Quelles sont les nouvelles régions qui affichent un excédent commercial ?

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La région Grand Est, dont la capitale est Strasbourg, fait partie des rares régions à avoir affiché une hausse de son excédent commercial en 2015.
La région Grand Est, dont la capitale est Strasbourg, fait partie des rares régions à avoir affiché une hausse de son excédent commercial en 2015. (Crédits : © Christian Hartmann / Reuters)
En 2015, la France a enregistré un déficit commercial de 45,7 milliards d'euros. Il faut remonter à 2003 pour trouver trace du dernier excédent commercial tricolore. Mais si certaines régions affichent des déficits commerciaux chroniques, d'autres peuvent s’enorgueillir d'une balance excédentaire. Coup d'oeil sur un tableau qui ne manque pas de relief.

Grâce aux statistiques publiées en début d'année par les services des Douanes, le poids des anciennes 22 régions métropolitaines dans le commerce extérieur tricolore était connu.

Avec l'avènement des 13 nouvelles grandes régions, la donne a-t-elle changée ? Dévoilées ce jeudi, les bilans économiques régionaux réalisés par l'Insee, ainsi que les études régionales des Douanes qui cumulent les statistiques des anciennes régions, éclairent d'un jour nouveau la réalité du commerce extérieur français qui, faut-il le rappeler, est en panne. Ainsi, en 2015, le déficit commercial s'est élevé à 45,7 milliards d'euros. Le dernier excédent commercial annuel remonte à 2003...

Au premier trimestre 2015, en dépit des gains de compétitivité offerts par la faiblesse de l'euro face au dollar et de la baisse des cours des matières premières, le commerce extérieur a pesé sur l'activité. Selon l'Insee, celui-ci a retiré 0,2 point de PIB à la croissance. Si cette contribution avait été nulle, le PIB aurait affiché une hausse de 0,8%, et non pas de 0,6%...

Plus précisément, quelles sont celles, parmi les treize grandes régions qui ont vu le jour le 1er janvier avec l'entrée en vigueur de la loi NOTRe, qui ont tiré leur épingle du jeu en 2015 ? Dans le peloton, trois régions se démarquent : Grand Est, ALPC et Auvergne-Rhône-Alpes.

Le Grand Est représente 12,2% des échanges extérieurs

La nouvelle région Grand Est, qui réunit Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, affiche un solde des échanges extérieurs, correspondant à la différence entre les exportations et les importations, de 4 milliards d'euros contre 2,7 milliards d'euros en 2014. La région contribue pour 12,2% à l'ensemble des échanges extérieurs de la France.

Qu'exporte-t-elle ? Les exportations de produits de la région sont pour près de la moitié des produits issus de la branche des "autres produits industriels" (45% contre 39% au niveau national). Cette branche, de plus de 27 millions d'euros, comprend des produits de toute nature industrielle, tels que ceux provenant de la chimie, des parfums et cosmétiques (10%), des produits métallurgiques et métalliques (9%) et des produits pharmaceutiques (9%). Elle inclut aussi des produits en caoutchouc, en plastique ou en minéraux pour 5%, des produits manufacturés divers (5%) ou encore du textile, de l'habillement, du cuir et des chaussures (4%) ainsi que ceux du bois, du papier et du carton (3%). Deux produits sont spécifiques à la région : les instruments à usage médical, optique et dentaire, et les produits de la fabrication de pâte à papier, papier et carton, qui représentent respectivement 28% et 24% des échanges français.

En ALPC, aéronautique et spatial ne sont pas les seules vedettes

En 2015, les exportations de l'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (ALPC) ont rebondi, ce qui lui permet d'enregistrer près de 2 milliards d'euros d'excédent, en hausse de 6% par rapport à 2014. Quasiment tous les secteurs majeurs des ventes contribuent aux bons résultats de l'exportation, que ce soit l'aéronautique et spatial dont les exportations ont fait un bond de 16%, après avoir chuté de 22% un an plus tôt, les boissons (+ 9%, après - 13%), les produits de la culture et de l'élevage (+ 4%, après - 11%) ou les équipements pour automobiles (+ 14%, après + 16%).

