C'était la grande promesse d'Emmanuel Macron, candidat à sa réélection. En meeting à Marseille, le président de la République avait annoncé qu'il nommerait un Premier ministre chargé de la planification écologique, ainsi qu'un ministre « chargé de la planification écologique territoriale ». Dans un « agenda de décentralisation massive », ce dernier aurait pour feuille de route de « changer nos moyens de se déplacer au quotidien », « réinvestir sur le fluvial et le fret ferroviaire », « accélérer la rénovation des logements » ou encore « agir pour la qualité de l'eau, de l'air et de l'alimentation ».
Une promesse tenue dès octobre 2022 par la Première ministre. Lors de la présentation de la stratégie gouvernementale « climat et biodiversité », Elisabeth Borne louait les « territoires » comme ayant « la plupart des compétences décisives pour la transition écologique, comme la mobilité, la restauration de la biodiversité, la gestion de l'eau et des déchets ».
Les élus locaux«connaissent parfaitement les défis environnementaux auxquels ils sont confrontés, et c'est en les associant que nous pourrons agir pleinement et partout, en ville comme dans les territoires ruraux, dans l'Hexagone et dans les Outre-mer, qui peuvent être les vitrines de la transition écologique »,avait-elle ajouté.
Une ambition confirmée par la locataire de Matignon au lendemain du Conseil de planification écologique organisé à l'Elysée. Intervenant en conclusion du 19e Congrès des Régions le 28 septembre, Elisabeth Borne a annoncé la tenue de « COP [conférences des parties] territoriales », coanimées par les présidentes ou les présidents de conseil régional et les préfets de région. « Ensemble, nous déciderons de la forme, des séquences, de la méthode et des modalités de débat, dans le respect de la cohérence régionale et des compétences de chaque collectivité. Ces COP doivent nous permettre une prise de conscience collective de la marche à franchir pour réussir la transition écologique à tous les échelons » leur a-t-elle lancé.