C'est un feuilleton qui semble sans fin. Depuis cinq ans, la ville de Paris et le conseil régional d'Île-de-France se disputent sur l'avenir du périphérique. Dernier épisode en date : une consultation qui fait état d'un rejet d'une modification de l'infrastructure. D'un côté, le premier adjoint (PS) d'Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire, persiste et signe. De l'autre, 1.800 édiles, élus locaux, maires et parlementaires, témoignent, dans Le JDD, d'une « inquiétude très vive ».
Tout avait pourtant bien commencé en mai 2018. A l'époque, la capitale, la région se mettaient autour de la table avec l'Etat, la métropole du Grand Paris et des départements franciliens pour lancer une consultation internationale sur le devenir des autoroutes, du boulevard périphérique et des voies rapides.
A l'origine, Anne Hidalgo et Valérie Pécresse étaient, toutes les deux, d'accord pour réserver sur le périphérique une « voie olympique » aux athlètes, aux institutionnels et aux services de secours le temps des JO de Paris 2024. Sauf que pendant la campagne des élections municipales 2020, la capitale avait pris de court la région en promettant la transformation durable de l'infrastructure en un boulevard urbain et végétal.
L'annonce de sa transformation a été confirmée en mai 2022 par le maire-adjoint (EELV) de Paris chargé de la transformation de l'espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie. Après 2024, la « voie olympique » sera ensuite réservée aux bus, aux taxis et au covoiturage, a déclaré David Belliard, sur la base de dix « Ateliers du périphérique » politiques, territoriaux et techniques conduits à l'échelle de la métropole du Grand Paris.