"La hausse marquée des livraisons de matériel aéronautique et spatial est pour une large part portée par les commandes de trois pays : États-Unis, Allemagne, Canada. Les exportations de boissons alcoolisées distillées augmentent de 13%, à la faveur notamment de celles à destination des États-Unis (+ 32%) et de la Chine (+ 38%). Les ventes de vins reprennent également (+ 5%), essentiellement grâce à la clientèle des pays tiers (hors Union européenne), comme les États-Unis (+ 23 %) ou des pays d'Asie, avec au 1er rang, la Chine (+ 28%) et Hong-Kong (+ 31%)", précise l'Insee.

Dans ce contexte favorable, les États-Unis renforcent leur position en tête du classement des pays clients de la région. La région ALPC réalise 5% des exportations de la France et se situe au 8e rang du classement des régions à l'export.

Auvergne-Rhône-Alpes, 3e région exportatrice

Représentant 11,6% des échanges nationaux en 2015, Auvergne-Rhône-Alpes est la troisième région exportatrice derrière l'Île-de-France et l'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. "Les principaux produits importés et exportés par la région sont les produits chimiques de base, les machines et équipements d'usage général et les produits pharmaceutiques. Les produits échangés spécifiques à la région Auvergne-Rhône-Alpes par rapport au niveau national sont plus particulièrement les produits chimiques de base et divers, les machines et équipements d'usage spécifique, les composants et cartes électroniques ainsi que le matériel électrique. Les exportations des produits de la construction automobile et des produits alimentaires divers augmentent fortement. À l'inverse, les importations sont en hausse dans le domaine de la téléphonie et équipements de communication, ainsi que pour les ordinateurs et équipements périphériques", indique l'Insee. La région a affiché une balance commerciale excédentaire de 2,2 milliards d'euros en 2015, en hausse de 6,2% par rapport à 2014.

Centre-Val de Loire, avec l'Allemagne comme premier client

Les années se suivent et se ressemblent dans les départements composant le Centre-Val de Loire. Depuis 2010, ils affichent ensemble un excédent commercial qui s'est élevé à 615 millions d'euros en 2015. "Le Loiret, l'Eure-et-Loir et l'Indre-et-Loire concourent pour les trois quarts, tant des importations que des exportations", note l'Insee. Les principaux produits échangés restent les produits pharmaceutiques, les produits chimiques, les parfums et cosmétiques produits dans la "Cosmetic Valley" ainsi que les machines et équipements d'usage général. L'Union européenne contribue au maintien des échanges, en particulier l'Allemagne qui demeure, pour la troisième année consécutive, le premier pays client et fournisseur.

L'Ile-de-France, championne des exportations et... du déficit

Pour l'Ile de France, l'Insee dresse le tableau suivant : "En Ile-de-France, l'activité économique s'améliore en 2015. En un an, l'emploi a crû de 0,8% et le taux de chômage a diminué au quatrième trimestre de 0,2 point pour s'établir à 8,8% de la population active. Les créations d'entreprises ont augmenté de 1,3% par rapport à l'année précédente. Les autorisations de construction de logements sont en hausse de 12,4% et le nombre de logements dont la construction a commencé a augmenté de 20,5% par rapport à 2014. En termes de nuitées, l'activité hôtelière en Ile-de-France a légèrement diminué en 2015 (- 0,6 %) en raison des attentats de novembre ", indique l'Insee. Selon les Douanes, cette amélioration de l'activité s'est traduite par un déficit commercial de 53,4 milliards d'euros en 2015, ce qui constitue le plus important déficit régional. Avec plus de 83,2 milliards d'euros d'exportations comptabilisées, la région francilienne reste la plus importante région exportatrice tricolore.

Bourgogne-Franche-Comté, encore à la peine en 2015

Marqué par les difficultés de l'industrie régionale et la crise du secteur de la construction, l'économie de la Bourgogne-Franche-Comté fut à la peine en 2015. " Les destructions nettes d'emploi se poursuivent dans les secteurs de la construction et de l'industrie. La construction pèse fortement sur l'évolution annuelle de l'emploi régional, davantage qu'en moyenne en Métropole. Dans la région, le commerce, les services aux entreprises et l'hébergement-restauration sont les seuls secteurs créateurs d'emplois salariés. Mais le dynamisme du secteur tertiaire de la région (hors intérim) s'avère insuffisant pour compenser les pertes enregistrées dans le secteur secondaire ", observe l'Insee. Et pourtant, en dépit de cette morosité ambiante, la région a affiché un excédent de 3,8 milliards d'euros en 2015 selon les Douanes.

