Quand la crise révèle les failles des politiques de santé dans les territoires

Florence Pinaud
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Photo d'illustration
Eric Gaillard

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La crise l'a montré : la gestion d'un problème sanitaire est bien plus efficace au niveau du territoire que dans la « verticalité » d'une approche trop nationale et trop bureaucratique. Dès le début de l'épidémie de coronavirus, les médecins libéraux et des hospitaliers ont eu les mêmes réflexes : identifier les patients contaminés, les isoler et les suivre afin de prendre en charge les cas graves. Malgré des pratiques très cloisonnées et des règles administratives rigides, ils ont travaillé ensemble et pris en main leurs systèmes de santé.
En deux semaines, l'hôpital est devenu élastique. Face au risque vital, plus question de traîner : les demandes qui prenaient des mois ont trouvé des réponses en quelques heures. Comme la tente pour filtrer les arrivées aux urgences de l'hôpital européen Georges-Pompidou, installée en quelques heures à l'annonce du confinement. Une tente que le Dr Philippe Juvin, chef du service des urgences, réclamait depuis un mois :
La maladie de notre système de santé, censé être « le meilleur du monde » est bien identifiée : il bride les initiatives de terrain en raison d'une structure en silos, avec des établissements publics et privés, des médecins hospitaliers et libéraux, des labos et des pharmaciens.
L'épidémie a fait tomber les cloisons, comme s'en réjouit Emmanuelle Quilès, Présidente de Janssen France :
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Dès les premières semaines du confinement, les soignants ont souvent accusé les agences régionales de santé (ARS) de leur mettre des bâtons dans les roues. Privilégiant d'abord l'hospitalier au détriment des cliniques, elles ont en effet semblé peu compétentes pour rassembler et concevoir de nouveaux parcours.
Florence Pinaud