Le gouvernement a annoncé samedi la mise en place d'un fonds de 75 millions d'euros pour 2025 afin d'aider les départements à améliorer les conditions de travail et la mobilité des aides à domicile.Le ministère chargé de l'Autonomie et du Handicap a annoncé samedi la création d'un fonds de soutien, présenté comme « pérenne », destiné aux départements pour améliorer la mobilité et les conditions de travail des professionnels de l'aide à domicile.
Instauré par un décret publié au Journal officiel vendredi, ce fonds - doté de 75 millions d'euros pour 2025 - avait été prévu par la loi « Bien vieillir » du 8 avril 2024. Il doit financer l'« acquisition ou la location de véhicules à faibles ou très faibles émissions », alors que 85 % des aides à domicile utilisent leur véhicule personnel pour se déplacer, parcourant en moyenne 200 km par semaine, selon le gouvernement.
Le fonds doit aussi permettre de soutenir des temps « de coordination, d'échange de pratiques et de soutien en équipe » pour rompre l'isolement des professionnels.
« C'est une avancée pour leurs conditions de travail, pour l'attractivité du métier, et pour la qualité de l'accompagnement des personnes âgées et des personnes en situation de handicap », a déclaré Charlotte Parmentier Lecocq, ministre déléguée à l'Autonomie et au Handicap, dans un communiqué.
Pas à la hauteur des enjeux
Bien que « très attendu », ce dispositif aura un impact « limité » pour les services et son financement n'est « pas du tout à la hauteur des enjeux », a commenté auprès de l'AFP Vincent Vincentelli, directeur des politiques publiques de l'Union nationale de l'aide, des soins et services aux domiciles (UNA). « C'est une mesure ponctuelle qui dépendra beaucoup de la volonté de chaque département », a-t-il ajouté, regrettant que le décret « ne porte que sur 2025 ».
Selon le ministère, une évaluation nationale de l'impact du fonds est prévue « avant le 30 juin 2026 ».