En Bretagne, un déficit en fort recul

En Bretagne, la situation économique est plus réjouissante. « Les perspectives encourageantes observées début 2015 se sont confirmées. L'emploi redémarre en Bretagne et les indicateurs conjoncturels pour la démographie d'entreprises, la construction et le tourisme sont mieux orientés qu'en moyenne nationale. Toutefois, quelques points noirs subsistent avec des secteurs d'activité toujours en difficulté face à l'emploi, une demande d'emploi qui a continué de croître et une crise agricole qui s'est poursuivie », commente l'Insee. Cette reprise a permis de faire reculer le déficit commercial régional, passé de 587 à 94 millions d'euros entre 2014 et 2015 selon les Douanes.

Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées: le redressement

Dans un contexte national de reprise, l'économie de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées se redresse. "Encore portée par le secteur tertiaire, la région bénéficie de la plus forte progression de l'emploi salarié dans le secteur marchand non agricole depuis 2008. Le taux de chômage diminue légèrement, affectant cependant encore 12 % de la population active fin 2015 », précise l'Insee. Selon les Douanes, la région a enregistré un excédent commercial de 9,4 milliards d'euros en 2015 qui s'explique en partie par le dynamisme de l'industrie aéronautique et spatiale.

Pays de la Loire: embellie... sans effet sur le commerce extérieur

Dans le sillage de l'économie nationale, l'économie des Pays de la Loire se redresse.  Selon l'Insee, en 2015, l'activité progresse dans l'industrie et les services marchands dans les Pays de la Loire. "Reflétant cette amélioration, l'emploi salarié augmente aux niveaux national (+0,5 %) et régional (+0,8 %). Après trois années de baisse, la région crée 7 000 emplois dans les secteurs principalement marchands, toutefois cette progression ne concerne que le tertiaire. Le taux de chômage se replie très légèrement : - 0,1 % sur un an pour atteindre 8,9 % au quatrième trimestre », indique l'Institut. Cette embellie ne se traduit pas pour autant par un redressement de la balance commerciale régionale. En 2015, les Douanes ont observé un déficit commercial supérieur à 4,4 milliards d'euros.

Un exercice délicat pour le Nord-Pas-de-Calais Picardie

Selon l'Institut, l'économie du Nord-Pas-de-Calais Picardie, appelée aujourd'hui Hauts-de-France, est encore fragile mais elle montre des signes encourageants de reprise. Selon ses calculs, l'emploi salarié marchand progresse de +0,3%, ce qui correspond à la création nette de 3.200 emplois. Résultat, le chômage baisse de -0,2 point pour atteindre 12,5% de la population active au quatrième trimestre 2015. " Malgré cette baisse modérée le Nord-Pas-de-Calais Picardie reste la région métropolitaine la plus touchée ", précise l'Insee. Selon les Douanes, son déficit commercial s'est élevé à 9,77 milliards d'euros en 2015, soit 266 millions d'euros de plus qu'en 2014.

PACA, le rebond des créations d'emplois

En Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), l'activité économique s'est également améliorée en 2015, symbolisée par un rebond des créations d'emplois. Un rebond qui n'a cependant pas pu empêcher une nouvelle hausse du nombre de demandeurs d'emploi soutenue par une croissance forte de la population active. " Dans la majorité des secteurs d'activité, la situation conjoncturelle a été plus favorable en 2015, notamment dans le tourisme. Ainsi, la fréquentation hôtelière est repartie à la hausse, après deux années de baisse. Dans la construction, la situation s'est améliorée sans que cela se traduise encore par des créations d'emploi ", précise l'Insee. En dépit de cette amélioration de l'activité, la balance commerciale régionale reste déficitaire. Selon les Douanes, le déficit de PACA s'est élevé à 9 milliards d'euros en 2015.

