Réforme des retraites : nouvel appel à la grève dans les ports
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La Fédération nationale des ports et docks CGT a appelé ce mardi à deux jours de grève les 9 et 10 décembre.
Olivier Mirguet
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La Fédération nationale des ports et docks CGT a appelé ce mardi à deux jours de grève les 9 et 10 décembre.
Olivier Mirguet
Les dockers se préparent à une nouvelle grève. La Fédération nationale des ports et docks CGT a appelé ce mardi à deux jours de mobilisation les 9 et 10 décembre. Elle « se bat contre la réforme des retraites du gouvernement Macron », a expliqué le syndicat dans un communiqué.
Dans les faits, les dockers peuvent valider leur départ en retraite quatre ans avant l'âge légal, soit à 60 ans, contre 58 ans avant la réforme de 2023. Ils souhaitent négocier ce relèvement de l'âge de départ et prolonger des mesures de retraite anticipée pour les salariés ayant été exposés à l'amiante au cours de leur carrière.
La CGT ports et docks affirme néanmoins avoir reçu l'assurance « à plusieurs reprises par le président lui-même et son (ancien, Ndlr) ministre des Transports, monsieur Clément Beaune » que la réforme ne soit pas appliquée « aux ouvriers dockers et travailleurs portuaires ».
La fédération réclame également « 10 milliards d'euros » d'investissements « afin de développer les ports, qu'ils soient d'Etat ou décentralisés ».
Outre les deux journées de grève des 9 et 10 décembre, la CGT appelle à plusieurs heures de débrayage sur dix jours au mois de janvier. Elle prévoit aussi de supprimer les heures supplémentaires et les « shifts exceptionnels » à partir du 1er janvier.
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Outre les dockers, les professeurs des écoles ont aussi « répondu à l'appel à la grève des organisations syndicales » avec près de « 65% de grévistes annoncés » jeudi dans le « premier degré », a annoncé mardi le FSU-SNUIpp, majoritaire.
L'annonce fin octobre par le gouvernement d'un plan de lutte contre l' « absentéisme » des fonctionnaires, qui doit permettre de dégager 1,2 milliard d'euros d'économies, a progressivement tendu les relations entre les syndicats d'agents et le ministre de la Fonction publique, Guillaume Kasbarian, avant d'aboutir à une rupture du dialogue social.
Plusieurs dizaines de rassemblements sont ainsi prévus en France jeudi à l'appel d'une intersyndicale, notamment à Paris. Les syndicats exigent, entre autres, que le ministre renonce à trois mesures qui cristallisent la colère : le passage d'un à trois jours de carence pour les fonctionnaires malades, la réduction de 100% à 90% de la rémunération en cas d'arrêt maladie, et la non-reconduction du versement d'une prime en soutien au pouvoir d'achat.
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Enfin, 500 taxis ont manifesté mardi matin près de l'Assemblée nationale, pour protester contre une tarification à la baisse du transport de malades. Afin de réaliser 300 millions d'euros d'économies sur ces transports sanitaires, le gouvernement Barnier souhaite contraindre taxis et transporteurs sanitaires à négocier des mesures avec l'Assurance maladie, sous peine de baisses tarifaires imposées.
(Avec AFP)
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