de ces points de contact », a souligné Philippe Wahl.
Selon l'AMF, depuis la signature du premier contrat de présence postale en 2008, « plus de 2,4 milliards d'euros ont été investis dans les territoires pour adapter et moderniser la présence postale et accompagner les clientèles les plus vulnérables ». En bénéficient « de manière prioritaire (...) les zones rurales, les zones de montagne, les quartiers prioritaires de la politique de la ville et les territoires d'outre-mer ».
« La CGT s'élève contre cette annonce qui va clairement à l'encontre des intérêts de la population et des postières et postiers dont l'emploi se trouve menacé », avait réagi le syndicat dans un communiqué, appelant « à faire du 1er octobre une grande journée de mobilisation pour le service public ».
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« Que ce soit du côté de la direction de La Poste ou de l'Etat (qui reste l'un des deux actionnaires du groupe (avec la Caisse des dépôts, ndlr)), les missions de services publics sont exclusivement prises sous le prisme des profits », a dénoncé de son côté Sud PTT. Le syndicat avait demandé dans un communiqué « un large débat sur l'avenir du service public postal, dans toutes ses composantes, bancaire, de communication, d'envois de courrier ou de colis, de présence territoriale ».
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La nouvelle avait également fait l'effet d'une bombe parmi les élus, souvent interpellés par leurs administrés sur la baisse du niveau de services publics dans les campagnes ou les zones périurbaines.
(Avec AFP)
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