Jeux olympiques 2024 : Paris veut vivre la nuit pour répondre aux défis logistiques
Alexandre Schmitt
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Logistique urbaine
Reuters
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Logistique urbaine
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La problématique ne date pas d'hier. A moins d'un an de l'ouverture des Jeux olympiques, la ville de Paris a toutefois décidé de reprendre en main le chantier de la livraison urbaine. Avec 500.000 colis et marchandises livrés chaque jour dans la capitale pour un peu plus de 2 millions d'habitants, sans compter l'ensemble des flux logistiques - chantiers, déchets, cantines -, la mairie a élaboré, dès juin 2022, une stratégie. Objectif, faire en sorte que l'acheminement jusqu'au dernier kilomètre soit le plus décarboné, le plus silencieux et le plus simple possible.
Un triple défi que l'adjoint (EELV) d'Anne Hidalgo, David Belliard, entend relever à 260 jours de la cérémonie d'ouverture. Son idée ? Privilégier les horaires décalés, tant pour désengorger le trafic routier, qui congestionne la capitale, que pour réduire les nuisances sonores pour les riverains.
Sur le papier, cette nouvelle méthode semble idéale pour répondre aux besoins des commerces. Les commandes sont délivrées en dehors des horaires d'ouverture, les commerçants ayant leurs colis prêts à être stockés ou mis en rayon. En outre, les horaires, tôt ou tardifs, permettent de réduire le trafic de poids lourds, qui peuvent circuler sur des chaussées dégagées.
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Sauf que cette solution représente un défi d'organisation d'ampleur. Des entrepôts, aux véhicules sans bruit, jusqu'à l'installation de sas de livraison, la Ville doit composer avec plusieurs facteurs. A commencer par le Code de la santé publique. Selon ce dernier, le bruit émanant d'une activité professionnelle ne doit pas dépasser les trois décibels en période nocturne, donc de 22 heures à 7 heures.
Alexandre Schmitt