Le déficit de la Normandie recule

Pour la grande région Normandie, l'année 2015 n'est pas un bon millésime. L'année dernière, 1.100 emplois salariés dans le secteur marchand non agricole ont été perdus. Avec cette légère contraction de 0,2 %, l'emploi normand ne bénéficie donc pas de la reprise au niveau national (+ 0,5 %). Le recul des effectifs est toutefois atténué par rapport aux années précédentes (- 0,8 % en 2014 et - 0,9 % en 2013) grâce au rebond dans le secteur tertiaire. " Tous les secteurs industriels sont affectés, hormis l'énergie (+ 0,5 %). En particulier, l'industrie agroalimentaire, très présente en Normandie, perd 1,2 % de ses emplois, contrastant ainsi avec l'évolution positive au niveau national (+ 0,3 %). Dans la construction, malgré la stabilisation de l'activité, l'emploi baisse fortement de 3,4 % en 2015, une baisse plus forte qu'au niveau national (- 2,6 %) ", indique l'Insee. Résultat, le taux de chômage au sens du BIT atteint 10,2 % fin 2015 en Normandie. « En lien avec la relative stabilisation des emplois, il s'est maintenu à ce niveau tout le long de l'année », complète l'Institut. Dans ce contexte, le commerce extérieur n'a pas fait d'étincelles. Le déficit commercial a atteint 3,4 milliards d'euros, contre 7,6 milliards un an plus tôt selon les Douanes. Cette amélioration de la balance commerciale est la seule bonne nouvelle à relever.

En Corse, un bilan plutôt encourageant

En Corse, ni les Douanes ni l'Insee ne sont en mesure d'estimer la balance commerciale insulaire. Reste que la situation économique s'améliore. Après une année 2014 particulièrement morose, le bilan économique de l'île est plutôt encourageant. La situation s'améliore sur le plan de l'emploi salarié et la demande d'emploi enregistre une hausse plus modérée que l'année précédente, ce qui contribue au repli du taux de chômage régional. "Ce dernier demeure néanmoins supérieur au taux national. La création d'entreprises hors auto-entrepreneurs repart à la hausse et la construction rebondit en Corse-du-Sud. Parallèlement, la croissance de la fréquentation touristique française bénéficie à toutes les catégories d'hébergement et le trafic global de passagers reste stable", précise l'Insee.

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Commentaires
a écrit le 14/06/2016 à 14:20 :
Cela n'a surtout aucun sens! (du moins avec cette statistique)

Comme dit plus bas par un autre commentaire, cet article traite les régions comme des mini Etats. Pour avoir du sens il aurait donc été nécessaire de calculer les échanges entre les régions (bon courage).

