Planification écologique : la Caisse des Dépôts prête à mettre 100 milliards d'euros sur la table
César Armand
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Eric Lombard, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations.
Charles Platiau
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Eric Lombard, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations.
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Qui va payer la facture colossale de la transition écologique ? D'après l'économiste Jean Pisani-Ferry, auteur avec Selma Mahfouz d'un rapport sur les incidences économiques de l'action pour le climat publié en mai 2023, il faut dénicher 70 milliards d'euros d'argent public et privé chaque année, soit entre 250 et 300 milliards d'euros d'ici à 2030. Car à cet horizon, la France devra avoir diminué de 55% ses émissions de gaz à effet de serre, et ce, afin d'atteindre la neutralité carbone en 2050.
Pour atteindre ces objectifs, tout en veillant à maîtriser les dépenses publiques, le gouvernement a commencé à dévoiler sa méthode. Pas plus tard que le 19 septembre, la Première ministre, Elisabeth Borne, a présenté au Conseil national de la refondation (CNR) les détails d'une enveloppe de 10 milliards d'euros pour la planification écologique.
Dès le budget 2024, présenté en Conseil des ministres le 27 septembre prochain, 7 milliards d'euros seront mis sur la table par l'Etat. Les 3 milliards d'euros restants sont sanctuarisés d'ici à 2027. Le grand pôle financier public, la Caisse des Dépôts et Consignations est, lui, prêt à débloquer 20 milliards d'euros par an sur les cinq prochaines années.
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Lors d'un petit-déjeuner organisé ce mercredi 20 septembre par l'Association des journalistes économiques et financiers (AJEF), le directeur général de la CDC, Eric Lombard, a en effet annoncé qu'il pourrait mettre sur la table 100 milliards d'euros pour sauver la planète. Soit un tiers de l'effort financier global calculé par Jean Pisani-Ferry.
César Armand