Manifestation de VTC : les chauffeurs réclament l'application de la loi sans délai

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Les manifestants réclament par ailleurs la création d'un tarif minimum, piste envisagée sous le quinquennat précédent.
Les manifestants réclament par ailleurs la création d'un tarif minimum, piste envisagée sous le quinquennat précédent. (Crédits : REUTERS/Charles Platiau)
La loi Grandguillaume avait durci l'accès au métier de VTC en donnant un an aux chauffeurs pour réussir l'examen commun VTC-taxis ou équivalence. La décision de la ministre des Transports actuelle, d'accorder un délai de trois mois supplémentaires aux chauffeurs, est contestée.

Des chauffeurs de VTC manifestaient vendredi matin dans le calme aux abords du Palais des congrès, porte Maillot à Paris, pour réclamer une application stricte de la loi régulant le secteur et de meilleures conditions de travail, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une centaine de voitures étaient garées vers 7h30 le long du Palais des congrès de la porte Maillot, où la ministre des Transports, Elisabeth Borne, était attendue dans la matinée pour la Journée internationale des assises de la mobilité.

Les chauffeurs étaient rassemblés dans le calme sur le côté du bâtiment, et les forces de l'ordre empêchaient toute intrusion sur le périphérique voisin.

"On est là pour montrer à la ministre que les chauffeurs sont présents, déterminés, et qu'ils veulent l'application de la loi", a déclaré à l'AFP Helmi Mamlouk, de FO-Capa VTC, qui réclame en outre "la reprise en main des négociations sur les tarifs et la fin de l'ingérence des plateformes".

Le délai accordé par le gouvernement jugé "inacceptable"

Votée fin décembre 2016, la loi Grandguillaume a durci l'accès au métier de VTC pour mettre fin au contournement opéré par plusieurs milliers de chauffeurs Loti (transport collectif à la demande). Elle donnait un an à ces derniers pour réussir l'examen commun VTC-taxis ou obtenir une équivalence pour faire du transport individuel.

Mais la ministre des Transports a accordé un délai de trois mois supplémentaire aux chauffeurs qui auront engagé d'ici à la fin d'année les démarches pour être en règle, une décision "inacceptable" pour les organisateurs de la manifestation. Un délai qui n'est même plus évoqué par le ministère, selon FO, qui y voit un motif de grogne supplémentaire.

Les manifestants réclament par ailleurs la création d'un tarif minimum, piste envisagée sous le quinquennat précédent.

La régularisation du secteur en discussion

Des milliers de chauffeurs salariés de Loti n'auront plus le droit d'exercer en 2018 faute d'avoir décroché leur carte de VTC.

A Marseille, des chauffeurs étaient également appelés à manifester par l'association UCP-PACA, selon FO.

Les représentants des taxis et des VTC (syndicats et plateformes) seront reçus le 8 décembre par Mme Borne, selon un courrier de la ministre consulté par l'AFP, afin de réaliser notamment un "point d'étape" sur l'application de la loi Grandguillaume.

La réunion sera également l'occasion de lancer "des travaux de court et de moyen terme pour parvenir à une amélioration de la régularisation du secteur, en particulier par la discussion des questions relatives à une tarification minimum et à un encadrement du temps de conduite des chauffeurs".

| Lire aussi : Taxis, VTC : l'Autorité de la concurrence étrille la loi Grandguillaume

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 24/11/2017 à 12:12 :
Quelle honte ! Le gouvernement recrée le système des taxis, à quand la revente de licence de VTC ?
Par contre il y a clairement un problème avec les plateformes (pas seulement vtc, airbnb aussi, booking.com aussi) l’état devrait leur donner le choix entre : prendre la commission qu’elles veulent en salariant les chauffeurs ou continuer mais avec une commission plafonnée à 5% et la liberté de refuser des courses.
a écrit le 24/11/2017 à 12:12 :
Quelle honte ! Le gouvernement recrée le système des taxis, à quand la revente de licence de VTC ?
Par contre il y a clairement un problème avec les plateformes (pas seulement vtc, airbnb aussi, booking.com aussi) l’état devrait leur donner le choix entre : prendre la commission qu’elles veulent en salariant les chauffeurs ou continuer mais avec une commission plafonnée à 5% et la liberté de refuser des courses.

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