Par exemple l'essentiel du "déficit" de PACA résulte des importations d'hydrocarbures pour une grande partie de la France...
a écrit le 10/06/2016 à 19:13 :
Votre titre aurait dû être : "la région LRMP championne (et de loin) de l'excédent commercial".
a écrit le 08/06/2016 à 1:20 :
Toutes les régions sont-elles certifiées pour fournir auprès des citoyens leurs meilleurs efforts ? La bourse française est-elle molle ? Les emplois qualifiés de marchands ou productifs sont-ils remplacés par des fictifs qui feraient des tracas ? L’Europe fait-elle un conflit aux civils européens au titre de l’inquiétude sur le pouvoir d’achat, de la consommation au pib, de la baisse du nombre de moins de 15 ans en empêchant l’activité par des tracas qualifiés d’administratifs ou des emplois rendus impossibles par condition de précarité, de stress ou de moutons à 5 pates, sans statut, ni défiscalisation, fait-on un colbertisme de l’assistanat général ? L’Europe a-t-elle un problème de sortie de crise après 2008 en termes de retour au plein emploi, de produit des habitants, de cohésion si on fait des relances de type finance sans effet sur l’économie réelle ou la vraie vie, pourquoi le taux d’emploi français est-il plus faible que celui de nos voisins, l’Europe fait-elle un déclin depuis 2008, les institutions seront-elles remises en cause, le déclin français n’est-il pas préjudiciable à nombre de diplômés qui seraient en sous-qualification ? Ne devrait-on proposer des cotisations pour des entreprises de type projet pour rassembler nombre de talents gâchés pour un actionnariat de la valorisation maximum des personnes et des ressources ?
Avons-nous les meilleurs résultats si nombre de jeunes ont peu de revenu avant 25 ans, aura-t-on un jour et un revenu d’indépendance en mode libéral ou bien social d’un système peu performant ?
Les bourses produisent les informations suivantes : depuis 2007 on parle d’une crise si la bourse baisse. Les bourses ont fait un record en 2007, mais depuis seules le DOW, le DAX, le FOOTSIE et le NIKKEI ont dépassé le niveau précédent, le LATEX, l’IBEX 35, ne l’ont pas dépassé, le CAC non plus. Avons-nous un souci de CAC mou ou bien faisons-nous dans le club med ? Si l’Etat crée l’emploi et la croissance, les entreprises sont-elles reconnues d’utilité publique, fait-on une gestion par l’offre qui crée la demande et Rome a-t-elle péri du mot social ou bien du mot libéral, lequel est moteur de la croissance et des emplois, si spartacus avait était aidé, Rome n’aurait-elle pas été sauvé d’un effondrement économique ?
a écrit le 06/06/2016 à 16:38 :
Les revenus de la classe moyenne étant bien confisqués, ça rétabli un peu les comptes.
a écrit le 06/06/2016 à 15:16 :
Intéressante et logique votre analyse.
J'habite en pays de la Loire, les résultats sont inhabituels en matière de déficit, quoique la perte des exportations vers la Russie est une catastrophe, ce qui serait bien serait de ventiler les départements pour se faire une idée et renvoyer aux conseils généraux leurs incompétances.
Une chose aussi : est-ce que l'argent des touristes étrangers dépensés chez-nous est considéré comme de l'exportation?
je pense à la Vendée, le maine et loire, la sarthe (courses automobiles et motos).
a écrit le 06/06/2016 à 15:03 :
Curieux ! Cet article traite les régions comme des mini Etats nations ou de grands Landers, car ce genre de statistiques est courant en Allemagne.
Or le succès ou l'échec d'une nation est globale et est inhérent de l'effort de tous les Français, et ne doit pas opposer des régions contre d'autres régions. L'auteur de ces lignes a t il un surmoi national hypertrophié !
Réponse de le 08/06/2016 à 16:27 :
je ne vois pas d'opposition entre région dans cet article...Peut être des comparaisons dans la façon dont s'est présentée et encore, pour moi c'est juste du factuel.
Le succès de la France c'est aussi l'addition de ses territoires qui ont, malgré, pour la plupart, des siècles d histoire nationale commune, chacun des spécificités. Dans un monde où les échanges internationaux sont croissants, c'est un atout potentiel (comme des avantages comparatifs multiples) et je trouve donc très bien ces grandes régions pour les valoriser. Il leur manque sans doute encore un peu d'autonomie fiscale donc budgétaire) voir social (mais faut pas rêver...), pour que les exécutifs de ces régions aient les coudées franches pour tirer le meilleur parti de leurs atouts. Après les électeurs votent en conscience en faisant, eux, justement la comparaison!
Enfin vous semblez oublié la notion européenne tout en parlant pourtant de Lander...les Eurorégions existent depuis maintenant quelques années et quoi de plus normal que le Grand Est regarde vers l'Allemagne ou la Suisse, le Nord vers les Flandres, le Sud est vers l'Italie ou le Sud ouest vers l'Espagne etc... Les intérêts sont donc déjà de facto un peu divergents. Chez tous nos grand voisins les régions/provinces/communautés sont la norme, c'est que ça doit marcher pas trop mal et en particulier sur le commerce extérieur justement...Peut être qu'en raisonnant plus local on arrive mieux à accompagner les PME et ETI exportatrices, vous savez celles qui font les succès commerciaux de l'Allemagne et de l'Italie en leur permettant de garder une industrie solide (pour mémoire un emploi industriel= 7 emplois dérivés, une paille à 10% de chômeurs ...)
Le centralisme jacobin a atteint ces limites, ne vous en déplaise. Dans la mondialisation et l'Europe il est plus que temps de revaloriser nos régions et de ce fait, partir d'un état des lieus comme celui là me parait très pertinent. Je prendrais même avec délectation quelque chose de plus complet.
a écrit le 06/06/2016 à 11:08 :
La synthèse de l'article que vous présentez est tout de même terriblement biaisé :

"Dans le peloton, trois régions se démarquent : Grand Est, ALPC et Auvergne-Rhône-Alpes."
....
... se démarquent par quoi ?
Des niveaux d'exédent commercial extrêment faibles....

Prenez l'exédent et vous verrez que Languedoc-Roussillon est largement en tête.
Faites un ratio exportations par habitant et un ration exédent (deficit) commercial par habitant... et cela donnera bien plus de relief à votre analyse... et mettra clairement en valeur les territoires qui "ramènent" de la valeur au pays... et ceux qui devrait s'améliorer...

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