Olivier Sichel devient le directeur intérimaire de la Caisse des dépôts
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Olivier Sichel est anciennement directeur général délégué de la CDC et directeur de la Banque des territoires.
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Olivier Sichel est anciennement directeur général délégué de la CDC et directeur de la Banque des territoires.
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Dans un contexte politique et budgétaire tendu, Olivier Sichel a été nommé directeur général par intérim de la Caisse des dépôts (CDC), suite à la nomination lundi soir d'Éric Lombard au ministère de l'Économie et des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Olivier Sichel, anciennement directeur général délégué de la CDC et directeur de la Banque des territoires, assure désormais la gestion quotidienne de cette institution stratégique, tout en continuant à mener les projets d'intérêt général en cours.
La Caisse des dépôts, bras financier de l'État, a salué l'apport d'Éric Lombard, qui quitte la direction de l'institution après six années marquées par des succès notables, tels que la création de la Banque des territoires et le redressement d'Orpea, aujourd'hui Emeis. « Nous remercions chaleureusement Éric Lombard pour son dévouement et sa vision stratégique », a indiqué la CDC dans un communiqué.
Dans ce contexte de transition à la tête de la CDC, Olivier Sichel prendra les rênes avec une mission d'envergure : continuer à piloter les projets stratégiques tout en maintenant la stabilité de l'institution. Diplomé de l'Ecole Nationale d'Administration (devenue INSP), et fort d'une expérience à la CDC depuis 2018, il devra jouer un rôle essentiel dans le maintien de la performance de la CDC, qui a affiché un bénéfice net de 3,9 milliards d'euros l'année dernière.
L'arrivée d'Olivier Sichel marque également une nouvelle phase dans la gouvernance de la CDC, qui aura un rôle central à jouer dans la mise en œuvre des réformes annoncées par le gouvernement. La gestion des projets d'intérêt général, particulièrement ceux liés à la transition énergétique et à la transformation numérique, devrait occuper une place importante dans les mois à venir.
Son avenir n'est toutefois pas tout tracé à la tête de l'institution, des bruits de couloirs rapportant une possible arrivée d'Alexis Kohler, le secrétaire général de l'Elysée.
Éric Lombard, désormais ministre de l'Économie et des Finances, a, lui, hérité d'un portefeuille particulièrement délicat, avec une mission cruciale : réduire le déficit public tout en préservant la croissance. Lors de sa prise de fonction lundi, il a évoqué la nécessité de « traiter notre mal endémique, le déficit », soulignant que l'endettement croissant « étouffe le pays ». Le ministre a également précisé que son objectif serait de réduire le déficit « sans tuer la croissance », un équilibre difficile à atteindre, alors que la France devrait voir son déficit dépasser les 6% du PIB cette année.
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Au-delà des défis budgétaires, Eric Lombard devra également répondre aux enjeux économiques internationaux, notamment la gestion de la dette et la croissance des entreprises françaises. Le nouveau ministre a insisté sur la nécessité de protéger et développer ces entreprises, tout en poursuivant les réformes structurelles pour faire face à des enjeux écologiques et sociaux de taille.
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Si son passé au sein de la Caisse des dépôts lui a permis d'atteindre une solide réputation de technicien de l'économie, sa vision parfois critique du gouvernement actuel pourrait créer des tensions. Pour autant, son approche pragmatique et sa capacité à s'adapter à des crises économiques complexes lui ont valu une certaine reconnaissance.
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