Macron prêt à affronter les syndicats pour porter l'âge de la retraite à 64 ans
Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Marqué à droite, le résultat des élections régionales et départementales conforte l'Elysée dans sa volonté de réformer. Pour couper l'herbe sous le pied des Républicains, « nous ne resterons pas immobiles », assurait l'entourage du chef de l'Etat, ce lundi 28 juin. Traduction : poursuivre les transformations en matière économique et sociale, traditionnellement très prisées dans l'électorat de droite. Le chef de l'Etat l'a souvent dit « la mère des réformes », reste celle des retraites.
À lire également
Aussi, dès le début du mois de juillet, le gouvernement a-t-il prévu de rassembler les partenaires sociaux, non pas dans le cadre d'une conférence sociale - « modèle éculé » pour l'Elysée -, mais d'une réunion de travail autour de la relance. « Celle-ci devrait se tenir probablement après le sommet de Porto... soit la semaine du 5 juillet », précise l'entourage du président. L'occasion d'évoquer le programme d'actions pour les mois restants avant la fin du quinquennat mais aussi pour les années à venir.
Cet échange ne sera pas une longue concertation dans laquelle l'objectif pourrait se perdre, précise l'Elysée qui a son point d'arrivée bien en tête : allonger le nombre de trimestres nécessaires pour obtenir une pension de retraite pleine, et donc décaler l'âge de départ bien au-delà de 62 ans, l'hypothèse de 64 ans tenant la corde. Ce qui pourrait générer 26 milliards d'euros d'économies d'ici 2026...
Fanny Guinochet